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ANNEXE 3 RESPONSABILITÉ SOCIALE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIÉTALE

A3

2. Informations environnementales

Pour les directeurs de site, le parcours comprend un module consacré au

management de la Sûreté Santé Sécurité Environnement (MSSE). 22 directeurs

de site et directeurs de production avec délégation ont suivi ce module en 2014

au titre de leur nouvelle prise de fonction ou de l’entretien de leurs compétences.

Depuis sa mise en place, près d’une centaine de directeurs de site ont bénéficié

du programme.

Pour les chefs d’installation, un parcours de formation sur la base de deux modules

et d’un travail personnel consacrés à la pratique opérationnelle de la Sûreté Santé

Sécurité Environnement est proposé. Le parcours a été rendu obligatoire à partir

de 2014 pour les nouveaux chefs d’installation. 37 chefs d’installation ont suivi le

parcours. À ce jour, plus de 80 % des chefs d’installation sont formés.

En plus des formations réglementaires et des formations aux risques et à la culture

de sûreté-sécurité dispensées au niveau des exploitants et des sites, le groupe a

défini et propose des formations à la sûreté nucléaire, aux facteurs organisationnels

et humains (FOH), à l’analyse des événements significatifs, ainsi qu’à la sécurité au

travail pour des populations cibles.

En particulier, en 2014, un parcours de formation a été élaboré et mis en œuvre

pour les chargés de surveillance des intervenants extérieurs.

Les modules consacrés à la culture de sûreté-sécurité, à la réglementation

technique générale et à la pratique du plan de surveillance ont été dispensés

par les spécialistes des sites et par l’entité de formation du groupe TRIHOM. Ces

modules donnent lieu à une évaluation des acquis qui conditionne la nomination.

Plus de 550 collaborateurs susceptibles de prendre des missions de chargé de

surveillance ont suivi ce parcours en 2014.

Les sessions d’intégration des nouveaux embauchés

Pour chaque nouvel arrivant dans le groupe en France, AREVA organise des

sessions d’intégration sur une journée portant sur les activités de l’entreprise. Un

module spécifique a été mis en place avec l’Université AREVA pour présenter les

mesures de prévention des risques sûreté, santé, sécurité et environnement sous

forme pédagogique.

L’information des salariés

AREVA communique régulièrement sur les sujets 3SE auprès de ses salariés

afin de donner des informations sur les politiques, les référentiels de documents

applicables, le partage des bonnes pratiques par le retour d’expérience et les

actions de prévention des risques. Ces informations sont communiquées par

courrier électronique, sur l’intranet AREVA et des réunions d’information réseaux

sont organisées régulièrement. En 2014, une convention « safety first » s’adressant

à l’ensemble des managers impliqués dans la mise en œuvre de nos activités et

installations avait pour objectif d’échanger sur les enjeux d’une sûreté partagée

visant à intégrer avec lameilleure efficience les obligations nouvelles tout en veillant à

une approche proportionnée aux enjeux et à l’amélioration continue de la prévention

des risques.

2.1.3.

LE MONTANT DES PROVISIONS ET GARANTIES

POUR RISQUES EN MATIÈRE D’ENVIRONNEMENT

Provisions et garanties liées aux obligations de fin de cycle et

aux risques environnementaux sur le périmètre groupe

Le montant des provisions pour risques en matière d’environnement, y compris

le démantèlement et le réaménagement des installations et sites miniers, le

démantèlement des installations nucléaires, la reprise et le conditionnement de

déchets radioactifs, le stockage des déchets ultimes, l’assainissement courant, ainsi

que la dépollution et la remise en état des sites industriels et des mines, s’établit

au 31 décembre 2014 à 7 404 millions d’euros. La part des provisions au titre du

démantèlement des installations nucléaires et de la reprise et du conditionnement

des déchets s’élève à 6 985millions d’euros, dont 6 797millions d’euros à la charge

d’AREVA (Section 20.2

Annexe aux comptes consolidés au 31 décembre 2014

,

Note 13.

Opérations de fin de cycle

du présent Document de référence).

2.2.

PRÉVENTION ET MAÎTRISE DES RISQUES ENVIRONNEMENTAUX

2.2.1.

LA PROTECTION ET LE DÉVELOPPEMENT

DE LA BIODIVERSITÉ

AREVA est attentif au suivi et à la préservation de la biodiversité. La prise en compte

des enjeux liés à la faune et à la flore est effective dès les phases de conception

et tout au long des phases d’exploitation des installations, puis de réhabilitation

des sites. Un soin spécifique est apporté au maintien des espèces en place et

à l’adaptation aux biotopes (milieux hébergeant la faune et la flore) locaux des

espèces introduites lors des réaménagements.

AREVA s’est engagé dès 2006 dans une réflexion approfondie sur les interactions

de ses activités avec la biodiversité, complétée par une étude « AREVA et la

biodiversité ». Il en est ressorti que, comme toute activité industrielle, les sites

du groupe :

p

utilisent de l’espace naturel ;

p

bénéficient de tous les services écosystémiques de la biodiversité (ressources,

régulation climatique, régulation des effluents…) ;

p

participent en conséquence de leurs activités, à l’érosion de la biodiversité

(production de déchets, émissions de gaz à effet de serre, prélèvement de

ressources, morcellement des écosystèmes existants).

La politique environnement d’AREVA intègre cette thématique, avec pour objectif

d’éviter, réduire et si nécessaire compenser les impacts de ses activités sur la

biodiversité.

Une cartographie approfondie amontré que les principaux impacts des installations

du groupe sur la biodiversité résultaient de l’activité minière, et de celles de certains

sites à enjeux environnementaux significatifs. Suite à des travaux associant des

experts internationaux de la biodiversité, AREVA a développé un outil d’évaluation

des interactions entre les activités du groupe et la biodiversité. Utilisable par

chaque site, il offre un support pour sensibiliser les collaborateurs, des méthodes

d’évaluation des impacts sur la biodiversité, et un guide pour mettre en place des

plans d’action.

Par ailleurs, afin de mieux appréhender les enjeux locaux liés à la biodiversité, des

inventaires écologiques ciblés ont été réalisés sur différents sites industrielsmajeurs.

Le plus important a concerné le site du Tricastin. Ces inventaires permettent de

disposer d’un état précis de la biodiversité existante au niveau du site, et ont été

utilisés pour la réalisation de cartes d’enjeux écologiques associées à la préservation

des espaces remarquables.

Plus globalement, le groupe vise à toujours réduire l’empreinte environnementale de

ses installations, et plus précisément à agir simultanément sur les cinqmécanismes

reconnus d’érosion de la biodiversité. Les principales actions engagées concernent :

la lutte contre le changement climatique, lamaîtrise des risques liés au changement

d’affectation des sols, la maîtrise des impacts potentiels des rejets et autres

nuisances industrielles, la prévention du risque de prolifération d’espèces invasives

ainsi que l’action en faveur d’une utilisation durable des ressources naturelles.

336

DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

AREVA 2014