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Document de Référence 2014

2

Responsabilité sociétale

Les programmes d’actions

■

la direction qualité Groupe assure un support efficace du management

de la qualité à l’international afin de s’adapter aux marchés locaux et

d’assurer une cohérence au niveau global. Pour cela, des experts

groupe interviennent sur différents sujets en pays ;

■

le contrôle interne vérifie ensuite la pertinence et le respect des

procédures et des déclarations à travers un programme d’audits

rigoureux.

◗

Harmonisation des standards qualité :

des fondamentaux partagés par tous les magasins

En 2013, les équipes qualité Groupe ont concentré leurs efforts sur

l’harmonisation des standards de qualité applicables en magasin. Cette

harmonisation poursuit plusieurs objectifs convergents : optimiser les

processus, aligner les niveaux de qualité des pays sur les exigences du

Groupe, faciliter le suivi du déploiement des standards. À l’avenir, cette

harmonisation permettra de développer des processus qualité plus

puissants et tournés vers le client.

Construits sur la base d’une étude HACCP (

Hazard Analysis Critical

Control Point

), les standards Carrefour spécifient les règles et les

attendus fondamentaux concernant cinq points critiques, les « socles

sécurité » :

■

l’expertise des équipes : organisation de l’équipe qualité pays,

expertise des responsables qualité et formation des collaborateurs

en magasin (sécurité sanitaire des aliments, respect des règles) ;

■

les audits : politique d’audit des magasins, des entrepôts et des

fournisseurs sur la maîtrise des règles hygiène/sécurité alimentaire,

définition des cahiers des charges pour le choix des prestataires

d’audit, identification et contractualisation, mise en place des plans

d’actions magasins/entrepôts ;

■

les spécifications : procédures de maîtrise de la sécurité sanitaire des

aliments pour chaque rayon ;

■

le plan de contrôle : contrôle des produits en magasins, agréage

des produits frais livrés en entrepôt, analyses microbiologiques des

produits manipulés en magasin et de la surface en contact avec les

aliments, définition des cahiers des charges et contractualisation avec

les laboratoires, plans d’actions en cas de non-conformité ;

■

la base de données : historique des contrôles de fournisseurs et de

produits, mise en forme des indicateurs qualité/sécurité.

Ces derniers ont été diffusés en 2013 dans les tous les pays de Carrefour

avec le support de la direction en charge de la qualité Groupe et mis

en œuvre en 2014.

En Europe, la Belgique, l’Espagne, la France et l’Italie ont développé

sur la base de ces cinq socles qualité, un système de visites croisées

dans les magasins et les entrepôts. Réalisées par les Directeurs qualité

ou experts qualité d’un autre pays du Groupe, ces visites ont autant pour

objectif d’établir un diagnostic de la maîtrise des risques sanitaires des

aliments, que de favoriser les échanges de bonnes pratiques entre les

sites et les pays.

100 % des produits à marque de Carrefour sont audités tous les ans,

dont les trois-quart par un organisme tiers. En 2014, 75 % des audits

ont été sanctionnés par la note A+. Le Groupe ne commercialise pas

les produits qui obtiennent une note inférieure à B-.

◗

L’amélioration continue du niveau d’exigence

qualité

◗

Des cahiers des charges exigeants pour des produits sûrs

et de qualité

Pour s’assurer que le produit sera conforme à la politique qualité de

Carrefour dès la phase de développement, les équipes marchandises

sont organisées en binômes achats/qualité.

Afin de proposer une offre de produits Carrefour sûrs et de qualité,

le Groupe développe pour les gammes à sa marque des cahiers des

charges aux prérequis exigeants et intangibles en termes de qualité. Les

fournisseurs de Carrefour s’engagent à respecter ce cahier des charges

strict définissant les fondamentaux du produit : les attentes des clients,

notamment du point de vue de la qualité gustative, la recette utilisée,

le positionnement prix, la réglementation et les standards Carrefour à

respecter, l’origine des matières ainsi que le mode de production des

denrées alimentaires.

Carrefour demande à chaque fournisseur une certification aux standards

de sécurité/qualité alimentaire de son site de production ou le fait auditer

par un expert ou un organisme tiers indépendant pour s’assurer qu’il

dispose des compétences et des outils compatibles avec les exigences

de qualité et de sécurité du Groupe. Par la suite, le produit fait l’objet

d’un plan de surveillance annuel. Afin de garantir une sécurité maximale

aux consommateurs en anticipant les risques, Carrefour a mis en place

des procédures et des outils destinés à gérer toute non-conformité

potentielle : analyses périodiques par des laboratoires indépendants,

réseau de veille, échanges avec les consommateurs, l’administration,

les magasins ou les fournisseurs, traçabilité des produits.

Enfin, en cas de non-conformité nécessitant le retrait d’un produit,

le Groupe dispose d’un système internationalisé d’alerte « Alertnet »

pour informer dans les meilleurs délais ses magasins. Accessible

via

Internet, il permet une grande réactivité. Cet outil est aujourd’hui utilisé

par l’Argentine, le Brésil, la France et la Pologne.

◗

La veille permanente sur les substances

Les équipes en charge de la qualité mènent une veille sur les données

fournies par la communauté scientifique, les agences sanitaires et elles

s’appuient sur un réseau de scientifiques qui les aident à anticiper les

risques et à prendre les décisions adaptées. En conséquence, le Groupe

a développé une méthodologie formelle de cartographie et de gestion

des risques fondée sur un classement par catégorie de risques.

En 2014, Carrefour a poursuivi sa politique de restriction d’usage

d’ingrédients non encore réglementés mais sur lesquels les avis des

scientifiques se multiplient. Dans le secteur des cosmétiques, Carrefour a

par exemple développé une gamme d’une vingtaine de produits solaires

sans nanoparticules à destination des marchés français, espagnol et

belge.

Dans le domaine alimentaire, en 2013, les publications officielles

relatives aux effets potentiellement nocifs de l’acrylamide ont conduit

les équipes marchandises de Carrefour à élaborer et mettre en œuvre un

plan d’action visant à dresser un état de lieux exhaustif de la présence de

cette molécule néoformée dans les denrées alimentaires, à la quantifier

par produit concerné et à vérifier que les teneurs n’excèdent pas les

seuils indicatifs communiqués par l’Agence européenne de sécurité

sanitaire (AESA/EFSA). En 2014, tout dépassement a fait l’objet d’une

étude attentive du processus industriel de fabrication afin d’en limiter

au maximum la présence.