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INFORMATIONS FINANCIÈRES CONCERNANT LE PATRIMOINE,

LA SITUATION FINANCIÈRE ET LES RÉSULTATS DE L’ÉMETTEUR

20

20.2 Annexe aux comptes consolidés au 31 décembre 2014

La charge d’amortissement correspondante n’est pas considérée comme faisant

partie des coûts des contrats (et ne participe pas à leur avancement), ni au coût

de revient des stocks. Elle est cependant intégrée dans la rubrique du compte

de résultat intitulée « coût des produits et services vendus » et ainsi déduite de la

marge brute.

Taux d’inflation et d’actualisation pris en compte

pour l’actualisation des opérations de fin de cycle

Les taux d’inflation et d’actualisation pris en compte pour l’actualisation des

opérations de fin de cycle sont appréciés à partir des principes suivants.

Le taux d’inflation est fixé en cohérence avec les anticipations d’inflation à long

terme dans la zone Euro et en tenant compte de l’objectif de la Banque Centrale

Européenne.

Le taux d’actualisation est déterminé sur la base de séries longues d’emprunts

obligataires de duration comparable à celle du passif, afin de prendre en compte

les tendances longues sur les évolutions des taux, en cohérence avec l’horizon

lointain des décaissements. Le taux d’actualisation retenu doit par ailleurs respecter

un plafond réglementaire, défini par le décret du 23 février 2007 et l’arrêté du

21 mars 2007.

Il est notamment pris pour référence la moyenne mobile sur 4 ans des rendements

des OAT françaises de maturité 30 ans auxquels est ajouté un spread d’obligations

d’entreprises de première catégorie.

La révision du taux d’actualisation est ainsi fonction des évolutions structurelles de

l’économie conduisant à des changements durables à moyen et long termes, ainsi

que d’éventuels effets de plafonnement réglementaires.

Pour les installations situées en France, AREVA a retenu au 31 décembre 2014 un

taux d’inflation de 1,75%et un taux d’actualisation de 4,50% (contre respectivement

1,90 % et 4,75 % au 31 décembre 2013).

Compte tenu du projet de révision du dispositif réglementaire relatif au taux plafond

dont AREVA a été informé par l’autorité administrative, AREVA a demandé en

novembre 2014 aux ministres chargés de l’économie et de l’énergie une nouvelle

dérogation à l’application du taux plafond réglementaire pour l’arrêté des comptes

au 31 décembre 2014, demande qui a été acceptée. En conséquence, le taux

d’actualisation retenu au 31 décembre 2014 est le taux ressortant de la méthode

usuelle de l’entreprise, soit 4,50 %. Le taux plafond résultant de l’application du

dispositif en vigueur s’établirait à 4,31 % au 31 décembre 2014, contre 4,80 % en

application du dispositif envisagé.

Traitement des changements d’hypothèses

Les changements d’hypothèses concernent les changements de devis, de taux

d’actualisation et d’échéanciers.

Conformément aux normes IFRS, le Groupe applique la méthode prospective :

p

si l’installation est en exploitation, les actifs de démantèlement/part propre

et part des tiers sont corrigés du même montant que la provision ; l’actif de

démantèlement part propre est amorti sur la durée résiduelle des installations ;

p

si l’installation n’est plus en exploitation, l’impact est pris en résultat sur

l’année du changement. L’impact des changements de devis est porté au

résultat opérationnel ; l’impact des changements de taux d’actualisation et des

changements d’échéancier est porté au résultat financier.

Il n’existe pas d’actif part propre en contrepartie des provisions pour reprises et

conditionnements des déchets (RCD) financées par le Groupe. En conséquence,

les changements d’hypothèses concernant la part financée par le Groupe de ces

provisions sont comptabilisés immédiatement au compte de résultat : l’impact des

changements de devis est porté au résultat opérationnel ; l’impact des changements

de taux d’actualisation et des changements d’échéancier est porté au résultat

financier.

1.19. DETTES FINANCIÈRES

Les dettes financières comprennent :

p

les options de vente détenues par les actionnaires minoritaires de filiales du

Groupe ;

p

les dettes liées à des locations financières ;

p

les autres dettes portant intérêt.

1.19.1. Les dettes liées à des locations financières

Conformément à la norme IAS 17, les contrats de location sont qualifiés de locations

financières lorsque, en substance, ils transfèrent au preneur la quasi-totalité des

risques et avantages inhérents à la propriété. Une location financière donne lieu à

la comptabilisation initiale d’une immobilisation et d’une dette financière de même

montant, égale à la juste valeur du bien concerné à la date de mise en place du

contrat ou à la valeur actualisée des paiements futurs minimaux dus au titre du

contrat lorsqu’elle est inférieure.

Ultérieurement, les loyers sont traités comme des remboursements de la dette, et

décomposés en amortissement du principal de la dette, et charges financières,

sur la base du taux d’intérêt stipulé au contrat ou du taux d’actualisation utilisé

pour l’évaluation de la dette.

1.19.2. Autres dettes portant intérêt

Cette rubrique inclut :

p

les avances rémunérées reçues des clients : les avances reçues des clients

sont classées en dettes financières lorsqu’elles portent intérêt, et en dettes

opérationnelles dans le cas inverse (cf. note 1.20) ;

p

les emprunts auprès des établissements de crédit ;

p

les emprunts obligataires émis par AREVA ;

p

les découverts bancaires courants.

Les dettes portant intérêt sont évaluées à leur coût amorti selon la méthode du

taux d’intérêt effectif.

Les emprunts obligataires faisant l’objet d’une couverture de taux (swap taux

fixe/taux variable) qualifiée de couverture de juste valeur sont réévalués de façon

symétrique à l’instrument dérivé de couverture.

1.20. AVANCES ET ACOMPTES REÇUS

Les avances et acomptes reçus des clients sont classés en trois catégories :

p

les avances portant intérêt, qui sont présentés en dettes financières

(cf. note 1.19.3) ;

p

les avances et acomptes finançant les immobilisations : cette rubrique enregistre

les montants reçus de clients et concourant au financement d’investissements

affectés à l’exécution de contrats de longue durée auxquels ils ont souscrit ;

p

les avances et acomptes reçus sur commandes : cette rubrique enregistre les

avances et acomptes reçus de clients et n’entrant pas dans les deux catégories

précédentes ; leur remboursement est effectué par imputation sur le chiffre

d’affaires dégagé au titre des contrats considérés.

Seuls les acomptes et avances effectivement perçus sont comptabilisés.

1.21. CONVERSION DES OPÉRATIONS EN MONNAIES

ÉTRANGÈRES

Les opérations libellées en monnaies étrangères sont initialement converties par

la filiale concernée dans sa monnaie fonctionnelle au cours de change en vigueur

à la date de la transaction.

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DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

AREVA 2014