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ANNEXE 6 CHARTE DES VALEURS

A6

4. Règles de conduite

4.

RÈGLES DE CONDUITE

Traités internationaux

En ce qui concerne les activités nucléaires, le groupe ne fournit des biens, services et

technologies qu’aux États et entreprises de ces États se conformant aux dispositions

internationales en vigueur en matière de non-prolifération, de garanties de l’AIEA

et de contrôle à l’exportation. Il s’interdit de travailler dans toute autre condition.

Il respecte les prescriptions nationales régissant les exportations des pays où il

est implanté.

Conflits d’intérêts

Chaque salarié fait preuve de loyauté et déclare sans délai à la hiérarchie toute

situation dans laquelle son intérêt personnel ou celui d’un de ses proches serait

susceptible d’entrer en conflit avec les intérêts des entités du groupe dans l’exercice

de ses activités. Il s’agit notamment des relations avec les fournisseurs, clients,

concurrents identifiés et toute organisation ou personne en relation avec AREVA,

ou cherchant à y entrer.

Les salariés doivent se garder de se placer intentionnellement en situation

de conflit d’intérêts et ne participer à aucune analyse, réunion ou décision

concernant des dossiers dans lesquels leur intérêt personnel ou celui de

leurs proches est impliqué.

Un conjoint, enfant ou proche d’un membre du groupe, ne peut être recruté ou

missionné qu’après accord de la hiérarchie à qui les mêmes règles s’imposent, et

sur des critères objectifs, afin d’éviter toute ambiguïté ou soupçon de favoritisme. Le

membre concerné par ce lien ne peut pas participer à la sélection de son proche.

Les conflits d’intérêts qui sont portés à la connaissance de la hiérarchie sont

analysés au cas par cas avec les deux échelons hiérarchiques supérieurs. Celle-ci

règle le conflit en conformité aux lois et règlements en vigueur.

Les situations suivantes (une liste exhaustive n’est pas concevable), génératrices

de conflits potentiels, sont en particulier à déclarer :

p

un dirigeant ou l’un de ses proches détient des intérêts personnels dans les

sociétés clientes, fournisseurs – incluant les consultants, partenaires financiers

et divers – ou concurrentes du groupe ;

p

un membre du personnel occupe un poste d’administrateur ou de mandataire

social d’une société extérieure en relation avec le groupe ;

p

un membre du personnel ou l’un de ses proches est consultant, ou occupe une

fonction de management ou est membre du service commercial, ou achats,

d’une autre société en relation avec le groupe, ou cherchant à y entrer ;

p

un membre du personnel ou l’un de ses proches met à disposition du groupe

à titre onéreux des locaux, équipements, biens personnels.

Délits d’initiés

La hiérarchie et le personnel sont sensibilisés à l’ensemble des questions de

confidentialité professionnelle et sont informés de leur devoir de discrétion à l’égard

de leurs proches ; ils sont avertis des délits d’initiés pouvant en découler et doivent

se conformer à la procédure de bonne conduite en vigueur dans le groupe en

matière d’informations privilégiées.

Les dirigeants s’engagent, dans le respect des lois, à n’acquérir ou céder,

directement ou indirectement, des titres de filiales cotées ou au hors-cote, que

selon une procédure fixée par le groupe en matière de prévention d’informations

privilégiées et s’engagent à en informer sans délai les organes de contrôle de la

société.

Corruption, cadeaux et avantages indus

Attitudes générales

Tolérance Zéro pour la corruption. L’objectivité et l’intégrité gouvernent les relations

des salariés du groupe avec les services publics, ses clients, ses fournisseurs et ses

partenaires. Tout constat de corruption active ou passive, toute sollicitation d’un tiers

tendant à une telle corruption, est immédiatement signalé à la hiérarchie qui prend

sans délai les mesures propres à en vérifier la réalité, notamment en diligentant les

audits appropriés, et à faire cesser sans délai ces agissements s’ils sont avérés.

AREVA interdit la corruption sous toutes ses formes, publique et privée,

active et passive. AREVA s’interdit notamment d’effectuer, de proposer, de

promettre ou solliciter, directement ou indirectement, un paiement ou une

fourniture de service, de cadeau ou de loisir d’une valeur supérieure à celle

légalement admise, au personnel politique, à des agents publics ou privés,

afin d’obtenir ou de conserver de manière illégale unmarché ou un avantage

commercial.

Les salariés doivent éviter toute situation où ils se retrouveraient, même

momentanément, l’obligé d’un tiers, toute situation simplement ambiguë, toute

allusion équivoque de cet ordre.

Cadeaux

AREVA reconnaît que l’acceptation ou l’offre occasionnelle de cadeaux ou

d’invitations d’une valeur modeste peuvent parfois contribuer de façon légitime

à de bonnes relations d’affaires. Toutefois, dans le secteur public comme dans le

secteur privé, les cadeaux ou invitations offerts ou reçus par les salariés le sont dans

le respect de la loi et de la réglementation, d’une manière entièrement transparente.

Ils ne doivent jamais avoir d’influence sur une prise de décision, ni être perçus

comme ayant une telle influence sur les donateurs et les bénéficiaires.

À cet égard les salariés doivent faire preuve d’un jugement sûr et d’un sens

aigu des responsabilités. Dans le cas où un collaborateur doit accepter ou

donner un cadeau ou une invitation de valeur pour répondre à une coutume

locale ou pour des raisons de protocole ou autres, il doit saisir la hiérarchie

au niveau approprié qui prendra, dans les meilleurs délais, les mesures

appropriées conformément aux lois et règlements en vigueur.

En interne, les cadeaux et tous autres frais commerciaux intragroupe entre unités

ou filiales sont proscrits.

Paiements

Toute entité du groupe et tout responsable doivent pouvoir justifier à tout instant

de l’origine réelle et de l’emploi de toute somme, y compris dans les comptes

provisoires de chantier.

Aucun règlement ne peut être effectué ou reçu si son objet n’est pas

intégralement et exactement décrit dans les documents contractuels et

comptables devant obligatoirement le matérialiser.

Aucune technique de règlement ayant pour objet ou pour effet de préserver

l’anonymat d’un payeur ou d’un bénéficiaire n’est autorisée.

Tous les contrats avec des intermédiaires commerciaux doivent avoir été dûment

visés préalablement par les directions Juridique et Financière de la filiale principale

concernée.

DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

AREVA 2014

359