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150 Document de Référence 2014

Comptes consolidés au 31 décembre 2014

5

Notes annexes

2.7.2 PASSIFS FINANCIERS NON DÉRIVÉS

◗

2.7.2.1 Principe de comptabilisation

Les passifs financiers non dérivés sont comptabilisés initialement à la juste

valeur ajustée des frais de transaction et primes directement imputables

à leur émission. Après la comptabilisation initiale, ces passifs financiers

sont évalués au coût amorti.

◗

2.7.2.2 Typologie des passifs financiers

non dérivés détenus par le Groupe

Les principaux passifs financiers non dérivés sont les suivants :

◗

Dettes financières

Les postes « Dettes financières – part à plus d’un an » et « Dettes

financières – part à moins d’un an » se composent des emprunts

obligataires émis par le Groupe, des dettes relatives aux contrats de

location-financement, des autres emprunts et concours bancaires, ainsi

que des engagements d’achat de titres de participation ne donnant

pas le contrôle et, le cas échéant, des dettes financières relatives aux

créances titrisées pour lesquelles le Groupe supporte le risque de crédit.

◗

Fournisseurs et autres créditeurs

Les dettes contractées vis-à-vis des fournisseurs du Groupe sont

présentées sur cette ligne du bilan.

◗

Autres passifs

Les autres passifs, classés au sein des passifs courants, contiennent

l’ensemble des autres dettes liées à l’exploitation (dettes sociales et

fournisseurs d’immobilisations principalement) et les dettes diverses.

2.7.3 INSTRUMENTS FINANCIERS DÉRIVÉS

Le Groupe détient des instruments financiers dérivés afin de couvrir

son exposition aux risques auxquels il est confronté dans le cadre de

ses activités, principalement le risque de change et de taux d’intérêt.

Exceptionnellement, le Groupe peut être amené à se couvrir contre le

risque de variation du cours de certaines matières premières, notamment

le gasoil.

Les dérivés sont comptabilisés initialement à la juste valeur. Les variations

ultérieures de juste valeur sont comptabilisées selon les modalités décrites

ci-dessous.

◗

2.7.3.1 Instruments dérivés désignés

comme instruments de couverture

La comptabilité de couverture est applicable si et seulement si les

conditions suivantes sont réunies :

■

une relation de couverture est clairement identifiée, formalisée et

documentée dès la date de mise en place de l’instrument ;

■

l’efficacité de la relation de couverture est démontrée dès l’origine.

Carrefour applique deux types de comptabilité de couverture : la

couverture de flux de trésorerie et la couverture de juste valeur. À ce

jour, il n’existe pas d’opération de couverture de l’investissement net à

l’étranger.

◗

Couverture de flux de trésorerie

Lorsque l’instrument est qualifié d’instrument de couverture de flux futurs,

les variations de juste valeur correspondant à la partie efficace sont

directement comptabilisées en autres éléments du résultat global, et ce

jusqu’au moment où la transaction couverte affecte le résultat du Groupe.

Les variations correspondant à la partie inefficace sont comptabilisées

en résultat financier.

Sont notamment qualifiés d’instruments de couverture de flux futurs les

swaps de taux dont l’objectif est de fixer le taux variable de la dette et les

achats à terme de devises visant à couvrir les achats de marchandises

futurs en devises.

◗

Couverture de juste valeur

Lorsque l’instrument est qualifié d’instrument de couverture de juste

valeur, les variations de juste valeur sont comptabilisées en résultat où

elles compensent les variations de juste valeur du sous-jacent au titre

du risque couvert pour la partie efficace.

Les swaps d’émission adossés à des obligations à taux fixe sont

considérés comme des instruments de couverture de juste valeur. Les

passifs financiers couverts par ces swaps sont ajustés de la juste valeur

pour la partie couverte. Les variations de juste valeur sont comptabilisées

en compte de résultat et sont compensées par les variations symétriques

de la juste valeur des swaps de taux pour la partie efficace.

◗

2.7.3.2 Autres instruments dérivés

Les autres instruments dérivés sont comptabilisés à la juste valeur, les

variations de juste valeur étant comptabilisées en résultat. Les instruments

utilisés sont des swaps de taux/change et/ou des options de taux de

type « vanille ».

2.7.4 MÉTHODE DE DÉTERMINATION

DE LA JUSTE VALEUR

Les valeurs de marché des instruments de change et de taux sont

déterminées sur la base de modèles d’évaluation reconnus sur le marché,

ou par recours aux cotations établies par des établissements financiers

tiers.

Les valeurs estimées par des modèles de valorisation sont basées sur

l’actualisation des flux de trésorerie futurs attendus pour les instruments

à terme fermes et sur les modèles Black-Scholes pour les instruments

optionnels. Ces modèles utilisent des paramètres calibrés à partir de

données de marché (courbes de taux, taux de change) obtenus de

fournisseurs de données financières reconnus.

La juste valeur de la dette à long terme est estimée à partir de la valeur

boursière des emprunts obligataires, ou à partir de la valeur de tous

les flux futurs actualisés sur la base des conditions de marché sur un

instrument similaire (en termes de devise, échéance, type d’intérêt et

autres facteurs).

L’évaluation de la juste valeur des instruments financiers dérivés intègre

une composante « risque de contrepartie » pour les instruments dérivés

actifs et une composante « risque de crédit propre » pour les instruments

dérivés passifs. L’évaluation du risque de crédit est déterminée à partir

de modèles mathématiques usuels pour des intervenants de marché. Au

31 décembre 2014 comme au 31 décembre 2013, les incidences de

la prise en compte de ces deux composantes ne sont pas matérielles.