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INFORMATIONS FINANCIÈRES CONCERNANT LE PATRIMOINE,

LA SITUATION FINANCIÈRE ET LES RÉSULTATS DE L’ÉMETTEUR

20

20.2 Annexe aux comptes consolidés au 31 décembre 2014

Les goodwills ne sont pas amortis mais font l’objet de tests de dépréciation

systématiques aumoins une fois par an, ou plus fréquemment s’il existe des indices

de dépréciation, et des pertes de valeur sont constatées si cela s’avère nécessaire

sur la base des résultats de ces tests. Des pertes significatives de parts de marché,

le retrait d’autorisations administratives d’exercer une activité ou la réalisation de

résultats financiers fortement déficitaires constituent des exemples d’indices de

dépréciation.

Pour la réalisation des tests de dépréciation, les goodwills sont affectés à chacune

des unités génératrices de trésorerie (UGT) auxquelles ils se rattachent en fonction

de l’organisation mise en place par le Groupe. (La définition d’une UGT et la

méthodologie des tests de dépréciation sont décrites dans la note 1.10).

Si la valeur recouvrable de l’unité génératrice de trésorerie est inférieure à la valeur

comptable de ses actifs, la perte de valeur est affectée en priorité au goodwill,

puis aux autres actifs non courants de l’UGT (immobilisations corporelles et

incorporelles) au prorata de leur valeur comptable. La valeur recouvrable d’une

UGT est égale à la plus élevée de (1) sa valeur d’utilité mesurée selon la méthode

des cash-flows actualisés, et (2) sa juste valeur diminuée des coûts de la vente.

Une perte de valeur comptabilisée sur un goodwill a un caractère irréversible et

ne peut donc pas être reprise.

Lors de la cession d’une activité, le montant du goodwill qui lui est affecté est inclus

dans la valeur comptable nette de l’activité cédée et est donc pris en compte pour

déterminer le résultat de la cession.

En cas de cession d’un actif ou d’un groupe d’actifs constituant une partie

d’une UGT à laquelle un goodwill est affecté, une quote-part de ce goodwill est

rattachée sur une base rationnelle à l’actif ou au groupe d’actifs cédé ; le montant

correspondant est pris en compte pour déterminer le résultat de la cession.

1.7. COMPTABILISATION DU CHIFFRE D’AFFAIRES

Le chiffre d’affaires est évalué à la juste valeur de la contrepartie reçue ou à recevoir,

nette de remises et de taxes sur le chiffre d’affaires.

Il comprend :

p

le chiffre d’affaires sur les contrats de construction et certaines prestations de

services, comptabilisé suivant la méthode de l’avancement conformément à la

norme IAS 11 (cf. note 1.8 ci-après) ;

p

le chiffre d’affaires sur les autres ventes de biens et services, comptabilisé lors

du transfert de l’essentiel des risques et avantages au client conformément à

la norme IAS 18.

Le chiffre d’affaires relatif aux opérations dans lesquelles l’unité agit uniquement

comme intermédiaire sans encourir les risques et avantages relatifs aux biens

concernés est constitué de lamarge de l’unité. Il en est demême pour les opérations

de négoce de matières (il s’agit principalement de l’activité de trading d’uranium).

Aucun produit n’est reconnu sur les opérations d’échange de matières ou de

produits lorsque les matières ou produits échangés sont de nature et de valeur

similaires.

1.8. CHIFFRE D’AFFAIRES COMPTABILISÉ SUIVANT

LA MÉTHODE DE L’AVANCEMENT

Le chiffre d’affaires et la marge sur les contrats de construction et sur certaines

prestations de services sont comptabilisés selon la méthode de l’avancement,

conformément aux prescriptions de la norme IAS 11 pour ce qui concerne les

contrats de construction, et de la norme IAS 18 pour ce qui concerne les prestations

de services.

En application de cette méthode, le chiffre d’affaires et le résultat des contrats sont

reconnus au fur et à mesure de l’avancement ; suivant la nature des contrats et

leur complexité, le Groupe applique la méthode de l’avancement par les coûts ou

la méthode de l’avancement aux jalons.

p

Selon la méthode de l’avancement par les coûts, le pourcentage d’avancement

est le rapport entre les coûts encourus (coûts des travaux ou services réalisés

et validés à la clôture des comptes) et les coûts totaux prévisionnels du contrat,

dans la limite de l’avancement physique ou technique à la date de clôture.

p

Selon la méthode de l’avancement aux jalons, un pourcentage prédéterminé

sur la base de la répartition des coûts prévisionnels initiaux du contrat est

attribué à chaque stade d’avancement du contrat ; le chiffre d’affaires et les

coûts reconnus à la clôture de l’exercice sont égaux au pourcentage du chiffre

d’affaires prévisionnel et des coûts prévisionnels du contrat correspondant au

stade d’avancement atteint à cette date.

Les produits financiers résultant des conditions financières contractuelles se

traduisant par des excédents significatifs de trésorerie pendant tout ou partie de

la durée du contrat sont inclus dans les produits du contrat et comptabilisés en

chiffre d’affaires au prorata de l’avancement.

AREVA avait retenu l’option auparavant autorisée par la norme IAS 11 de ne pas

inclure les charges financières dans les coûts du contrat lorsque celui-ci génère un

déficit de trésorerie. Cette option n’est plus applicable aux contrats pour lesquels

des coûts ont commencé à être encourus à partir du 1

er

janvier 2009 : les charges

financières générées par ces contrats sont prises en compte dans le calcul du

résultat prévisionnel à terminaison.

Lorsque le résultat estimé à terminaison est négatif, la perte à terminaison est

constatée immédiatement en résultat sous déduction de la perte déjà comptabilisée

à l’avancement, et fait l’objet d’une provision.

Lorsque le résultat à terminaison d’un contrat ne peut être estimé de façon fiable,

les coûts sont comptabilisés en charges dans l’exercice au cours duquel ils sont

encourus et les produits sont comptabilisés dans la limite des coûts encourus

et recouvrables. En cas de perte à terminaison, cette approche n’exclut pas

de comptabiliser intégralement en charges la perte attendue. Cette disposition

s’applique notamment aux 31 décembre 2013 et 2014 au contrat de construction

d’un réacteur EPR

TM

en Finlande (cf. note 24).

1.9. ÉVALUATION DES ACTIFS CORPORELS ET INCORPORELS

1.9.1. Évaluation initiale

Les immobilisations corporelles et incorporelles sont évaluées selon la méthode

du coût amorti.

AREVA n’a pas retenu l’option autorisée par la norme IFRS 1 d’évaluer certains

actifs corporels et incorporels à leur juste valeur lors de la première application des

normes IFRS au 1

er

janvier 2004.

1.9.2. Incorporation des coûts d’emprunt

Les coûts d’emprunts ne sont pas incorporés dans la valorisation des actifs

corporels et incorporels :

p

mis en service avant le 1

er

janvier 2009 ;

p

ou mis en service postérieurement à cette date mais pour lesquels des

dépenses avaient été engagées et comptabilisées en immobilisations en cours

au 31 décembre 2008.

Conformément aux prescriptions de la norme IAS 23 révisée applicable à partir du

1

er

janvier 2009, les coûts d’emprunt relatifs aux investissements en actifs corporels

et incorporels se rapportant à des projets engagés postérieurement à cette date et

dont la durée de construction ou de préparation est supérieure à un an sont inclus

dans le coût de revient de ces actifs.

DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

AREVA 2014

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