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DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

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L’ORÉAL 2013

PRÉSENTATION DU GROUPE

1

RECHERCHE & INNOVATION : OBJECTIF EXCELLENCE

1.5. RECHERCHE & INNOVATION : OBJECTIF EXCELLENCE

1.5.1.

La recherche, dans les gènes

du Groupe

Il y a plus d’un siècle, le chimiste Eugène Schueller fondait

L’Oréal en lançant une innovation majeure : la coloration

inoffensive pour cheveux. La recherche s’inscrit dès lors

comme un des éléments de l’ADN du Groupe. Elle devient

très vite l’une des clés de sa réussite.En conservant toujours un

temps d’avance en la matière, L’Oréal a intégré la recherche

dans un processus de Développement Durable.Les ingrédients

utilisés et les travaux menés respectent les consommateurs,

l’environnement et la biodiversité.

En partant à la conquête d’un nouveau milliard de

consommateurs,leGroupe a repensé sonmodèle d’innovation

et renforce constamment ses investissements.Avec un budget

de 857 millions d’euros en 2013, en croissance de + 8,4 % par

rapport à l’année précédente,la recherche de L’Oréal innove

pour répondre à toutes les aspirations de beauté à travers le

monde dans leur infinie diversité.

L’ORÉAL SE DOTE D’UN CONSEIL SCIENTIFIQUE

DE HAUT NIVEAU

L’inépuisable quête de beauté requiert une recherche

scientifique ouverte sur le monde.À l’heure où L’Oréal déploie

une stratégie d’universalisation de la beauté, la création en

2013 d’un Conseil Scientifique s’est imposée pour nourrir les

interactions entre science et beauté.

Jacques Leclaire, Directeur Scientifique mondial, préside aux

destinées de ce Conseil et en anime les réflexions.Sa mission :

guider les orientations scientifiques et technologiques pour

explorer les prochaines frontières de la beauté. Composé de

9 éminents chercheurs provenant de cultures et de disciplines

différentes, le Conseil Scientifique est aussi respectueux de la

parité car c’est de la confrontation d’idées que naissent bien

souvent de grandes découvertes et innovations.

Le Conseil se réunira deux fois par an et ses travaux intégreront

l’important développement mondial des sciences et

technologies, la puissance des données numériques mais

aussi les nouveaux modes de consommation ou les enjeux

sociétaux. Il apportera des idées inattendues et dessinera

avec les chercheurs de L’Oréal les horizons de la science de

la beauté des dix prochaines années.

1.5.2.

Un temps d’avance

dans les actifs

Le département de Recherche fondamentale de L’Oréal a

été créé en 1963. Sa mission : étendre la connaissance de la

peau et du cheveu afin d’imaginer de nouveaux concepts qui

mèneront à la synthèse de nouvelles molécules. Le Groupe a

par la suite multiplié le nombre de dépôts de brevets (624 en

2013) et développé de nombreux actifs, dont les principaux

sont à la source des produits phares du Groupe.

Parmi ces grandes molécules, on peut citer le

Ionène G

,

lancé en 1978 dans la coloration avec Majirel pour assurer

un vrai respect de l’intégrité du cheveu ; le

Mexoryl SX

, filtre

solaire proposé en 1993 dans la gamme Vichy Capital Soleil ;

le

Pro-Xylane

, apparu pour la première fois en 2006 dans la

gamme Absolue de Lancôme pour traiter les rides profondes ;

et plus récemment, le

LR2412

, utilisé dans le soin Visionnaire

de Lancôme, lancé en 2011 qui réduit les rides tout en

homogénéisant le teint ; la

Stemoxydine

lancée en 2012 dans

la gamme Néogenic de Vichy qui favorise le renouvellement

folliculaire et le

Filloxane

, véritable combleur des cheveux

mous,lancé en 2013 dans la gamme Fibralogy de L’Oréal Paris.

Cette capacité à mettre en œuvre des programmes de

recherche de long terme permet aujourd’hui à L’Oréal de

conforter son avance sur ses concurrents.

1.5.3.

Tests sur l’animal : concilier

éthique et innovation

L’innocuité et l’efficacité des innovations technologiques

de L’Oréal sont essentielles. Pour répondre à ces exigences,

la Recherche s’est engagée dans les années 1980 dans

le développement de méthodes alternatives aux tests sur

animaux pour l’évaluation de la sécurité de ses produits et

de ses actifs.

Les plus grands progrès ont été faits grâce à l’ingénierie

tissulaire : reconstruire le premier épiderme humain en 1979,

puis la première peau complète (épiderme et derme) en 1996.

En trois décennies,grâce aux investissements en recherche et

aux partenariats scientifiques, le Groupe s’est constitué une

véritable expertise en la matière.

En 2011, L’Oréal a inauguré à Gerland (Lyon, France) son

Centre Mondial d’évaluation prédictive de la sécurité et de

l’efficacité des ingrédients et des produits, le premier site

de l’industrie cosmétique à produire des tissus biologiques

reconstruits (environ 130 000 unités par an).

Aujourd’hui, 12 modèles de peau et de cornée reconstruites

ont été mis au point.Ces modèles sont de fabuleux outils pour

prédire la sécurité et l’efficacité des produits et permettent de

réduire les délais de mise sur le marché. Grâce à eux, L’Oréal

a pu mettre fin aux tests sur animaux pour les produits finis

en 1989 (14 ans avant que la loi ne l’exige en Europe) et

élaborer des stratégies d’évaluation prédictive pour satisfaire

à la récente réglementation européenne qui interdit toute

commercialisation de produits contenant le moindre

ingrédient ayant été testé sur l’animal après le 11 mars 2013.

Cette loi n’a pas eu d’impact sur l’innovation du Groupe.

En dehors de l’Europe, dans tous les pays qui continuent à

exiger ou à réaliser des tests sur animaux pour évaluer la