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154 Document de Référence 2014

Comptes consolidés au 31 décembre 2014

5

Notes annexes

2.21

RÉSULTAT PAR ACTION

2.20

PRODUITS ET CHARGES NON COURANTS

Conformément aux dispositions de la recommandation n° 2013-03 du

7 novembre 2013 de l’Autorité des Normes Comptables, le Groupe

présente en résultat opérationnel non courant des « éléments peu

nombreux, bien identifiés, non récurrents, significatifs au niveau de la

performance consolidée ».

Sont comptabilisés en produits et charges non courants certains éléments

significatifs à caractère inhabituel de par leur nature et leur fréquence

tels que des dépréciations d’actifs, des coûts de restructuration et des

charges liées à des réestimations de risques d’origine ancienne, sur la

base d’informations ou d’éléments dont le Groupe a eu connaissance

au cours de l’exercice.

Ces éléments sont présentés de manière distincte dans le compte

de résultat afin de « faciliter la compréhension de la performance

opérationnelle courante et permettre au lecteur des comptes de disposer

d’éléments utiles dans une approche prévisionnelle des résultats ».

Le résultat par action de base est calculé en divisant le résultat attribuable

aux porteurs d’actions ordinaires de la Société par le nombre moyen

pondéré d’actions ordinaires en circulation au cours de la période. Les

actions d’autocontrôle ne sont pas considérées comme des actions en

circulation et viennent donc minorer le nombre d’actions prises en compte

pour le calcul du résultat net par action. Les actions dont l’émission est

conditionnelle ne sont traitées comme étant en circulation que lorsque

toutes les conditions nécessaires sont remplies.

Le résultat par action dilué est déterminé en ajustant, le cas échéant,

le résultat attribuable aux porteurs d’actions ordinaires et le nombre

moyen pondéré d’actions ordinaires en circulation des effets de tous

les instruments potentiellement dilutifs, qui comprennent notamment les

obligations convertibles et les options d’achat d’actions attribuées aux

membres du personnel. Les options d’achat d’actions sont considérées

comme potentiellement dilutives si elles sont « dans la monnaie » (le

prix d’exercice considéré incluant la juste valeur des services rendus

selon IFRS 2 –

Paiement fondé sur des actions

). Les actions gratuites

sont considérées comme potentiellement dilutives si les événements

conditionnant leur attribution sont survenus.

Note 3

Faits marquants de l’exercice

3.1

CRÉATION D’UNE SOCIÉTÉ DE CENTRES COMMERCIAUX ATTENANTS

AUX HYPERMARCHÉS DU GROUPE EN EUROPE

Le 16 décembre 2013, Carrefour annonçait la signature d’un protocole

d’intention avec Klépierre pour le rachat de 127 centres commerciaux.

Après accord final signé entre les parties le 24 janvier 2014, consultation

des instances représentatives du personnel et approbation des autorités

réglementaires compétentes, le Groupe a annoncé le 16 avril 2014 la

création, avec ses partenaires co-investisseurs, de la société Carmila

dédiée à la valorisation des centres commerciaux attenants aux

hypermarchés Carrefour en France, en Espagne et en Italie.

Carmila est ainsi devenue propriétaire à la date de l’opération d’un

portefeuille de 171 centres commerciaux provenant :

■

d’une part, de l’acquisition finalisée le 16 avril auprès de Klépierre

de 126 sites en France, en Espagne et en Italie pour une valeur de

2,0 milliards d’euros ;

■

d’autre part, de l’apport par le groupe Carrefour de 45 sites en France

pour une valeur de marché de 0,7 milliard d’euros.

Son financement initial est constitué de 1,8 milliard d’euros de fonds

propres, apportés par les partenaires co-investisseurs à hauteur de

1,0 milliard d’euros et par Carrefour pour 0,8 milliard d’euros (0,7 milliard

d’euros en apports d’actifs et 0,1 milliard d’euros en trésorerie). Par

ailleurs, la société Carmila a souscrit des lignes de crédit bancaire pour

le solde, soit 0,9 milliard d’euros.

Pour rappel, au 31 décembre 2013, en application de la norme IFRS 5 –

Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées,

les immeubles des 45 sites concernés avaient été reclassés dans le

compte spécifique d’actifs détenus en vue de la vente.

Dans les comptes annuels 2014, en application des normes sur la

consolidation en vigueur (IFRS 10, IFRS 11 et IAS 28 révisée), la nouvelle

société faisant l’objet d’un contrôle conjoint par le groupe Carrefour et

ses co-investisseurs, qui détiennent respectivement 42 % et 58 % du

capital, a été consolidée selon la méthode de la mise en équivalence, pour

un montant initial de 784 millions d’euros. L’opération s’est traduite par

la constatation en résultat non courant d’une plus-value de 333 millions

d’euros, conformément à la norme IFRS 10 applicable en cas de perte

de contrôle d’une activité au sens de la norme IFRS 3.