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ANNEXE 3 RESPONSABILITÉ SOCIALE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIÉTALE

A3

2. Informations environnementales

p

les besoins d’entreposages pour les déchets HA et MAVL relevant du stockage

profond ;

p

les stocks de matières radioactives, les sites pollués par la radioactivité et des

éléments d’information sur les sites de stockage de résidus de traitement des

minerais.

Le Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR) élabore

un inventaire exhaustif des différents modes de gestion des déchets radioactifs, il

en identifie les manques et définit les axes d’améliorations et actions de progrès

à mettre en œuvre. AREVA considère le PNGMDR comme un outil de progrès

essentiel dans le domaine de la gestion des déchets radioactifs, notamment dans

le domaine de l’information du public ; AREVA y est représenté par la direction

Matières et Déchets Radioactifs qui pilote et coordonne les actions et études

transverses liées à l’élaboration et au suivi du plan.

2.3.5.

LES REJETS

La maîtrise des rejets et surveillance de l’environnement

En amont des contrôles effectués par les autorités, AREVA met en œuvre

d’importants moyens de limitation et de contrôle des rejets et de surveillance de

l’environnement.

Les moyens déployés s’inscrivent dans un contexte réglementaire d’information,

avec notamment les déclarations permettant de renseigner le Registre européen

des rejets et transferts de polluants (PRTR), de réduction des émissions de gaz

à effet de serre avec le plan national d’allocation des quotas, de renouvellement

des arrêtés d’autorisation de rejets pour les installations nucléaires. L’arrêté du

7 février 2012, dit « arrêté INB », fixe en particulier les règles générales relatives aux

déclarations des rejets des installations nucléaires de base.

Concernant les rejets radioactifs, AREVA s’est fortement engagé dans le programme

de normalisation des mesures de radioactivité dans les effluents mis en place

en 2007 au sein de la commission M60-3 du BNEN (Bureau de normalisation des

équipements nucléaires) en désignant notamment un représentant de chaque

grand site nucléaire pour y participer.

Concernant la surveillance de la radioactivité de l’environnement, depuis

février 2010, il est possible pour tout public de consulter l’ensemble des mesures

de la radioactivité dans l’environnement réalisées dans le cadre de la surveillance

réglementaire exercée autour des sites par les exploitants sur le site Internet

géré par l’IRSN

(www.mesure-radioactivite.fr

). Chaque site s’est doté des outils

nécessaires à la gestion et à la transmission des données. Les six laboratoires

concernés du groupe (AREVA NC la Hague, AREVA NC Pierrelatte, EURODIF

Production, FBFC Romans, SEPA Bessines et Comurhex Malvési) ont obtenu

les agréments délivrés par l’Autorité de sûreté nucléaire associés aux analyses

qu’ils ont à réaliser. Ces agréments sont renouvelés périodiquement au rythme

des essais d’intercomparaison des laboratoires organisés par l’IRSN selon une

grille d’analyses définie par le réseau national de mesure de la radioactivité de

l’environnement (RNM).

AREVA effectue annuellement de l’ordre de 100 000 mesures à partir de

1 000 points de prélèvements pour assurer la surveillance de la radioactivité dans

l’environnement autour de ses sites.

Rejets aqueux

En 2014, le reporting n’a concerné que des rejets caractéristiques des activités

d’AREVA dont les concentrations mesurées sont au-dessus des seuils de détection.

Les résultats détaillés sont présentés dans la Section 2.4.

Les rejets aqueux d’azote et d’uranium sont directement liés aux niveaux d’activités

et à la nature des produits traités dans les installations du groupe.

AREVA NC la Hague représente le flux principal des rejets du groupe en azote

(environ 600 tonnes par an). Ces rejets sont en baisse sensible depuis plusieurs

années. En effet, même s’ils sont directement liés au niveau d’activité du site

(utilisation d’acide nitrique dans le procédé), des efforts importants ont été mis en

œuvre depuis 1995 afin de les diminuer (recyclage de l’acide dans les ateliers…).

Les rejets d’uraniumde l’ensemble des sites du groupe dans les milieux aquatiques

s’élèvent globalement à un peu moins de 500 kg par an. Globalement stables

depuis plusieurs années, les variations observées sont essentiellement du fait des

anciens sites miniers, à l’arrêt, dont les rejets résiduels en uranium sont directement

liés à la pluviométrie. Elles s’expliquent également par les variations d’activité des

sites.

Rejets atmosphériques

Certains rejets gazeux liés aux activités du groupe contribuent au réchauffement

climatique, à l’appauvrissement de la couched’ozone et à la pollution atmosphérique.

Il s’agit principalement :

p

des émissions directes de gaz à effet de serre (GES) liées à la combustion

d’énergies fossiles (CO

2

) ainsi qu’aux rejets azotés (N

2

O) des activités liées au

traitement de l’oxyde d’uranium ;

p

des émissions indirectes de gaz à effet de serre liées à la consommation

d’électricité et d’énergie thermique ;

p

des rejets gazeux tels que les composés organiques volatils (COV), les gaz

acidifiants, les gaz appauvrissant la couche d’ozone : les émissions de COV

pour l’année 2014 s’élèvent à 952 tonnes soit de l’ordre de 24 % en moins que

celles de l’année 2013. Cette évolution est due à une baisse des émissions liées

aux activités minières.

Rejets de gaz à effet de serre (GES)

Depuis 2004, le groupe a conduit une politique très volontariste de réduction de

ses émissions directes de gaz à effet de serre. La politique environnementale

actuelle vise à maintenir ce haut niveau de performance en termes d’empreinte

environnementale.

Les émissions directes de GES s’élèvent en 2014 à 460 927 tonnes équivalents CO

2

par rapport à 422 021 tonnes équivalentes CO

2

. Cette variation est due notamment

à la hausse des émissions de N

2

O de l’activité conversion. Ces émissions sont liées

pour près de 57 % aux énergies fossiles.

Rejets radioactifs

Les rejets radioactifs ont fortement diminué au cours des trente dernières années,

du fait de démarches de progrès continu déployées dans les entités du groupe. Par

exemple, l’impact radiologique du site de la Hague a été divisé par un facteur de

cinq à sept sur 30 ans : l’impact sur le groupe de référence qui était d’environ 70 μSv

en 1985 s’est stabilisé autour de 10 μSv/an depuis plusieurs années désormais.

Ces efforts ont permis d’anticiper le renforcement des normes réglementaires dans

l’Union européenne, transposées en droit français, qui fixent actuellement la limite

maximale de dose efficace ajoutée par an sur le public à 1 mSv (à comparer à

l’exposition naturelle moyenne en France d’environ 2,4 mSv/an, et dans le monde

entre 1 et 10mSv/an). AREVA poursuit néanmoins ses études sur la faisabilité d’une

réduction supplémentaire des rejets radioactifs de l’usine de la Hague, notamment

dans le cadre de l’arrêté de rejets de l’usine. Ces actions s’inscrivent également

dans le cadre de la démarche ALARA (

As Low as Reasonably Achievable

: aussi bas

que raisonnablement possible en considérant les facteurs économiques et sociaux)

et l’application des MTD dans des conditions techniquement et économiquement

acceptables en prenant en compte les caractéristiques de l’installation, son

implantation géographique et les conditions locales de l’environnement.

Les rapports environnementaux publiés depuis 1995 par les sites nucléaires

français du groupe et les rapports annuels de sûreté mis à disposition du public

en application de l’article 21 de la loi TSN détaillent les rejets radioactifs et leurs

évolutions. Lesmesures de ces rejets font l’objet de contrôles croisés et de contrôles

inopinés par l’Autorité de sûreté nucléaire.

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DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

AREVA 2014