FACTEURS DE RISQUES
04
4.6 Risques de liquidité et de marché
4.5.2.
PROJETS INDUSTRIELS D’AREVA
LE GROUPE NE PEUT ASSURER QUE LES PROJETS
INDUSTRIELS OU LES PROJETS MINIERS PEUVENT ÊTRE MIS
EN ŒUVRE POUR LES BUDGETS ET LES DÉLAIS ENVISAGÉS
ET COMPATIBLES AVEC LES EXIGENCES D’EXPLOITATION
DES SITES CONCERNÉS.
Le développement de nouvelles capacités minières ou industrielles présente,
comme tout nouveau projet, des risques liés à sa mise en œuvre technique ainsi
qu’au respect de son calendrier de mise en service.
Le groupe ne peut garantir que le produit des projets miniers ou industriels lui
permettra de couvrir ses charges d’exploitation et d’amortissement ou d’obtenir
le retour sur investissements escompté, notamment en cas de modification de la
situation concurrentielle sur le marché concerné.
De la même manière dans le cas des transitions entre deux outils industriels, le
groupe ne peut garantir la meilleure optimisation des calendriers d’arrêt et de mise
en service des installations afin de réduire au maximum les impacts financiers et
sociaux.
Le groupe ne peut également garantir que les fournisseurs liés aux différents projets
exécuteront les prestations prévues dans les délais et selon les conditions fixées.
De tels risques sont susceptibles d’avoir un effet négatif sur l’activité et la situation
financière du groupe.
4.6.
RISQUES DE LIQUIDITÉ ET DE MARCHÉ
Le groupe dispose d’une organisation dédiée s’appuyant sur des politiques de
gestion des risques financiers approuvées par la Direction générale, qui lui permet
de gérer de façon centralisée les risques de change, matières premières, taux et
liquidité auxquels il est exposé.
Au sein de la Direction financière, la direction des Opérations Financières et de
la Trésorerie (DOFT) intervient sur les marchés financiers, en tant que centre de
services et de gestion des risques financiers du groupe. Elle dispose pour cela
d’une organisation garantissant la séparation des fonctions, des moyens humains
et techniques et des systèmes d’information nécessaires. Le périmètre d’opérations
traitées par la DOFT couvre le change et les matières premières, la centralisation
de trésorerie, les financements internes et externes et la gestion du risque de taux,
l’endettement bancaire, les placements et le suivi de la gestion d’actifs déléguée.
Pour rendre compte des risques financiers et des limites de position associées, la
DOFT produit un reporting mensuel présentant ses positions et les performances
de ses activités de gestion. Ce reporting est adressé à la Direction générale, et aux
Directions financière, juridique, et de la Stratégie. Des reportings hebdomadaires à
destination du Directeur financier du groupe, incluant la valorisation de l’ensemble
des positions à leurs valeurs de marché, complètent le dispositif et permettent de
suivre le risque de contrepartie supporté par le groupe. En complément, voir la
Section 20.2.
Annexe aux comptes consolidés
, Note 31.
4.6.1.
RISQUES DE LIQUIDITÉ
Le risque de liquidité correspond à l’incapacité que peut avoir le groupe à faire face
à ses engagements financiers immédiats ou à court terme.
La gestion du risque de liquidité est assurée par la DOFT qui s’assure de disposer
à tout moment des ressources financières suffisantes pour financer l’activité
courante, les investissements nécessaires au développement futur et faire face à
tout événement exceptionnel. La gestion de la liquidité a pour objectif de rechercher
des ressources au meilleur coût et de s’assurer de leur obtention à tout instant. Ces
éléments sont exposés plus en détail dans la Section 20.2.
Annexe aux comptes
consolidés
, Note 31.
Gestion des risques de marché.
De plus, un suivi régulier du risque de liquidité du groupe est assuré, incluant des
scénarios de stress.
Le groupe a poursuivi en 2014 son programme de cessions avec la reprise
d’Euriware par CAP GEMINI, les cessions de l’usine de production de gaines de
combustible de Duisburg, des activités Contrôle Commande Transport (CCT)
et Lignes d’assemblage pour l’aéronautique (FAL) d’AREVA TA, de l’activité de
panneaux électriques au Brésil et de l’activité d’éoliennes terrestres.
En ce qui concerne les financements de long terme, AREVA :
p
a réalisé en mars 2014 une émission obligataire pour 750 millions d’euros à
neuf ans (échéance 20 mars 2023) à un taux de 3,125 % ;
p
a mis en place et clos en juin 2014 un financement structuré de l’usine
d’enrichissement Georges Besse II, à recours limité sur ses actionnaires, d’un
montant de 650millions d’euros à échéance 2024 auprès d’un syndicat bancaire
de 10 partenaires.
À la date de dépôt du présent Document de référence, AREVA est noté par Standard
& Poor’s BB-, pour le crédit long terme et B pour le court terme, assortis d’une
perspective neutre.
Le risque de liquidité pour 2015 est couvert par :
p
une position de trésorerie de 1 686 millions d’euros au 31 décembre 2014
(correspondant à une trésorerie nette des dettes financières courantes –
parmi lesquelles 172 millions d’euros de billets de trésorerie et 200 millions
d’euros à échéance décembre 2015 relatifs au prêt de la Banque Européenne
d’Investissement – de 1 062 millions d’euros à la même date) ;
p
un encours non utilisé de lignes bilatérales confirmées d’échéance 2016 et
2017 pour des montants d’environ 50 millions d’euros et 795 millions d’euros,
respectivement, en complément d’une ligne de crédit syndiquée de 1,25milliard
d’euros non utilisée d’échéance 2018.
Par ailleurs, AREVA n’est confronté à aucune échéance de dette significative avant
décembre 2015 (remboursement de la 1
re
tranche d’un prêt accordé par la Banque
européenne d’investissement pour 200 millions d’euros).
AREVA présentera un plan de financement 2015-2017 d’ici à la publication des
comptes semestriels qui, intégrant les effets du plan de compétitivité, comprendra
les mesures suivantes :
DOCUMENT DE RÉFÉRENCE
AREVA 2014
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