ANNEXE 3 RESPONSABILITÉ SOCIALE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIÉTALE
A3
3. Information sociétale
d’emploi de Chalon-le-Creusot et de celui de Saint-Dizier ; 100 000 m
2
de locaux
abritant 1 000 emplois sont ainsi gérés.
Pour les territoires où le BG Mines est implanté, des Comités Sociétaux Mines
(CSM) ont pour mission de définir en interne par pays : les projets d’investissements
communautaires prioritaires, les perspectives enmatière de développement local et
d’engagement avec les parties prenantes, ainsi que les plans d’action pluriannuels
et budgets associés. Cinq CSM sont d’ores et déjà en place au Niger, au Gabon, en
Mongolie, en Namibie et au Kazakhstan. Ces Comités rassemblent les directeurs
généraux des filiales, les responsables sociétaux présents en local, les équipes
coordinatrices et support au niveau du siège. En 2014, 9 Comités sociétaux miniers
se sont réunis pour financer plus de 100 projets de développement économique
et de mécénat.
Dans les autres sites industriels du groupe, AREVA déploie des actions demécénat
dans ses pays d’implantation pour contribuer de façon significative à l’objectif
d’intégration dans les territoires en soutenant des projets d’intérêt général et
de solidarité s’inscrivant dans les axes éducation, santé et culture. Ces actions
doivent être concrètes, avoir un caractère durable et répondre à un besoin identifié
localement.
En matière de développement économique local, nous favorisons le recrutement
local de nos collaborateurs. Le BG Mines porte également une attention aux
communautés et peuples autochtones qui pourraient rencontrer certaines
difficultés pour bénéficier de nos offres d’emploi. Nous rencontrons cette situation
par exemple au Canada, dans le Nord Saskatchewan, région pour laquelle de
nombreuses initiatives sont conduites pour favoriser l’accès à l’emploi et pour la
préférence liée à la sélection d’entrepreneurs locaux. Aujourd’hui, quel que soit le
pays où nos activités sont présentes, les collaborateurs employés (à tous les niveaux
de l’organisation) sont majoritairement de nationalité locale. La proportion de cadres
dirigeants locaux est de 60 % (chiffre consolidé BG Mines – 2013 – hors France).
3.2.
RELATIONS AVEC LES PARTIES PRENANTES
Au sein de chaque pays où le groupe est présent, des structures de dialogue et de
concertation sont mises en place et animées. Elles s’inscrivent dans une approche
visant à s’engager sur le long terme avec nos parties prenantes locales ou internes.
Elles reposent également sur le besoin de les identifier, de comprendre leurs
attentes et leurs préoccupations, et d’engager les actions qui permettront d’établir
un niveau de confiance et de coopération pour un développement réciproque.
En France, la concertation autour des sites est largement engagée depuis
plusieurs dizaines d’années et institutionnalisée au travers de plusieurs textes
législatifs qui donnent une base juridique aux missions et à la contribution de
structures locales d’information – CLI et Commissions de suivi des sites (CSS –
instance de dialogue et de concertation entre l’exploitant et les parties prenantes
locales tels que les riverains, salariés, élus, associations). Elles sont composées
de différents collèges : élus locaux et collectivités territoriales, représentants des
pouvoirs publics, associations de riverains et de protection de l’environnement,
industriels, représentants des salariés. AREVA entretient des relations régulières
avec ces commissions et a ainsi participé en 2014 aux séminaires d’information des
membres des CLI sur le démantèlement et la gestion post-accidentelle ainsi qu’à
la conférence nationale des CLI. Le groupe participe également aux travaux des
instances pluralistes tels que le Haut Comité pour la transparence et l’information
sur la sûreté nucléaire (HCTISN) ou le PNGMDR.
Pour les activités minières, des instances de dialogue et de concertation sont mises
en place. Elles sont multipartites et s’inscrivent dans un cadre réglementaire ou
volontaire. La naturedes personnes présentes, demêmeque la fréquence et la teneur
des échanges sont spécifiques aux enjeux rencontrés localement : développement
socio-économique, empreinte environnementale, santé, meilleure connaissance de
l’avancement de nos projetsminiers et industriels…À titre d’exemples, en France, les
CSS sont réunis à l’initiative des Préfets. Chaque année, un bilan des activités des
sites en matière de suivi environnemental et de prévention des risques est adressé
aux CSS. En Mongolie, une CLI réalisée de manière volontaire s’est tenue avec les
élus et les représentants des communautés locales afin demieux présenter le projet
minier en phase d’exploration et les enjeux associés. Au Niger, un Conseil Bilatéral
d’Orientation (CBO) regroupant les élus locaux, les administrations concernées et la
société civile contribue à renforcer la gouvernance locale des projets sociétaux en
faveur des populations. Ils permettent de définir la politique locale d’aménagement,
d’arrêter les axes prioritaires d’intervention, d’émettre un avis sur les projets et d’en
assurer le financement. Au Canada, une instance nommée Athabasca Working
Group (AWG) regroupe les représentants des compagnies minières (AREVA
Resources Canada Inc. et Cameco Corporation) et six communautés du Nord de la
province du Saskatchewan permettant de dialoguer sur les sujets relatifs à l’emploi,
la formation, la protection de l’environnement et les dons pour les communautés.
Ces réunions font l’objet d’un rapport annuel de l’AWG.
FONDATION D’ENTREPRISE AREVA
Créée en 2007, la Fondation d’entreprise AREVA porte des projets d’intérêt général
et de solidarité dans trois domaines :
p
la santé : lutte contre le SIDA et le paludisme, accès aux soins et acquisition
d’équipement médical ;
p
l’éducation : prévention de l’illettrisme, alphabétisation, accès à l’éducation et
soutien d’étudiants ;
p
la culture : accès à la culture pour les publics qui en sont éloignés.
La Fondation soutient des actions ciblées et concrètes, au plus près des
implantations du groupe, en France comme à l’international. Ces programmes
s’inscrivent dans la durée et bénéficient aux populations défavorisées, en priorité
aux enfants, aux femmes et aux étudiants.
Elle favorise également l’engagement des collaborateurs du groupe en développant
des projets qui leur sont dédiés : appels à projets internes, bénévolat, congés
solidaires, parrainage de jeunes étudiants boursiers.
En 2014, la Fondation d’entreprise AREVA a soutenu la réalisation, dans 6 pays
d’implantation du groupe, de 43 projets, dont 11 d’entre eux ont impliqué les
salariés.
Dotée d’un budget de 7,5 millions d’euros jusqu’en 2017, la Fondation déploie un
programme pluriannuel avec des partenaires d’envergure internationale et nationale
comme l’Institut Pasteur, l’association François-Xavier Bagnoud, le Secours
populaire français, l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme, l’Association pour
favoriser l’égalité des chances à l’école, lemusée du quai Branly et lemusée Guimet.
DOCUMENT DE RÉFÉRENCE
AREVA 2014
343




