FACTEURS DE RISQUES
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4.2 Risques juridiques
D’autres textes internationaux et nationaux encadrent par ailleurs :
p
la protection et le contrôle des matières nucléaires, de leurs installations et leurs
transports, telles que la Convention sur la protection physique des matières
nucléaires du 28 octobre 1979, le Code de la défense (articles L. 1333-1 et
suivants, R. 1333-1 et suivants), le Traité Euratom (chapitre VII) du 25 mars 1957
et le Règlement Euratom n° 302/2005 du 8 février 2005, l’Accord de garanties
AIEA/France/Euratom (INFCIRC/290 du 27 juillet 1978), ainsi que de nombreux
accords internationaux. Leur application est régulièrement contrôlée par les
inspecteurs de l’AIEA, d’Euratom et des services du Haut Fonctionnaire de
Défense et de Sécurité du ministère de l’Écologie, du Développement durable
et de l’Énergie (MEDDE) ;
p
la sécurité des installations d’importance vitale, conformément au Code de la
défense (article L. 1332-1 et suivants, R. 1332-1 et suivants), et aux directives
nationales de sécurité, sous contrôle du Haut Fonctionnaire de Défense et de
Sécurité du MEDDE et des autorités préfectorales ;
p
les installations nucléaires intéressant la dissuasion, dans le cadre du Code de
la défense (articles R. 1411-1 et suivants) et sous contrôle gouvernemental de
la dissuasion ;
p
le transport de matières radioactives par l’arrêté du Transport de Marchandises
Dangereuses du 29 mai 2009 dit TMD (voir le
Lexique
) ;
p
le contrôle des mouvements transfrontières de déchets radioactifs, la directive
2006/117/Euratom du Conseil du 20 novembre 2006 relative à la surveillance
et au contrôle des transferts de déchets radioactifs et de combustible nucléaire
usé ; et voir également
infra
la Section
Réglementation régissant les déchets
radioactifs.
Les pays étrangers dans lesquels le groupe exploite des installations nucléaires
(Belgique, Allemagne et États-Unis) disposent de réglementations similaires
permettant un contrôle rigoureux des installations et de leurs conditions de
fonctionnement par les organes compétents.
Réglementation régissant les opérations de fin de cycle
Réglementation régissant le démantèlement
Le cadre juridique régissant les opérations de démantèlement réalisées en France
est, à titre principal, issu de la loi TSN codifiée. Par ailleurs, la Convention commune
sur la sûreté de la gestion du combustible usé et sur la sûreté de la gestion des
déchets radioactifs du 5 septembre 1997, adoptée sous l’égide de l’AIEA, contient
des dispositions relatives au processus de déclassement des installations nucléaires.
L’entité juridique responsable de l’exploitation et du démantèlement des installations
est l’exploitant nucléaire, pris en tant que titulaire des autorisations d’exploiter et
de démanteler. L’exploitant demeure responsable du moment et des modalités
retenues pour le démantèlement des installations qu’il exploite, sous le contrôle
technique de l’ASN qui valide chaque grande étape du démantèlement.
La décision autorisant le démantèlement et précisant ses modalités est prise par
décret à l’issue d’une enquête publique et d’une procédure nécessitant l’avis de
plusieurs organismes. Le décret autorisant les opérations de mise à l’arrêt définitif
et de démantèlement fixe notamment les caractéristiques du démantèlement, son
délai de réalisation, l’état final visé et les types d’opération à la charge de l’exploitant
à l’issue du démantèlement.
En fonction des spécificités de chaque installation, la durée des opérations de
démantèlement peut atteindre plusieurs dizaines d’années (comprenant des
phases de réalisation de travaux et des phases de surveillance de l’installation
n’impliquant pratiquement aucune opération). Le démantèlement correspond à
une succession d’opérations allant de la mise à l’arrêt de l’installation nucléaire
jusqu’à la décision des autorités compétentes de déclassement de l’installation
qui permet généralement une nouvelle utilisation du site pour un usage industriel.
En France, le groupe est titulaire actuellement de 18 INB (dont six officiellement
en statut mise à l’arrêt définitif/démantèlement) plus une INBS. Par ailleurs, une
INB est en attente d’un décret d’autorisation de création (sur le site de Malvési).
Le niveau de démantèlement retenu dépend notamment de l’utilisation qui devrait
être faite du site sur lequel l’INB est implantée. Aux États-Unis, en Allemagne et en
Belgique où le groupe exploite quatre installations nucléaires, les règles relatives
au démantèlement reposent sur des principes qui ne présentent pas de différence
substantielle par rapport à ceux applicables en France.
Les aspects non réglementaires du démantèlement sont traités à la Section 4.3.1.8.
Réglementation régissant les déchets radioactifs
Les déchets générés par les activités nucléaires ou par le démantèlement des
INB sont régis en France notamment par les articles L. 542-1 à L. 542-14 du
Code de l’environnement. Au plan international, la gestion des déchets radioactifs
est notamment régie par la Convention commune de l’AIEA sur la sûreté de la
gestion du combustible usé et sur la sûreté de la gestion des déchets radioactifs du
5 septembre 1997. Au plan européen, la directive n° 2011/70/Euratom du Conseil
du 19 juillet 2011 établit un cadre communautaire pour la gestion responsable et
sûre du combustible usé et des déchets radioactifs.
L’obligation de traitement et d’élimination des déchets issus des activités nucléaires
ou de démantèlement pèse sur le producteur, et le cas échéant, sur le détenteur
de ces déchets.
L’article L. 542-2-1 du Code de l’environnement autorise le traitement dans les
installations françaises de combustibles usés et de déchets radioactifs provenant
de l’étranger, sous certaines conditions dont notamment la signature d’accords
intergouvernementaux qui indiquent les périodes prévisionnelles de réception
et de traitement de ces substances et, s’il y a lieu, les perspectives d’utilisation
ultérieure des matières radioactives séparées lors du traitement. Chaque année,
l’exploitant remet au ministre chargé de l’Énergie un rapport sur l’inventaire de ces
substances. L’article L. 594-1 du Code de l’environnement dispose que l’exploitant
d’INB doit constituer des provisions afférentes aux charges de démantèlement de
son installation et de gestion des combustibles usés et des déchets radioactifs et
affecter les actifs nécessaires, à titre exclusif, à la couverture de ces provisions. À ce
titre, la réglementation précise que l’exploitant doit comptabiliser de façon distincte
ces actifs qui doivent présenter un degré de sécurité et de liquidité suffisant pour
répondre à leur objet. Leur valeur de réalisation est au moins égale au montant
des provisions. Les actifs constituent un patrimoine d’affectation protégé contre
tout créancier à l’exception de l’État lorsqu’il exerce le respect des règles relatives
aux activités nucléaires. L’ensemble de ces éléments est contrôlé par diverses
autorités administratives et notamment la Commission nationale d’évaluation du
financement des charges de démantèlement. En outre, des sanctions pécuniaires
sont prévues en cas de manquement à l’ensemble des obligations relatives aux
charges de démantèlement.
4.2.1.2.
RÈGLES ÉTHIQUES
Le groupe attache une attention particulière au respect d’un comportement éthique
stricte dans le cadre de ses activités. Il s’est dès 2003, doté d’une Charte des valeurs
appelant l’ensemble des collaborateurs à respecter les lois et règlements en vigueur,
ainsi que les valeurs, les principes d’action et les règles de conduite ce document et
en premier lieu les lois et règlements en vigueur. Des écarts ponctuels par rapport
à ce référentiel sont toutefois possibles de la part des salariés, mandataires ou
représentants du groupe avec, suivant leur gravité, d’éventuelles répercussions
sur la réputation d’AREVA.
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DOCUMENT DE RÉFÉRENCE
AREVA 2014




