ANNEXE 3 RESPONSABILITÉ SOCIALE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIÉTALE
A3
2. Informations environnementales
2.3.
PERFORMANCE ENVIRONNEMENTALE
2.3.1.
L’UTILISATION DURABLE DES RESSOURCES,
DES SOLS ET DES MATIÈRES PREMIÈRES
Utilisation durable des ressources
L’objectif deminimisation de l’empreinte environnementale se traduit par des actions
de réduction des prélèvements dans les milieux naturels et des consommations de
matières et d’énergie, et par une recherche constante des possibilités de valorisation
des déchets.
Au niveau des projets, la démarche d’écoconception d’AREVA a permis d’évaluer
au plus tôt les impacts environnementaux de projets majeurs et d’ainsi réaliser des
optimisations, notamment pour des projets portés par les BGMines, Amont et Aval,
avec l’appui des ingénieries du groupe.
Les chapitres qui suivent relatifs à la maîtrise de la consommation d’énergie
d’AREVA, à la réduction des prélèvements d’eau et à la gestion des déchets du
groupe donnent des exemples concrets de réalisation permettant une utilisation
durable des ressources en limitant au maximum la consommation de matières
premières.
Utilisation des sols
AREVA est consommateur d’espace au sol de par ses activités industrielles et
minières. Si l’emprise foncière des principales activités industrielles n’évolue
quasiment pas au niveau du groupe, celle liée aux activités minières est directement
dépendante des technologies d’extraction mises en œuvre : une mine souterraine
ne nécessitera que peu d’emprise foncière par comparaison avec une mine à ciel
ouvert, qui aura besoin de plus d’emprise au sol. Les voies de communication
et les réseaux associés aux installations peuvent également avoir une influence
sur l’utilisation des sols. AREVA est conscient de ces enjeux et s’efforce de les
minimiser.
Par ailleurs, il est important d’intégrer le cycle d’une exploitation dans la démarche
de gestion de l’espace. En effet, les conditions de remise en état, après exploitation,
vont conditionner le retour à un état d’équilibre stable. En France, où l’exploitation
minière est arrêtée depuis près de 15 ans, AREVA gère environ 250 anciens sites
miniers, soit environ 14 000 hectares de terrain. Les anciennes mines ont toutes
été réaménagées et revégétalisées, pour limiter leur impact résiduel et faciliter leur
intégration paysagère, tout en restaurant des habitats pour favoriser le retour des
différentes espèces, en harmonie avec le milieu naturel environnant et en accord
avec les parties prenantes locales. L’inventaire montre que près de la moitié de
l’espace occupé et géré par AREVA est d’ailleurs reconnu comme remarquable
du point de vue écologique, au titre d’un classement en tant que zone Natura 2000
ou autre (Znieff, Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique par
exemple).
Utilisation des matières premières
La maîtrise de la consommation des matières premières se retrouve dans nos
objectifs de valorisation des déchets qui regroupent la valorisation matière et la
valorisation énergétique. En effet, certains déchets du groupe sont valorisés soit
en interne, soit en externe pour être ensuite réintroduits en tête de procédé, limitant
ainsi la consommation de matières premières. À titre d’exemple :
p
le combustible nucléaire « usé » contient 96 % de matières valorisables. Ces
matières valorisables font l’objet d’une extraction au niveau du site AREVA NC
la Hague et sont ensuite utilisées dans le cadre de la fabrication du MOX
(
Mixed Oxyde fuel
) sur le site industriel de MELOX, avant d’alimenter à nouveau
les réacteurs. Ces opérations de recyclage permettent ainsi de limiter notre
consommation d’uranium naturel ;
p
les copeaux résultant des opérations de conception des grandes pièces forgées
et moulées du site d’AREVA NP Creusot sont recyclés en externe en fonderie et
sont ensuite réintroduits en tête de procédé ;
p
le diuranate de potassium, issu des opérations de conversion du minerai
d’uranium, est généré au niveau du site AREVA NC Pierrelatte et fait l’objet
d’une valorisation au sein du site AREVA NC Malvési.
2.3.2.
LA MAÎTRISE DE L’ÉNERGIE ET EFFICACITÉ
ÉNERGÉTIQUE
La consommation totale d’énergie du groupe s’est élevée en 2014 à 3046986MWh.
Elle était en 2013 de 3 193 661MWh. Cette baisse de 4,80% s’explique notamment
par la diminution des consommations liées aux activités minières.
Il est à noter que l’usine d’enrichissement Georges Besse II construite sur le site
du Tricastin faisant appel au procédé d’enrichissement par ultracentrifugation,
consomme cinquante fois moins d’énergie que l’usine Georges Besse I
d’enrichissement par diffusion gazeuse, arrêtée en 2012. Néanmoins la mise
en œuvre du procédé PRISME (Projet de Rinçage Intensif Suivi de Mise à l’air
d’Eurodif, procédé de rinçage et récupération de l’uranium résiduel afin de réduire
le niveau de radioactivité en vue des opérations de démantèlement à venir) sur
l’usine Georges Besse I et la montée en charge de l’usine George Besse II conduit
à une légère augmentation de la consommation d’énergie pour les activités liées
à l’enrichissement en 2014.
Tous les autres sites du groupe ont poursuivi leurs efforts pour améliorer leur
efficacité énergétique, en pratiquant des audits ciblés, notamment sur la production
et la distribution de l’air comprimé, ainsi que sur la valorisation systématique de
tous les investissements permettant d’économiser l’énergie en s’appuyant sur
le dispositif réglementaire de la deuxième période des certificats d’économies
d’énergie (CEE). AREVA a initié en 2014 des actions portant sur 100 000 MWh
cumac au sein de ses sites avec son partenaire EDF.
AREVA est capable de proposer des solutions de type « énergies renouvelables » à
ses clients : par exemple, suite à l’arrêt du procédé de diffusion gazeuse sur le site du
Tricastin, la production de chaleur auparavant liée au refroidissement du procédé,
qui permettait de chauffer le site, les serres et la ville de Pierrelatte, a été remplacée
par une centrale biomasse fournie par AREVA pour assurer les besoins en chaleur.
2.3.3.
LES PRÉLÈVEMENTS D’EAU
La quantité totale d’eau consommée par le groupe s’élève en 2014 à 12,2 millions
de m
3
, à comparer aux 13,5 millions de m
3
en 2013 soit une diminution de 9,5 %.
Il est à noter qu’une évolution du protocole de reporting comptabilise désormais
l’ensemble des volumes d’eau d’exhaure des sites miniers (eau de dénoyage
liée à l’exploitation des mines), les volumes d’eau utilisés pour les systèmes de
refroidissement ou de géothermie, les volumes d’eau prélevés pour les traitements
des passifs et les dispositifs de confinement hydraulique d’eau prélevée.
Le volume total d’eau ainsi prélevé pour les besoins des sites est de 24,5 millions
de m
3
en 2014, dont 10,9 millions de m
3
restitués à l’environnement.
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DOCUMENT DE RÉFÉRENCE
AREVA 2014




