LEXIQUES
1. Lexique technique
> Pile à combustible (FUEL CELL)
Système électrochimique qui convertit directement en énergie électrique l’énergie
chimique de la réaction d’oxydation d’un combustible.
Sous sa forme la plus simple, une pile à combustible comprend deux électrodes
(anode et cathode) et est alimentée par des couples oxydo-réducteurs susceptibles
de réaliser un équilibre avec les ions contenus dans l’électrolyte. Dans ces piles à
combustible l’oxydant est soit l’oxygène pur, soit l’oxygène de l’air. Les réducteurs
les plus utilisés sont gazeux (hydrogène ou méthanol), liquides (hydrocarbures ou
méthanol) ou solides (zinc, aluminium…).
Contrairement aux accumulateurs dont l’énergie dépend des matières actives
incorporées dans les électrodes, une pile à combustible met en jeu des espèces
chimiques réactives issues d’une source extérieure (à la pile), les espèces formées
sont constamment éliminées, lui assurant ainsi un fonctionnement théoriquement
continu.
> Piscine d’entreposage des combustibles usés
Bassins dans lesquels sont entreposés, pour refroidissement et désactivation, les
combustibles usés après leur déchargement d’un réacteur.
> Plan d’opération interne (POI)
Description des règles d’organisation, des moyens en place et disponibles sur un
site industriel afin de minimiser les conséquences d’un sinistre potentiellement
majeur pour les personnes, l’environnement et les biens. C’est une organisation
qui peut être rendue obligatoire par la réglementation selon l’article R. 512-29 du
Code de l’environnement (installation ICPE classée AS, toute autre installation suite
à décision préfectorale et certaines installations particulières comme les entrepôts
de plus de 50 000 m
2
).
> Plan d’urgence et d’intervention transport (PUI-T)
En cas d’incident lors d’un transport de matières radioactives, un plan d’urgence
et d’intervention transport (PUI-T) est instantanément activé. Celui-ci couvre les
phases d’alerte, d’analyse de la situation et d’intervention sur le terrain suite à un
incident ou un accident de transport de matières radioactives. Il permet de mettre
à la disposition des autorités compétentes des moyens humains spécialisés et des
matériels spécifiques. L’ensemble de ce dispositif est testé, en moyenne, chaque
année à l’échelon national avec les principaux acteurs et notamment les autorités
compétentes.
> Plan d’urgence interne (PUI)
Description de l’organisation, des méthodes d’intervention et des moyens destinés
à faire face aux situations d’urgence (incident ou accident) pour protéger des
expositions aux rayonnements ionisants le personnel, le public et l’environnement
et préserver la sûreté de l’installation nucléaire de base.
> PNGMDR (Plan national de gestion des matières
et des déchets radioactifs)
Le PNGMDR constitue un outil opérationnel de planification globale de la gestion
des matières et des déchets. Encadré par la loi du 28 juin 2006 relative à la gestion
durable des matières et des déchets radioactifs, il vise principalement à dresser un
bilan régulier de la politique de gestion des substances radioactives, à évaluer les
besoins nouveaux et à déterminer les objectifs à atteindre à l’avenir. Le PNGMDR
fait ainsi l’objet d’une actualisation tous les trois ans, sous forme d’un rapport public.
La version en vigueur est l’édition 2013-2015.
> Plan particulier d’intervention (PPI)
Description de l’organisation des secours mis en place par les pouvoirs publics, en
cas d’accident dans une installation nucléaire susceptible d’avoir des conséquences
pour la population. Le déclenchement et la coordination des moyens qui en
découlent en fonction des circonstances sont placés sous l’autorité du Préfet.
> Plutonium
Élément de numéro atomique 94 et de symbole Pu. Le plutonium possède de
nombreux isotopes dont les plus courants vont de 238 à 242. Le plutonium 239,
isotope fissile, est produit dans les réacteurs nucléaires par capture de neutron
sur l’uranium 238.
> « Poison » neutronique
Substance qui, placée ou produite dans un réacteur nucléaire, peut ralentir ou
stopper la réaction en chaîne de fission en absorbant des neutrons.
> Poudre d’UO
2
UO
2
est le symbole pour le dioxyde d’uranium. Il peut se présenter sous forme
de poudre ou de pastilles. C’est la composante du combustible nucléaire. C’est
également la formule brute de la pechblende (minerai d’uranium naturel).
> Pressuriseur
Appareil destiné à établir et à maintenir la pression dans le circuit primaire de
refroidissement d’un REP, à une valeur choisie pour empêcher l’ébullition de l’eau
de refroidissement du réacteur. Le pressuriseur fonctionne à une température plus
élevée que le reste du circuit et est le lieu de réalisation de l’équilibre liquide vapeur.
> Produits de fission
Fragments de noyaux lourds produits lors de la fission nucléaire ou de la
désintégration radioactive ultérieure de nucléides formés selon ce processus.
L’ensemble des fragments de fission et de leurs descendants sont appelés
« produits de fission ».
> Protection biologique
Écran de protection contre les rayonnements utilisé pour limiter l’exposition des
personnes.
> Puissance résiduelle
Puissance dégagée par la radioactivité du combustible nucléaire et des autres
matériaux dans un réacteur nucléaire à l’arrêt ou dans un assemblage de
combustible usé.
> Pyrolyse
Décomposition thermique d’un combustible solide organique (biomasse,
charbon, etc.) en absence d’oxygène, pour obtenir d’autres produits (gaz et matière).
> Radiation (voir aussi « rayonnement »)
Mot synonyme de « rayonnement » qui désigne une émission et une transmission
d’énergie ou de matière sous forme thermique lumineuse, électromagnétique ou
corpusculaire.
> Radioactivité
Phénomène de transformation d’un nucléide avec émission de rayonnements
ionisants. La radioactivité peut être naturelle ou artificielle. La radioactivité d’un
élément diminue avec le temps, au fur et à mesure que les noyaux instables
disparaissent.
DOCUMENT DE RÉFÉRENCE
AREVA 2014
371




