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LEXIQUES

1. Lexique technique

> ASN (Autorité de sûreté nucléaire)

Autorité administrative indépendante qui assure au nom de l’État le contrôle de

la sûreté nucléaire et de la radioprotection et l’information du public dans ces

domaines en France. Elle rend compte au Parlement.

> Assainissement

Ensemble des opérations techniques ayant pour but de supprimer les risques liés à

l’activité industrielle et à la radioactivité dans une installation nucléaire et consistant

à décontaminer les structures, les matériels, les sols et les murs des bâtiments.

> Assemblage combustible

Assemblage solidaire de crayons remplis de pastilles de combustible nucléaire

(oxyde d’uranium ou oxydes d’uranium et de plutonium pour le combustible

MOX). Suivant sa puissance (par exemple entre 900 MWe et 1 600 MWe), le cœur

d’un réacteur à eau sous pression REP contient entre 150 et 240 assemblages

de combustible. La géométrie des assemblages et la quantité de matière fissile

contenue dépend du type de réacteur.

> Atome

Constituant de la matière, composé d’un noyau constitué de particules

électriquement positives ou neutres (protons et neutrons), et qui concentre la

quasi-totalité de la masse, autour duquel gravitent des particules électriquement

négatives (électrons).

> Barge d’installation autoélévatrice

Bateau à fond plat utilisé pour l’installation et lamaintenance des éoliennes offshore.

Pour cela, la barge déploie quatre pylônes prenant appui sur les fonds marins

afin de s’élever au-dessus du niveau de la mer et ainsi permettre l’installation des

fondations, tour, nacelle et rotor voire la dépose de ces derniers.

Les barges utilisées par AREVA, spécifiquement conçues pour cet usage,

permettent le transport simultané de plusieurs séries de fondations et de turbines

afin de limiter les durées d’intervention en mer.

> Barres de contrôle

Constituées d’éléments chimiques absorbeurs de neutrons (par exemple, du bore

ou du hafnium), ces barres, souvent réunies en « grappes », sont insérées dans

le cœur d’un réacteur nucléaire pour y contrôler la réaction en chaîne, c’est-à-dire

pour réguler le flux des neutrons.

> Barrière de confinement

Dispositif capable d’empêcher ou de limiter la dispersion de matières radioactives.

> Becquerel (Bq)

Voir unité de mesure.

> Biocarburant (ou agrocarburant)

Carburant produit à partir de biomasse pour des applications transport. Aujourd’hui,

on distingue les biocarburants de première (biodiesel et bioéthanol) et deuxième

générations (

Biomass To Liquid

et éthanol cellulosique) et on prévoit l’émergence

de biocarburants de troisième génération (utilisation d’algues) dans le futur.

> Biocombustibles

Combustibles d’origine végétale (agricole ou forestière), animale ou organique,

permettant la production d’énergie (chaleur et/ou électricité).

> Biogaz

Gaz produit par fermentation de la biomasse et composé principalement de CH

4

,

CO

2

mais également de N

2

, O

2

, H

2

O, H

2

S NH

3

. Il est aujourd’hui produit à partir de

boues de station d’épuration, d’ordures ménagères, de déchets agricoles ou de

déchets de l’industrie agroalimentaire.

> Biomasse

Ensemble de matières organiques d’origine végétale, animale ou de l’activité

humaine. La biomasse peut être classifiée selon son origine, sa composition

chimique ou son utilisation à des fins énergétiques. Pour une classification à

des fins énergétiques, on retiendra la biomasse solide provenant des activités

forestières, agricoles ou agroalimentaires par exemple, la biomasse humide comme

les déchets, les effluents, les boues de station d’épuration ou autres ainsi que

les cultures énergétiques qui sont des plantes cultivées exclusivement pour la

production d’énergie (algues, maïs ensilé, soja, etc.).

> Biomasse complexe et mélange de biomasse

Les biomasses complexes et lesmélanges de biomasses requièrent un équipement

de combustion adapté et mieux contrôlé que les biomasses traditionnelles.

Les biomasses complexes, issues d’activités agricoles ou forestières, sont

caractérisées par des propriétés physico-chimiques difficiles à maîtriser. Elles

présentent par exemple une forte concentration de chlore (pailles), d’alcalins

(raffles de palmier à huile, EFB) ou d’humidité (écorce d’eucalyptus) qui conduisent

respectivement à des problèmes de corrosion, encrassement ou combustion

imparfaite.

Les mélanges de biomasses sont difficiles à traiter en raison des variations qui

peuvent exister entre les types de biomasse au niveau des formes mais aussi au

niveau des propriétés physico-chimiques citées ci-dessus.

C’est avec un design spécifique de la chaudière et de la grille de combustion que

l’on peut tirer le maximum d’énergie de ce type de biomasse tout en sauvegardant

l’équipement d’un vieillissement prématuré.

> Boîte à gants

Enceinte transparente dans laquelle du matériel peut être manipulé tout en étant

isolé de l’opérateur. La manipulation se fait au moyen de gants fixés de façon

étanche à des ouvertures disposées dans la paroi de l’enceinte ou par des bras

mécanisés. L’enceinte est, en général, mise sous faible dépression pour confiner

les substances radioactives.

>

Burn-up

(taux de combustion)

Évaluation de l’usure du combustible exprimée en GWj/tML (gigawatt x jour/tonne

de métal lourd), unité de mesure de l’énergie thermique fournie par le combustible

au cours de son irradiation en réacteur. Le terme « métal lourd » désigne les isotopes

de l’uranium et au-delà.

> Cascade de séparation isotopique

Arrangement d’éléments séparateurs (« étages ») connectés entre eux de manière

à multiplier l’effet séparateur d’un élément unitaire. Les méthodes d’enrichissement

par diffusion gazeuse et par centrifugation procèdent par séparation de l’uranium

238 et de l’uranium 235 en jouant sur la différence de masse entre ces isotopes.

Le pouvoir séparateur élémentaire de ces procédés est faible (ou très faible), ce qui

oblige à recommencer un grand nombre de fois l’étape élémentaire pour obtenir

l’enrichissement désiré. Les étapes élémentaires (réalisées en centrifugeuses ou

diffuseurs) mises en série forment une cascade.

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DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

AREVA 2014