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FACTEURS DE RISQUES

04

4.3 Risques industriels et environnementaux

les victimes des dommages corporels et matériels qu’elles ont subis. L’exploitant

a l’obligation de maintenir une garantie financière (généralement, il s’agit d’une

assurance), afin de couvrir sa responsabilité, limitée en montant.

Ce régime est défini par des conventions internationales comme la Convention

de Paris du 29 juillet 1960 modifiée, sur la responsabilité civile dans le domaine

de l’énergie nucléaire et la Convention complémentaire de Bruxelles du 31 janvier

1963 modifiée ou la Convention de Vienne du 21 mai 1963 modifiée. Par ailleurs,

le Protocole Commun du 21 septembre 1988, récemment entré en vigueur en

France depuis le 30 juillet 2014, a vocation à connecter les deux régimes établis

par les Conventions de Paris et Vienne et ainsi réduire les zones de droit commun

pour une meilleure indemnisation des victimes éventuelles d’un accident nucléaire.

Aux États-Unis, le

Price Anderson Act

prévoit une canalisation économique des

demandes d’indemnisation aux exploitants nucléaires sans être fondé sur une

convention internationale.

Tous les pays dans lesquels le groupe a une activité d’exploitant d’installations

nucléaires sont soumis à l’un de ces régimes.

À titre d’information, le montant maximal de responsabilité civile nucléaire de

l’exploitant en France est actuellement de 91,5 millions d’euros par accident

nucléaire dans une installation nucléaire, et de 22,9 millions d’euros par accident

en cours de transport. En outre, en cas d’accident survenant sur une installation

nucléaire de base française, l’État français interviendrait au-delà de 91,5 millions

d’euros et à concurrence de 228,6 millions d’euros, puis la communauté des États

parties à la Convention de Bruxelles interviendrait au-delà de 228,6millions d’euros

jusqu’à 381,1millions d’euros. L’État où se trouve l’installation nucléaire responsable

du dommage interviendrait au-delà de 700 millions d’euros et à concurrence de

1 200 millions d’euros. Au-delà de ce montant, l’ensemble des États signataires

interviendraient jusqu’à 1 500 millions d’euros. Un mécanisme d’augmentation de

ces montants serait alors prévu par la Convention au fur et à mesure de l’adhésion

de nouveaux États.

Les protocoles d’amendement des Conventions de Paris et Bruxelles ont été signés

le 12 février 2004 par les représentants des États signataires. Pour autant, ces

Conventions révisées ne sont pas encore en vigueur. Les modifications essentielles

concerneront l’augmentation des trois tranches d’indemnisation. La responsabilité

de l’exploitant, actuellement de 91,5 millions d’euros, passerait à 700 millions

d’euros par accident nucléaire dans une installation (et 70 millions d’euros pour

une installation à risques réduits). Ce montant serait porté de 22,9 millions d’euros

à 80 millions d’euros par accident en cours de transport.

En outre, le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte (tel

qu’adopté par l’Assemblée nationale en première lecture le 14 octobre 2014 et par le

Sénat le 3 mars 2015) prévoit sur ce point l’application anticipée de l’augmentation

du plafond de responsabilité civile nucléaire de l’exploitant (700 millions d’euros

par accident nucléaire dans une installation et 80 millions d’euros par accident

en cours de transport) telle que prévue par les protocoles d’amendements des

Conventions de Paris et Bruxelles du 12 février 2004.

Description des assurances souscrites

Pour ses installations nucléaires de base (INB) tant en France qu’à l’étranger et

pour ses activités de transport nucléaire, AREVA dispose de plusieurs polices

d’assurance en France, en Allemagne, en Belgique et aux États-Unis. Ces

polices d’assurance sont conformes aux conventions internationales régissant

la responsabilité de l’exploitant nucléaire, y compris en termes de plafonds des

montants de garantie.

Ces assurances sont réassurées par les pools nucléaires des différents pays

(Assuratome en France, DKV en Allemagne, Syban en Belgique, ANI aux États-Unis).

De plus, AREVA est membre de la mutuelle ELINI

(European Liability Insurance

for the Nuclear Industry).

Assurances Dommages et Pertes d’exploitation nucléaire

Du fait de la nature des dommages susceptibles d’être causés aux installations,

ces assurances ne sont fournies que par les pools déjà cités ou des mutuelles

spécialisées capables de fournir les garanties adaptées. Les montants de garantie

de ces assurances sont fondés sur les capitaux estimés en valeur à neuf et sur une

estimation du sinistre maximumpossible (SMP). L’engagement des assureurs peut

s’élever à un milliard d’euros pour certaines installations.

Par ailleurs, les activités minières ainsi que les sites américains et belges sont

exclus des garanties Dommages et Pertes d’exploitation du process nucléaire et

font l’objet d’assurances autonomes, contrôlées par la direction des Risques et

des Assurances.

4.3.2.

GESTION DES RISQUES CHIMIQUES

4.3.2.1.

RISQUES SEVESO

Le groupe exploite 10 établissements soumis à la réglementation « Seveso » résultant

de la directive européenne 96/82/CE du 9 décembre 1996 modifiée concernant

la maîtrise des dangers liés aux accidents majeurs impliquant des substances

dangereuses, qui sont susceptibles de présenter des risques importants pour la

santé, la sécurité des populations et l’environnement. Cette directive est abrogée

par la directive 2012/18/UE du 4 juillet 2012 (dite Directive Seveso III), qui entrera

en vigueur au 1

er

juin 2015. Les établissements soumis à cette réglementation se

trouvent en France et en Allemagne (Lingen ANF). Parmi eux, cinq sont soumis au

régime « Seveso » seuil haut dont quatre en France : AREVA NC (sites de Tricastin

et Malvési) et AREVA NP (site de Jarrie). Le site de Lingen ANF est une installation

nucléaire et fait l’objet, en outre, d’un classement « Seveso » seuil haut pour son

stockage d’HF (Acide Fluorhydrique).

Entité juridique/Lieu

Détail installation Classée AS

Seuil de

classement

AREVA NC/Tricastin (usine W dans périmètre INB 155)

Stockage 320 t d’HF

20 t

AREVA NC/Malvési

Stockage 180 t d’HF

20 t

AREVA NC/Tricastin (dans périmètre INB 105)

Stockage 310 t de bifluorure de potassium

20 t

AREVA NC/Tricastin (dans périmètre INB 105)

Stockage de 70 t d’HF

20 t

AREVA NP/Jarrie

Stockage 2 950 t de substances dangereuses pour l’environnement

500 t

ANF/Lingen

Stockage de 35 t d’HF en solution

20 t

DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

AREVA 2014

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