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DANONE
DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2014
Autres engagements
Diverses procédures ont été introduites contre la Société et ses filiales
dans le cadre de la marche normale de leurs affaires, notamment
suite à des garanties données lors des cessions intervenues entre
1997 et 2014. Des dommages et intérêts sont demandés dans le cadre
de certaines de ces procédures et des provisions sont constituées
chaque fois qu’une perte semble probable et quantifiable.
Note 5.7. Risques financiers liés
à l’activité opérationnelle
La politique de gestion des risques financiers et du Groupe et son
organisation sont décrites en Note 12.1 des Annexes aux comptes
consolidés.
Risque de change
Compte tenu de sa présence internationale, le Groupe peut être
exposé aux fluctuations des taux de change :
î
dans le cadre de son activité opérationnelle : le Groupe opère
essentiellement localement et par conséquence dans la devise du
pays, sans induire de risque de change. Cependant l’implantation
de certaines unités de production du Groupe peut donner lieu à
des facturations inter compagnies en devise. C’est notamment
le cas pour les Pôles Nutrition Infantile et Nutrition Médicale
et, dans une moindre mesure, pour le Pôle Produits Laitiers
Frais. De même, certaines matières premières sont facturées ou
indexées en devise, en particulier dans les Pôles Eaux et Produits
Laitiers Frais. Enfin, le Groupe développe également certaines
activités export. Le chiffre d’affaires et la marge opérationnelle
de certaines filiales sont donc exposés aux fluctuations de taux
de change par rapport à leur devise fonctionnelle ;
î
lors du processus de conversion en euro des comptes de ses
filiales libellés en devises étrangères : le chiffre d’affaires et le
résultat opérationnel courant sont réalisés dans des devises
autres que l’euro. En conséquence, les fluctuations des cours
de change des devises étrangères contre l’euro peuvent avoir
un impact sur le compte de résultat du Groupe. Ces fluctuations
font également varier la valeur comptable des actifs et passifs
libellés en devises figurant dans le bilan consolidé.
En application de sa politique de couverture du risque de change
opérationnel, l’exposition résiduelle du Groupe après couverture
est significativement réduite sur l’exercice. Au 31 décembre 2014,
les principales devises de couverture (en valeur) sont la livre
sterling, le dollar américain, le rouble russe, le peso mexicain, le
yuan chinois et le réal brésilien (voir Note 12.3 des Annexes aux
comptes consolidés).
Risque sur matières premières
Le Groupe est exposé au risque de volatilité des prix et à une éven-
tuelle pénurie des matières premières qu’il est amené à acheter,
principalement pour produire ses produits finis. Pour gérer cette
exposition, le Groupe a mis en place une politique d’achats de
matières premières (Market Risk Management).
En effet, les besoins du Groupe en matières premières concernent
principalement :
î
lesmatières nécessaires à la production de produits alimentaires
et de boissons, notamment le lait et les fruits (les “matières
premières alimentaires”). Le lait constitue, en valeur, la princi-
pale matière première achetée par le Groupe. Ces achats sont
composés majoritairement de lait liquide, pour lequel les filiales
opérationnelles concluent généralement des contrats avec des
producteurs locaux ou des coopératives. Le prix du lait liquide
est fixé localement, sur des périodes contractuelles variant
d’un pays à l’autre. Les principales autres matières premières
alimentaires sont les préparations à base de fruits et le sucre ;
î
les matériaux nécessaires à l’emballage des produits, en parti-
culier les plastiques et le carton (les “emballages”). Les achats
d’emballages sont gérés au travers de programmes d’achats
mondiaux ou régionaux permettant d’optimiser les compétences
et les effets volumes. En effet, les prix sont influencés par l’offre
et la demande au niveau mondial et régional, par les cycles
économiques mais aussi par les capacités de production et le
prix du pétrole;
î
les matières premières énergétiques. Elles représentent une
part limitée des achats du Groupe.
L’évolution du prix des principales matières premières peut contri-
buer de manière importante à la volatilité des résultats du Groupe.
Dans ce contexte, le Groupe gère l’inflation du coût des matières
premières au travers des actions suivantes :
î
amélioration continue de sa productivité : le Groupe s’attache
notamment à optimiser l’utilisation de ses matières premières
(réduction des pertes de matières, allégement des emballages,
meilleure valorisation des sous-composants du lait dans ses
différents produits), et à tirer parti de la mutualisation des
achats de ses différentes filiales. Le Groupe a par exemple mis
en place en 2013 une gestion centralisée des achats du Pôle
Produits Laitiers Frais autres que le lait ;
î
mise en place d’une politique d’achat (Market Risk Management)
qui consiste à définir des règles de sécurisation de l’approvi-
sionnement physique et de fixation des prix auprès des four-
nisseurs et/ou sur des marchés financiers lorsqu’ils existent.
Le suivi de l’exposition et la mise en œuvre de cette politique
sont effectués au niveau de chaque catégorie de matières pre-
mières par les acheteurs centraux du Groupe. Les acheteurs
négocient principalement des contrats d’achat à terme auprès
des fournisseurs étant précisé qu’il n’existe pas de marchés
financiers permettant de couvrir parfaitement la volatilité des
prix des principales matières premières du Groupe. Les contrats
d’achat à terme font l’objet d’un suivi au niveau du Groupe lors
de chaque clôture annuelle. Par ailleurs, concernant les deux
principales catégories de matières premières du Groupe (le lait
et les ingrédients laitiers ainsi que les matières plastiques dont
le PET), une analyse de sensibilité à la variation de leur prix sur
le coût des achats annuels du Groupe (appliquée simultanément
dans tous les pays où le Groupe a une activité de production) est
présentée au paragraphe ci-après.
Par ailleurs, la stratégie du Groupe s’appuie de plus en plus sur la
part amont de son activité, et en particulier sur son approvision-
nement en matières premières, non plus uniquement pour piloter
ses coûts mais aussi pour en faire un véritable levier de création
de valeur et de différenciation face à la concurrence.
ÉTATS FINANCIERS
ÉLÉMENTS COURANTS DE L’ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE




