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FACTEURS DE RISQUES

04

4.6 Risques de liquidité et de marché

4.6.2.

RISQUE DE CHANGE

Compte tenu de la diversité géographique de ses implantations et de ses activités,

le groupe est exposé à la variation des cours de change en particulier à la parité

euro/dollar américain. La volatilité des cours peut impacter les écarts de conversion,

les capitaux propres et les résultats du groupe.

Les principaux facteurs par Business Group qui peuvent influencer l’exposition au

risque de change transactionnel du groupe sont les suivants :

p

BGMines et Amont : en raison de leurs implantations géographiques diversifiées

et de leurs activités essentiellement libellées en dollars américains, monnaie de

référence des prixmondiaux de l’uraniumnaturel et des services de conversion et

d’enrichissement d’uranium, ces BG sont exposés de façon significative au risque

de dépréciation du dollar américain contre euro et plus marginalement contre

dollar canadien. L’exposition constituée essentiellement de contrats pluriannuels

est couverte de façon globale afin de pouvoir bénéficier des couvertures

naturelles offertes par les achats de matières. S’agissant d’expositions moyen/

long terme, le montant de couvertures mis en place est progressif et l’horizon

adapté en fonction du caractère hautement probable de l’exposition, sans

excéder cinq ans en règle générale ;

p

BG Réacteurs et Services : les ventes de composants lourds (générateurs

de vapeur, couvercles de cuve) pouvant être facturées en dollars américains,

qui ont une base de coûts de production en euros, constituent l’exposition la

plus importante et font généralement l’objet de couvertures par des contrats

d’assurance spécifiques ou des opérations de change à terme ;

p

BG Aval : ce pôle est peu exposé aux risques de change puisque les principaux

contrats étrangers hors de la zone euro sont facturés en euros ;

p

BG Renouvelables : les principaux contrats sont portés par l’activité « Éolien en

mer » avec des clients de la zone euro donc le BG est peu exposé à la variation

des cours de change – à noter, AREVA et Gamesa ont signé le 7 juillet 2014

des accords engageants pour la création d’une coentreprise, Adwen, qui a été

effectivement créée le 9 mars 2015. Également, certains contrats des activités

« Solaire » et « Bioénergie » peuvent être exposés à des fluctuations de change

limitées (dollars américains, australiens, real brésiliens, roupies indiennes) – à

noter qu’en juillet 2014, AREVA a décidé l’arrêt de l’activité Solaire au terme

des projets de construction en cours d’achèvement, sauf proposition de reprise

complète à court terme.

La valeur de l’euro par rapport au dollar américain s’est dépréciée d’environ 12 %

sur l’année 2014.

Conformément aux politiques groupe, les entités opérationnelles responsables de

l’identification du risque de change initient les opérations de couverture contre leur

devise de compte de façon exclusive avec la Trésorerie du groupe, hors exceptions

liées à des contraintes opérationnelles ou réglementaires spécifiques. La DOFT, qui

centralise ainsi le risque de change des entités, couvre ensuite sa position en direct

avec les contreparties bancaires. Un dispositif de limites strict, portant notamment

sur les positions de change autorisées et les résultats, calculés en

marked tomarket

,

est contrôlé quotidiennement par des équipes spécialisées chargées également

des valorisations d’opérations. En complément, des analyses de sensibilité à une

variation des cours de change sont effectuées périodiquement.

En complément, voir la Section 20.2. A

nnexe aux comptes consolidés,

Note 31.

Gestion des risques de marché.

4.6.3.

RISQUE DE TAUX

L’exposition du groupe aux variations de taux d’intérêt recouvre deux natures de

risques :

p

un risque d’évolution de la valeur des actifs et passifs financiers à taux fixe ;

p

un risque d’évolution des flux liés aux actifs et passifs financiers à taux variable.

Le groupe utilise plusieurs types d’instruments financiers dérivés pour contrôler,

en fonction des conditions de marché, la répartition entre taux fixe et taux variable

de l’endettement externe et des placements, dans le but de réduire principalement

son coût de financement et d’optimiser également la gestion de ses excédents

de trésorerie. La politique groupe de gestion du risque de taux, approuvée par

la Direction générale, est complétée par un dispositif de limites spécifiques

à la gestion du risque de taux lié à la dette externe et à la gestion d’actifs. Ce

dispositif définit notamment les limites autorisées en sensibilité de portefeuille, les

instruments dérivés autorisés pour la gestion des risques financiers et les positions

subséquentes pouvant être engagées.

En complément, voir la Section 20.2. An

nexe aux comptes consolidés,

Note 31.

Gestion des risques de marché.

p

forte sélectivité sur les investissements qui seront ramenés à moins de 3milliards

d’euros en cumul sur la période (contre 4,6milliards d’euros entre 2012 et 2014),

priorité étant donnée aux investissements de sûreté, sécurité et maintenance de

nos installations ainsi qu’à l’achèvement des investissements engagés dans les

projets stratégiques du groupe ;

p

la poursuite de la levée de financements bancaires au niveau d’actifs industriels,

comme en 2014 avec le financement de projet pour l’usine Georges Besse II et

le recours à des instruments de financement opérationnel ;

p

un programme de cessions d’actifs d’un montant supérieur à celui annoncé

le 7 octobre 2014 ;

p

des partenariats comportant un volet financier.

Enfin AREVA étudie des moyens de renforcement de ses fonds propres qui

complèteront autant que de besoin les financements ci-dessus et seront précisés

dans les mêmes échéances.

AREVA dispose de lignes de crédit confirmées et non-tirées pour un montant

total de 2,1 milliards d’euros (crédit syndiqué de 1,25 milliard d’euros à échéance

2018 et lignes bilatérales de 845 millions d’euros à échéances 2016 et 2017) sur

lesquelles AREVA pourra être amené à tirer (comme elle a déjà eu l’occasion de le

faire entre 2007 et 2010 sur sa ligne de crédit syndiqué), en fonction des besoins

de liquidité nécessaires à ses activités.

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DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

AREVA 2014