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ANNEXE 3 RESPONSABILITÉ SOCIALE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIÉTALE

A3

2. Informations environnementales

L’impact radiologique des sites nucléaires sur les populations riveraines susceptibles

d’être les plus exposées (groupes de référence) est estimé chaque année. Il

s’exprime en dose efficace ajoutée, dont l’unité est le millisievert par an (mSv/an),

et représente un indicateur d’impact sanitaire. Ce calcul d’impact radiologique

est réalisé à partir des rejets radioactifs liquides et gazeux réels mesurés lors de

l’année écoulée, et prend en compte les différentes voies d’exposition possibles

des populations concernées.

Le modèle d’évaluation de l’impact radiologique de la Hague prend en compte

les différents types de rayonnements (alpha, bêta et gamma), les deux voies

d’exposition possibles (exposition externe, exposition interne par ingestion et par

inhalation) et le comportement spécifique de chaque radionucléide dans le corps

humain. Il résulte de travaux concertés avec des experts français et internationaux

et des mouvements associatifs réunis au sein du groupe Radioécologie Nord-

Cotentin (GRNC). Conformément aux recommandations du GRNC, le site réalise

annuellement une analyse de sensibilité. L’impact radiologique est calculé pour

cinq communes autour du site (lieux d’implantation des cinq stations villages).

Si l’impact sur l’une des communes est supérieur à celui sur les populations de

référence, sa valeur est rendue publique. Des experts externes ont mené des études

épidémiologiques pour évaluer directement l’impact sanitaire des rejets radioactifs

sur les populations exposées. Depuis vingt ans, toutes ont conclu au très faible

impact du site (dose efficace ajoutée sur une année équivalente à environ une

journée d’exposition à la radioactivité naturelle dans la région du Nord-Cotentin).

Le groupe s’est fixé pour objectif d’optimiser sa maîtrise des impacts radiologiques

et d’étendre l’harmonisation des modèles d’évaluation de l’impact radiologique

à tous les sites qui ont des rejets radioactifs, en tenant compte des spécificités

locales, comme les habitudes de vie et de consommation. L’ordre de grandeur

des impacts des installations nucléaires du groupe est très faible, inférieur ou de

l’ordre de 0,01 mSv

(1)

.

En France, AREVA apporte tous les éléments d’information nécessaires aux

Commissions locales d’information (CLI) mises en place par les pouvoirs publics

à proximité des grands équipements énergétiques pour favoriser les échanges

avec les populations locales.

Le groupe met aussi en œuvre des dispositions pour limiter autant que possible

l’impact de l’irradiation externe ajoutée en limite de propriété à 1 mSv/an (scénario

théorique extrême d’une personne restant en permanence pendant un an, soit

8 760 heures/an, en limite de propriété du site). En cas d’absence de solutions

acceptables sur les plans économique et social, des scénarios d’exposition plus

réalistes sont pris en compte. Pour vérifier la pérennité du dispositif de réduction

de la dose à la clôture, les sites ont mis en place un suivi renforcé par dosimétrie

lorsque cela s’avère nécessaire.

Changement climatique

L’adaptation aux conséquences du changement climatique est notamment prise

en compte dans le cadre des études de sûreté qui consistent en un processus

d’évaluation périodique des installations. Les hypothèses sont revues régulièrement

pour prendre en compte les dernières connaissances scientifiques en termes de

réchauffement, de conséquences sur les ressources en eau et sur les phénomènes

climatiques extrêmes.

Ces études permettent d’adapter la conception des installations le cas échéant et

de disposer demarges significatives par rapport aux événements naturels redoutés,

et d’une organisation de crise adaptée (détection de phénomènes météorologiques

extrêmes, mise en sûreté des installations).

En 2014, des événements climatiques exceptionnels sont survenus, notamment

plusieurs précipitations importantes sur nos sites français du Sud-Est. AREVA

ne déplore aucun dommage et impact, démontrant ainsi la robustesse de ses

installations à ce type d’événements.

(1) A comparer à l’exposition naturelle moyenne en France qui est de l’odre de 2,4 mSv.

DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

AREVA 2014

341