APERÇU DES ACTIVITÉS
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6.4 Les activités
AREVA valorise son expertise mondialement reconnue dans la défluoration de
l’uranium appauvri en signant des accords de vente de technologie avec des
industriels de stature internationale. Le savoir-faire d’AREVA permet à ses clients
d’entreposer en toute sécurité cette matière valorisable et de produire de l’acide
fluorhydrique commercialisable dans l’industrie chimique. Ce savoir-faire d’AREVA
a permis notamment la signature de contrats de vente et d’installation de lignes de
défluoration avec TENEX et URENCO.
Recyclage de l’uranium issu du traitement
des combustibles usés
Après un séjour de près de quatre ans dans un réacteur, le combustible nucléaire
usé contient encore environ 95 % d’uranium. Après les opérations de traitement
réalisées à l’usine d’AREVA la Hague (voir Section 6.4.4.1.
Recyclage
), l’uranium
récupéré est transporté sous forme de nitrate d’uranyle liquide, pour être converti
chimiquement en poudre d’oxyde stable. Cet uranium issu du traitement de
combustibles usés (URT) pourra ensuite être transformé à nouveau en hexafluorure
d’uranium, ré-enrichi (on parle alors d’URE) en vue d’être réutilisé pour la fabrication
de nouveaux combustibles.
Autres produits fluorés
Le savoir-faire nécessaire à la conversion, notamment dans le domaine de la
fluoration de l’uranium, a permis de développer des activités de fluoration telles
que la production de trifluorure de chlore, nécessaire au nettoyage des barrières
d’enrichissement de l’usine d’Eurodif, arrêtée définitivement en 2012.
Moyens industriels et humains
Les activités Chimie-Enrichissement du BG Amont sont réparties sur deux sites
industriels en France, Malvési et la plateforme intégrée du Tricastin :
p
la production d’UF
4
est assurée par l’usine de Malvési, grâce à cinq fours
fonctionnant en parallèle (capacité annuelle d’environ 14 000 tonnes) ;
p
la production d’UF
6
est assurée sur le site du Tricastin dans deux réacteurs à
flamme (capacité annuelle d’environ 14 000 tonnes) ;
p
l’enrichissement d’UF
6
est assuré par l’usine Georges Besse II de la SET (Société
d’Enrichissement du Tricastin) sur le site du Tricastin (capacité annuelle de
7,5 MUTS à la fin du projet) ;
p
la défluoration de l’uranium appauvri est réalisée sur quatre lignes de production
dans une installation (appelée « W ») sur le site du Tricastin (capacité annuelle
d’environ 13 000 tonnes) ;
p
la conversion du nitrate d’uranyle en oxyde est effectuée dans une autre
installation (appelée « TU5 ») sur le site du Tricastin (capacité annuelle d’environ
1 250 tonnes) ;
p
la plateforme intégrée du Tricastin a également mutualisé au sein d’une direction
des services industriels tous lesmoyens relatifs à la logistique, aux laboratoires, au
traitement des déchets et des effluents et à la réparation de matériel, permettant
de servir de façon plus efficace et plus performante toutes les usines du site.
La plateforme du Tricastin a achevé son intégration en 2013 avec la mutualisation
des fonctions support et la création des services industriels pour la totalité du site.
L’Autorité de sûreté nucléaire a donné en octobre 2013 son accord à la nouvelle
organisation relative à la sûreté. Grâce à cette intégration, AREVA pourra tirer
tous les avantages d’avoir sur une plateforme unique toutes les activités liées à
la transformation de l’uranium, comme par exemple le transport de l’UF
6
entre
les différentes usines à moindre coût et dans des conditions accrues de sécurité.
Le personnel employé dans les installations est habilité à l’utilisation des produits
chimiques présentant des risques et aux spécificités liées à la mise en œuvre de
l’uranium.
Sur le plan financier, la SET est détenuemajoritairement par AREVA. Six partenaires
possèdent au total 12 % du capital, traduisant la volonté de nos clients électriciens
de participer à ce projet majeur (5 % pour GDF SUEZ, 2,5 % Kansai Electric Power
avec la société Sojitz, 2,5 % pour Korea Hydro & Nuclear Power Co. Ltd 1 % pour
Kyushu Electric Power et 1 % pour Tohoku Electric Power).
AREVA est actionnaire à hauteur de 50%de la société ETC (
Enrichment Technology
Company
) aux côtés d’URENCO, qui produit les centrifugeuses nécessaires à
l’enrichissement de l’uranium.
Relations clients/fournisseurs
Clients
À l’initiative des clients électriciens, la durée moyenne des contrats de conversion
récemment signés tend à s’accroître. En 2014, AREVA a livré plus de 35 clients
à travers le monde (principalement en Europe, en Asie et aux États-Unis). Le
volume de transactions est quant à lui resté stable par rapport à 2013 mais en
nette diminution par rapport au volume des années précédentes, compte tenu
du niveau déjà important de couverture des besoins des électriciens et de la forte
activité de négociation intervenue en 2011.
Le marché de l’enrichissement est structuré par des engagements pluriannuels.
Le carnet de commandes des activités enrichissement compte près de 37 clients
électriciens principalement répartis aux États-Unis, en Europe et en Asie,
représentant en moyenne l’approvisionnement d’une soixantaine de réacteurs
dans le monde chaque année.
Fournisseurs
Les risques de rupture d’approvisionnement des produits chimiques réactifs
indispensables à ses activités de production sont limités en contractant avec des
fournisseurs résidant tant en Europe que dans le reste du monde.
Marché et positionnement concurrentiel
MARCHÉ DE LA CONVERSION
Les besoins annuels mondiaux de conversion sont estimés en 2014 à environ
62 000 tonnes d’UF
6
naturel, dont 18 100 tonnes en Europe de l’Ouest et centrale
(zone Euratom), 10 500 tonnes en Europe de l’Est et du Sud-Est, 17 300 tonnes
en Amérique du Nord et 16 100 tonnes en Asie. Les besoins de conversion de
la Chine sont en forte croissance et contribuent largement à la croissance de
la demande mondiale. Selon le WNA (World Nuclear Association), la demande
chinoise pour 2020 sera d’environ 12 500 tonnes d’UF
6
(Source : Rapport WNA
2013).
Les indicateurs représentatifs de transactions pluriannuelles sont restés stables à
l’issue d’une période d’appréciation amorcée mi-2010, et ce malgré le contexte de
marché post-Fukushima, à environ 17 $/kgU. Ils traduisent la perception de fragilité
du marché de la conversion à long terme liée au besoin de renouvellement d’outils
de production vieillissants.
DOCUMENT DE RÉFÉRENCE
AREVA 2014
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