LEXIQUES
1. Lexique technique
> Déchets radioactifs ultimes
Les déchets radioactifs ultimes sont des déchets radioactifs qui ne peuvent plus
être traités dans les conditions techniques et économiques dumoment, notamment
par extraction de leur part valorisable.
> Déclassement
Opération administrative consistant à supprimer l’installation de la liste des
« installations nucléaires de base ». L’installation n’est dès lors plus soumise au
régime juridique et administratif des installations nucléaires de base.
> Décontamination
La décontamination est une opération physique, chimique ou mécanique destinée
à éliminer ou réduire la présence de matières radioactives ou chimiques déposées
sur une installation, un espace découvert, un matériel ou une personne.
> Décroissance radioactive
Diminution naturelle de l’activité nucléaire d’une substance radioactive par
désintégrations spontanées.
> Défense en profondeur
Ensemble de lignes de protection successives destiné à prévenir l’apparition ou, le
cas échéant, à limiter les conséquences de défaillances techniques ou humaines
susceptibles de conduire à des situations accidentelles.
> Démantèlement
Ensemble des opérations techniques et réglementaires qui suivent la mise à
l’arrêt définitif d’une installation, effectué en vue d’atteindre un état final défini
permettant le déclassement. Le démantèlement inclut le démontage physique et
la décontamination de tous les appareils et équipements, et la gestion des déchets
radioactifs associés.
> Désintégration
Transformation spontanée d’un radionucléide en un autre nucléide avec émission
d’une particule.
> Deutérium
Isotope de l’hydrogène dont le noyau est constitué d’un proton et d’un neutron.
> Diffusion gazeuse
Procédé de séparation isotopique d’espècesmoléculaires, fondé sur la différence de
vitesse de diffusion de ces molécules (liée à la différence demasse) au travers d’une
membrane semi-perméable ; c’est ainsi que peuvent être séparés les composés
gazeux d’hexafluorures d’uranium
235
UF
6
et
238
UF
6
, permettant l’enrichissement du
combustible nucléaire en
235
U, isotope fissile de l’uranium.
> Dose
Mesure de l’exposition d’un individu à des rayonnements ionisants (énergie reçue
et effets liés à la nature des rayonnements). La dose se mesure en mSv, sous-unité
du Sv (1 Sv = 1 000 mSv). La dose moyenne d’exposition d’origine naturelle d’un
individu en France est de 2,4 mSv/an.
> Dosimètre
Instrument permettant de mesurer des doses radioactives reçues par un individu
ou par certains organes de cet individu (dosimètre passif ou opérationnel), ou par
l’environnement (dosimètre de site).
> Eau ordinaire ou « légère »
Constituée d’hydrogène et d’oxygène (alors que l’eau lourde est une combinaison
d’oxygène et de deutérium), elle est utilisée dans certains réacteurs à la fois pour
refroidir le combustible et récupérer l’énergie produite, et pour ralentir les neutrons
afin d’augmenter la probabilité de fission.
> Échelle ARIA
Échelle européenne des accidents industriels officialisée en février 1994 par
le Comité des autorités compétentes des États membres pour l’application de
la directive Seveso. Elle repose sur dix-huit paramètres techniques destinés à
caractériser objectivement les effets ou les conséquences des accidents : chacun
de ces paramètres comprend six niveaux. Le niveau le plus élevé détermine l’indice
de l’accident.
> Échelle INES
(International Nuclear Event Scale)
Échelle internationale conçue par l’AIEA pour faciliter la communication sur les
événements nucléaires. Elle permet de disposer d’éléments de comparaison et
d’ainsi mieux juger de leur gravité. Elle est graduée de 0 (écart sans importance
du point de vue de la sûreté) à 7 (accident majeur avec des effets considérables
sur la santé et l’environnement).
L’application de l’échelle INES se fonde sur trois critères :
p
les rejets radioactifs à l’extérieur du site ;
p
les conséquences à l’intérieur de l’installation (dégâts ou dommages au
personnel) ;
p
la dégradation de la défense en profondeur.
> Écoconception
Conception d’un produit ou d’une installation industrielle contribuant à réduire
la consommation de ressources naturelles et à limiter les rejets susceptibles
d’impacter l’environnement.
> Électrolyseur
Système électrochimique (récepteur d’énergie) qui permet de dissocier l’eau liquide
en oxygène et en hydrogène, sous l’effet d’un courant électrique passant entre deux
électrodes. Les ions produits par les réactions d’oxydoréduction circulent librement
pour passer d’une électrode à l’autre. Les deux électrodes (cathode : siège de la
réaction de réduction et anode : siège de la réaction d’oxydation) sont reliées par
l’électrolyte et par le générateur de courant électrique.
Dans l’électrolyseur alcalin, l’électrolyte est une solution de potasse circulante ou
immobilisée dans une matrice de rétention et, dans l’électrolyseur à membrane,
l’électrolyte prend la forme d’une membrane échangeuse d’ions à conduction
protonique.
> Élément chimique
Catégorie d’atomes ayant en commun lemême nombre de protons dans leur noyau.
> Emballage
Structure permettant de contenir de façon sûre la matière radioactive transportée.
Il peut inclure différents matériaux spécifiques (comme ceux absorbant les
rayonnements ou ceux assurant une isolation thermique), des équipements de
service, des structures antichocs, des dispositifs pour la manutention et l’arrimage.
> Embout
Pièce métallique située en partie supérieure (embout de tête) ou inférieure (embout
de pied) d’un assemblage de combustible. L’embout de tête sert en particulier à
la manutention de l’assemblage.
DOCUMENT DE RÉFÉRENCE
AREVA 2014
367




