Background Image
Table of Contents Table of Contents
Previous Page  32 / 380 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 32 / 380 Next Page
Page Background

FACTEURS DE RISQUES

04

4.7 Autres risques

4.7.

AUTRES RISQUES

UNE PARTIE DES ACTIVITÉS DU GROUPE DEMEURE SENSIBLE

AUX DÉCISIONS POLITIQUES PRISES PAR CERTAINS PAYS,

NOTAMMENT EN MATIÈRE ÉNERGÉTIQUE.

Le risque de révision de la politique énergétique de certains États, ne peut être

exclu et pourrait avoir un impact négatif significatif sur la situation financière

du groupe. Les débats engagés ou à venir dans différents pays sur l’avenir de

l’industrie nucléaire pourraient évoluer de façon défavorable aux activités du groupe,

notamment sous l’influence de groupes de pression ou à la suite d’événements

donnant au sein de l’opinion publique une image négative du nucléaire (accidents

ou incidents, violations des règles de non-prolifération, crise diplomatique).

Les événements survenus au Japon en mars 2011 se sont notamment traduits par

la décision du gouvernement allemand de la sortie progressive du nucléaire et par

la réalisation d’audits de résistance (

stress tests

) au sein de l’Union européenne, et

notamment en France (voir à ce sujet le rapport de l’ASN du 3 janvier 2012 sur les

évaluations complémentaires de la sûreté des installations nucléaires).

Plus généralement, de tels événements sont susceptibles d’affecter les positions de

certains États à l’égardde l’énergied’origine nucléaire, et, à titred’exemple, d’entraîner :

p

la conduite de nouvelles réflexions sur la part du nucléaire et des énergies

renouvelables dans le mix énergétique ;

p

la fermeture anticipée de certaines centrales nucléaires ;

p

le ralentissement ou le gel des investissements nucléaires relatifs aux nouvelles

constructions ;

p

la remise en cause des programmes d’extension de durée d’exploitation des

centrales existantes ;

p

l’évolution des politiques de fin de cycle, notamment relatives au recyclage des

combustibles usés ;

p

la remise en cause de l’acceptation du public de l’énergie nucléaire.

Par ailleurs, la révision des politiques économiques, dans un contexte de tensions

financières et budgétaires, peut conduire à un moindre soutien au développement

des énergies renouvelables dans certains pays.

LES RISQUES POLITIQUES PROPRES À CERTAINS PAYS

DANS LESQUELS LE GROUPE EST PRÉSENT POURRAIENT

AFFECTER SES ACTIVITÉS ET LEUR ÉQUILIBRE FINANCIER

(EX : INSTABILITÉ POLITIQUE, ACTES TERRORISTES).

AREVA est un groupe international dont les activités liées aux secteurs de l’énergie

s’exercent dans un grand nombre de pays, y compris dans des pays marqués

par des degrés d’instabilité politique divers. Par exemple, certaines activités

minières du groupe sont localisées dans des pays dans lesquels des changements

politiques pourraient avoir une influence sur lesdites activités. L’instabilité politique

peut générer des troubles civils, des expropriations, des nationalisations, des

modifications de normes juridiques ou fiscales ou des restrictions monétaires,

ou encore la renégociation ou la résiliation des contrats en cours, des baux et

autorisations miniers ou de tout autre accord. Des actes terroristes peuvent aussi

générer des troubles sociopolitiques ou porter atteinte à la sécurité physique des

personnes et/ou des installations du groupe.

À titre d’exemple, les conventions minières signées entre Somaïr d’une part, et

Cominak d’autre part, avec l’État du Niger relatives à l’exploitation de gisements

d’uraniumau Niger, conclues le 9 novembre 2001 et entrées en vigueur le 1

er

janvier

2004, sont arrivées à expiration le 31 décembre 2013. Aux termes de la loi minière

nigérienne, ces conventions, qui régissent les conditions, notamment juridiques,

fiscales et douanières, d’exploitation des gisements d’uranium, devaient alors

être renouvelées, après négociations entre les parties. Les discussions entamées

courant 2012 entre les deux sociétés minières et l’État du Niger n’ont pas permis

aux parties, à la date d’arrêté des comptes 2013, de semettre d’accord, notamment

sur leurs modalités fiscales applicables à partir de 2014. Néanmoins, l’application

d’un décret ministériel nigérien et la conclusion d’un accord de

statu quo

sur les

dispositions fiscales et douanières entre les sociétés minières et l’État du Niger

jusqu’au 31 mars 2014 a permis la poursuite de leurs activités par ces sociétés

minières, pendant le temps nécessaire aux parties pour s’entendre sur de nouvelles

dispositions applicables aux sociétés à partir de 2014 dans ces domaines.

En mai 2014, AREVA et l’État du Niger ont conclu un accord de partenariat

stratégique, inscrivant notamment le renouvellement des conventions minières

de Somaïr et Cominak dans le cadre de la loi nigérienne de 2006 (voir la Section

6.4.1.

BG Mines

).

LE GROUPE DÉPLOIE SES ACTIVITÉS SUR DES MARCHÉS

INTERNATIONAUX SOUMIS À UNE FORTE PRESSION

CONCURRENTIELLE QUI POURRAIT CONDUIRE À UNE BAISSE

CORRÉLATIVE DE LA DEMANDE POUR LES PRODUITS

ET SERVICES DU GROUPE.

Les produits et les services du groupe sont vendus sur des marchés mondiaux

qui sont hautement concurrentiels en termes de prix, de conditions financières,

de qualité des produits et des services et de capacité d’innovation. Le groupe doit

faire face pour certaines de ses activités à de puissants concurrents d’une taille

supérieure à la sienne ou disposant de ressources plus importantes. De plus,

ces concurrents peuvent être amenés à prendre des décisions influencées par

4.6.7.2.

FLUCTUATION DES COURS DE L’URANIUM,

DE L’ENRICHISSEMENT ET DE LA CONVERSION

Lesvariationsdescoursde l’uraniumetdesservicesdeconversionetd’enrichissement

pourraient avoir un impact négatif ou positif significatif sur la situation financière des

activités minières, d’enrichissement et de conversion du groupe.

Bien que le groupe intervienne principalement comme prestataire de services

pour la transformation de l’uranium, dont ses clients sont en règle générale

propriétaires, il demeure exposé au risque de variation des cours de l’uraniumpour

ses activités minières et des cours des services de conversion et d’enrichissement

de l’uranium. Historiquement, les cours de l’uranium et des services de conversion

et d’enrichissement ont subi des fluctuations. Ils relèvent de facteurs qui ne

dépendent pas de la volonté d’AREVA. Parmi eux, la demande d’énergie nucléaire,

les conditions économiques et politiques dans les pays producteurs (Canada,

États-Unis, Russie, républiques de la CEI et Australie, certains pays d’Afrique) et

consommateurs d’uranium, le traitement des matières nucléaires et du combustible

usé ou encore la vente des stocks excédentaires civils et militaires (incluant ceux

issus du démantèlement des armes nucléaires).

Si les différents cours (uranium naturel, conversion et enrichissement) devaient

s’inscrire durablement en dessous des coûts de production sur une période

prolongée, cette baisse pourrait avoir un impact négatif sur les activités minières

et de transformation de l’uranium (conversion et enrichissement) du groupe.

4.7.1.

CONTEXTE POLITIQUE ET ÉCONOMIQUE

30

DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

AREVA 2014