LEXIQUES
1. Lexique technique
> Radionucléide
Atome émetteur de rayonnements ionisants.
> Radioprotection
Ensemble des règles, des procédures et desmoyens de prévention et de surveillance
visant à empêcher ou à réduire l’exposition des salariés et de l’environnement aux
effets nocifs des rayonnements ionisants.
> Radon
Gaz radioactif (isotope 222) issu de la désintégration naturelle de l’uranium et
du thorium contenus dans le sol. Il gagne l’atmosphère par les fissures et cavités
naturelles du sol et peut, faute d’aération suffisante, s’accumuler dans les grottes,
les caves, les habitations…
> Rapport de sûreté
Rapport décrivant la conception des installations nucléaires de base et les
dispositions prises pour assurer la sûreté. Il inventorie les risques présentés par
l’installation et précise les dispositions prises pour les prévenir, ainsi que lesmesures
propres à réduire la probabilité des accidents et leurs effets.
> Rayonnement, rayonnement ionisant
Flux d’ondes électromagnétiques (comme les ondes radio, les ondes lumineuses,
les rayons UV ou X, les rayons cosmiques…), de particules de matière (électrons,
protons, neutrons…) ou de groupement de ces particules. Ces flux portent une
énergie croissante avec la fréquence des ondes ou avec la vitesse des particules.
L’effet des rayonnements ionisants sur les objets ou les organismes vivants est
un arrachement d’électrons des atomes constituant la matière (inerte ou vivante),
laissant sur leur trajectoire des atomes ionisés (porteurs de charges électriques)
d’où leur nom générique de rayonnements ionisants.
> Réacteur, réacteur nucléaire
Installation nucléaire dans laquelle sont conduites, sous contrôle, des réactions
nucléaires, dont le dégagement de chaleur associé est exploité pour former de
la vapeur d’eau. Celle-ci est utilisée pour actionner une turbine entraînant un
générateur électrique.
> Réacteur EPR™
Réacteur nucléaire de génération III+ de la filière des réacteurs à eau sous pression
(REP). Il offre une puissance électrique de l’ordre de 1 600 MWe et un niveau
de sûreté accru par rapport aux générations II et III, ainsi que des conditions
d’exploitation et de maintenance simplifiées. En outre, sa durée de vie prévue est
de 60 ans contre une durée de vie initiale de l’ordre de 40 ans pour les réacteurs
actuellement en exploitation dans le monde.
> REB (réacteur à eau bouillante)
Réacteur nucléairemodéré et refroidi par de l’eau ordinaire, portée à ébullition dans
le cœur dans les conditions normales de fonctionnement.
> Récupération de chaleur
Les centrales à récupération de chaleur utilisent la chaleur résiduelle issue de
processus industriels pour générer de l’électricité. Cette technologie consiste
à transférer la chaleur vers une chaudière à récupération de chaleur pour
en reproduire, ainsi que de l’électricité
via
une turbine à vapeur. Les centrales
à récupération de chaleur permettent de réduire la demande énergétique des
installations industrielles et, par conséquent, de diminuer leurs émissions de CO
2
.
> Récupération
in situ
Méthode d’exploitation qui consiste à extraire une substance minérale par mise en
solution de cette substance dans la couche géologique qui la contient par injection
d’une solution oxydante acide ou alcaline. On parle aussi de « lixiviation
in situ
».
> Recyclage des combustibles nucléaires usés
Après un séjour de trois à quatre années en réacteur, le combustible nucléaire usé
doit être déchargé. Il contient alors encore environ 96 % de matières valorisables
(95 % d’uranium et 1 % de plutonium) et 4 % de produits de fission et actinides
mineurs (déchets ultimes). L’opération de traitement consiste à séparer les
matières radioactives valorisables des déchets radioactifs ultimes contenus dans le
combustible usés (qui sont conditionnés pour être stockés) en vue de leur recyclage.
Le recyclage permet une économie significative des ressources naturelles.
> Réexamen de sûreté
Le réexamen de sûreté d’une installation permet d’apprécier la situation
de l’installation au regard des règles qui lui sont applicables et d’actualiser
l’appréciation des risques ou inconvénients que l’installation peut présenter en
tenant compte notamment de l’état de l’installation, de l’expérience acquise au
cours de l’exploitation, de l’évolution des connaissances et des règles applicables
aux installations similaires.
> Référentiel de sûreté
Ensemble des documents présentant les dispositions permettant d’assurer la sûreté
d’une installation (l’analyse de sûreté en fait partie). Il est notamment constitué :
p
d’un décret (si l’installation a été créée ou modifiée après 1963) et du dossier
de demande d’autorisation ;
p
de prescriptions édictées par l’ASN ;
p
d’un rapport de sûreté (RDS) et des règles générales d’exploitation (RGE) ou
règles générales de surveillance et d’entretien (RGSE) ;
p
d’une étude sur la gestion des déchets de l’installation faisant état des objectifs
pour en limiter le volume et la toxicité ;
p
d’un plan d’urgence interne (PUI) qui peut comporter des parties communes à
l’ensemble du site nucléaire sur lequel est située l’installation.
> Règles générales de radioprotection
Document décrivant l’ensemble des dispositions prises pour assurer la protection
des personnes et la prévention contre le risque d’exposition aux rayonnements
ionisants.
> REP (réacteur à eau sous pression)
Réacteur nucléaire modéré et refroidi par de l’eau ordinaire, maintenue liquide
dans le cœur grâce à une pression appropriée dans les conditions normales de
fonctionnement.
> Ressources/réserves
Les réserves sont constituées des stocks de minerai connus avec certitude et
exploitables techniquement à court terme à un coût économique compétitif. Les
ressources sont constituées, en plus des réserves, par des stocks de minerai dont
l’existence est seulement présumée ou estimée avec une certaine probabilité,
potentiellement exploitables à moyen ou long terme.
> RFS (Règles fondamentales de sûreté)
Règles destinées à expliciter les conditions dont le respect est, pour le type
considéré d’installations et pour l’objet dont elles traitent, jugé comme valant
conformité avec la pratique réglementaire française.
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DOCUMENT DE RÉFÉRENCE
AREVA 2014




