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ANNEXE 1 RAPPORT DU PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION

A1

5. Dispositif de contrôle interne

p

des contrôles sont réalisés aux différentes étapes du processus de consolidation :

○

soit de manière automatique par le logiciel de consolidation (contrôle des

grands équilibres comptables, traçabilité des données, intégrité des données,

contrôles d’accès),

○

soit de manière manuelle par le service consolidation, les contrôleurs

financiers et les business analystes ;

p

la direction Fiscale effectue des revues fiscales sur les principales sociétés

du groupe.

5.6.

SURVEILLANCE PERMANENTE DU DISPOSITIF DE CONTRÔLE INTERNE

En 2014, AREVA a continué de mettre en œuvre des actions d’optimisation de

ses dispositifs de contrôle interne. Ces actions ont été menées sous la supervision

du Directoire, et sous le contrôle du Conseil de Surveillance au travers du Comité

d’Audit.

Le Secrétariat général a déployé son processus de lettre de conformité annuelle

qui s’est appliqué à tous les dirigeants de filiales, directeurs de Business Groups,

directeurs de Business Units, directeurs régionaux, et directeurs fonctionnels

Corporate du groupe.

AREVA dispose d’une direction de l’Audit interne qui intervient partout dans le

groupe et dans tout domaine ayant trait au Contrôle Interne. Cette direction est

placée sous la responsabilité de son directeur et, sous l’autorité hiérarchique

du Directoire et fonctionnelle du Comité d’Audit, a conduit ses activités en toute

indépendance, dans le respect de la Charte d’audit et des normes professionnelles

internationales (certification IFACI renouvelée en 2012 pour trois ans sans aucune

non-conformité).

En 2014, les missions ont été menées conformément au plan annuel d’audit

approuvé par le Directoire, présenté en EMB et examiné par le Comité d’Audit. La

mission de cette direction est notamment de rendre compte auprès des organes de

direction de son évaluation du respect et de l’efficacité des dispositifs de Contrôle

Interne déployés au sein du groupe. Cette évaluation prend notamment en compte

les risques identifiés par l’ensemble des outils du groupe (cartographies des risques,

outils d’autoévaluation du contrôle interne, entretiens menées par la direction de

l’Audit avec l’inspection générale, une centaine de « topmanagers » du groupe et les

commissaires aux comptes…). Les recommandations qui découlent de sesmissions

donnent lieu à des actions de progrès dont le suivi est mené en concertation avec

les responsables concernés.

Enfin, comme chaque année, le directeur de l’Audit a présenté son rapport sur

l’examen du contrôle interne au Directoire et à son EMB ainsi qu’au Comité d’Audit.

En complément des audits réalisés dans le cadre du plan d’audit, les entités

du groupe autoévaluent leur contrôle interne chaque année au moyen d’un

questionnaire standard (dit

Self Audit Income

) dûment validé par leur management

opérationnel, en conformité depuis 2007 avec le « Guide d’application relatif au

contrôle interne de l’information comptable et financière » du cadre de référence

publié par l’AMF. Ce questionnaire, revu par le Collège des commissaires aux

comptes, a été déployé en 2014 dans 116 entités à travers une vingtaine de pays,

couvrant ainsi l’ensemble du périmètre du groupe. Par entité, il a couvert 200 points

de contrôle regroupés selon 14

business cycles

, et a conduit le management à

s’engager sur des plans d’action pour répondre aux points de faiblesses relevés.

Les réponses des entités à ce questionnaire d’autoévaluation font l’objet d’une revue

par la direction de l’Audit et sont partagées avec les commissaires aux comptes

et le réseau des correspondants « contrôle interne ». Cette revue et ce partage

concourent à la surveillance du dispositif global et les résultats sont présentés

aux différents niveaux appropriés de l’organisation (Business Groups et directions

fonctionnelles notamment). Les principaux éléments de synthèse sont repris dans

le rapport annuel du directeur de l’Audit sur l’examen du contrôle interne.

Toutefois, force est de constater que, au-delà de la dégradation récente des

conditions de certains marchés, une partie significative des importantes pertes

financières comptabilisées par le groupe sur l’exercice 2014 résulte :

p

d’une sous-estimation des conséquences de risques identifiés, dans le cadre :

○

de quelques offres, grands contrats ou projets nucléaires,

○

et de la tentative de diversification stratégique dans le domaine des énergies

renouvelables ;

p

de la non-atteinte des objectifs dans l’exécution de certains projets, notamment

en termes de respect des délais et des budgets.

Depuis le 8 janvier 2015, la structure de gouvernance du groupe a évolué vers une

structure unique à Conseil d’Administration. Cette évolution devrait permettre de

renforcer le dispositif de contrôle interne en place au sein du groupe.

Ainsi, comme décrit dans leChapitre 4 du présent rapport, la définition de la stratégie,

la validation des investissements importants et des offres commerciales sensibles

ou significatives relèvent désormais directement du Conseil d’Administration (voir

paragraphe 4.2.

Missions et fonctionnement du Conseil d’Administration

). Ce

dernier s’appuie notamment sur les travaux préparatoires réalisés par les quatre

Comités permanents qu’il a souhaité créer (voir paragraphe 4.3.

Comités du Conseil

d’Administration

).

Pour sa part, le Directeur général assume la Direction générale de la société et la

représente dans ses rapports avec les tiers. Outre les pouvoirs qui lui sont conférés

par la loi, et sous réserve des limitations apportées par les statuts ou le règlement

intérieur du Conseil d’Administration, le Directeur général est en charge de :

p

la définition des objectifs de performance (financière, commerciale,

opérationnelle, sûreté, sécurité…) du groupe, leur déclinaison par activité et le

suivi de leur atteinte ;

p

l’allocation des ressources du groupe (Ressources Humaines, financières…) ;

p

la définition des principes d’organisation et de ses processus, au service des

clients et du développement des compétences.

Dans le cadre de la nouvelle gouvernance du groupe, sous le contrôle du Conseil

d’Administration (notamment au travers du Comité d’Audit et d’Éthique), les actions

d’optimisation des dispositifs de contrôle interne sont placées sous la supervision

du Directeur général.

Ce rapport ne présente pas de partie évaluative et s’inscrit à cet égard en

cohérence avec la pratique de place et les recommandations de l’Autorité des

marchés financiers telles que décrites dans son rapport du 13 décembre 2011

sur le gouvernement d’entreprise et le contrôle interne.

Le président du Conseil d’Administration

DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

AREVA 2014

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