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APERÇU DES ACTIVITÉS

06

6.1 Les marchés de l’énergie nucléaire et des énergies renouvelables

D’après les données du

World Energy Outlook

2014 de l’AIE :

p

les nouveaux projets nucléaires sont clairement compétitifs en Chine ;

p

les nouveaux projets nucléaires ont un coût complet comparable à celui des

autres technologies de production électrique de base en Europe (gaz, charbon) ;

p

aux États-Unis, il faudrait des prix élevés des matières premières fossiles et/ou

du CO

2

pour rétablir la compétitivité des nouveaux projets nucléaires.

L’énergie nucléaire améliore la sécurité d’approvisionnement

en électricité des États

Un autre avantage important de l’électricité nucléaire réside dans la sécurité

d’approvisionnement qu’elle assure. En effet, les ressources en uranium sont bien

réparties dans le monde, contrairement aux réserves d’hydrocarbures qui sont

géographiquement concentrées. Ainsi, les ressources prouvées sont situées à 41%

dans les pays de l’OCDE, 23 % dans les grands pays émergents (Brésil, Russie,

Chine, Afrique du Sud) et 36 % dans les autres pays (source : Uranium 2014 :

Resources, Production and Demand,

IAEA

©

OECD 2014).

L’énergie nucléaire, grâce aux nouvelles générations

de réacteurs, offre des performances opérationnelles

et de sûreté accrues

La gamme de réacteurs d’AREVA offre une combinaison de niveaux de puissance

– de 1 100 à 1 650MWe – et d’approches technologiques. Ces réacteurs répondent

aux dernières exigences en matière de :

p

sûreté : design permettant de réduire drastiquement l’éventualité d’un accident

grave et de s’assurer qu’il n’y aurait aucune conséquence sur l’environnement

extérieur par le maintien de l’intégrité du confinement (récupération du cœur

fondu, prévention d’une explosion hydrogène ou vapeur à l’intérieur, résistance

à la chute d’un avion gros porteur) tel que confirmé par la certification des

autorités de sûreté ainsi que les dispositions nécessaires à la continuité du

refroidissement ;

p

compétitivité : réduction de la consommation de combustible et des coûts

d’exploitation, disponibilité élevée de 92% sur une durée d’exploitation de 60 ans

pour une production maximum d’électricité ;

p

environnement : réduction de la quantité de combustible usé et de déchets

ultimes.

6.1.1.3.

LES ÉNERGIES RENOUVELABLES

Les énergies renouvelables participent elles aussi à l’augmentation de

l’indépendance énergétique vis-à-vis des ressources fossiles tout en limitant les

émissions de gaz à effet de serre.

Elles bénéficient aujourd’hui de dispositifs de soutien dans de nombreux pays : tarifs

d’achat de l’électricité, quotas de production, certificats verts, etc. L’engagement

de nombreux pays à développer la part des énergies renouvelables dans leur

production laisse supposer que de telles politiques seront poursuivies.

La compétitivité de certaines technologies renouvelables est déjà dans certaines

zones en ligne avec celle des sources d’énergies classiques, notamment grâce aux

améliorations technologiques, aux économies d’échelle, aux effets d’apprentissage

et à la taille croissante des installations. Par ailleurs, la consolidation accélérée

observée au sein de nombreuses filières de ce marché devrait contribuer à

l’accroissement à court terme de cette compétitivité.

Les énergies renouvelables présentent donc également de nombreux avantages

sur les plans environnemental, économique, stratégique et opérationnel car elles :

p

favorisent la lutte contre le changement climatique en évitant l’accumulation de

CO

2

dans l’atmosphère, et réduisent la pollution locale liée aux gaz (SOx, NOx)

(1)

et particules émis par les centrales à combustibles fossiles ;

p

peuvent dans certaines conditions devenir compétitives par rapport aux sources

d’électricité fossiles, surtout dans un contexte de prix croissant des combustibles

à long terme et incertain du CO

2

;

p

contribuent à une sécurité d’approvisionnement, tant par leur disponibilité locale

que par leur bonne répartition, contrairement aux réserves d’hydrocarbures qui

sont géographiquement concentrées au Moyen-Orient et en Russie ;

p

permettent de limiter le déficit commercial des pays importateurs d’énergies

fossiles, et de préserver les réserves des pays exportateurs par la limitation de

leur autoconsommation ;

p

offrent des performances opérationnelles accrues, bien que leur intégration

dans les systèmes électriques soulève des défis importants du fait de leur

intermittence.

(1) SOx : Oxydes de soufre, émis à la combustion du charbon et du diesel – NOx : Oxydes d’azote, émis à la combustion de toutes les énergies fossiles.

6.1.2.

MARCHÉS DE L’ÉNERGIE NUCLÉAIRE

Les premiers programmes industriels nucléaires de production d’électricité ont

débuté au milieu des années 1960 aux États-Unis et au début des années 1970 en

Europe. Les craintes d’une raréfaction des énergies fossiles (choc pétrolier) dans les

années 1970 et la volonté d’un certain nombre d’États de réduire leur dépendance

énergétique ont conduit ces derniers à se lancer dans le développement du

nucléaire. Les années 1970 et 1980 ont ainsi connu une fortemontée en puissance

de ces programmes comme l’illustre le schéma ci-dessous. Cette forte croissance

s’est ralentie avec les craintes de l’opinion publique à la suite des accidents de

Three Mile Island en 1979 et de Tchernobyl en 1986. Ainsi, si 399 réacteurs ont été

construits sur la période 1970-1990, la capacité installée n’a crû que de 18,1 % sur

la période 1990-2014. Le développement du parc en Europe de l’Est et en Asie a

pris le relais des vastes programmes initiés à l’origine en Amérique du Nord et en

Europe occidentale. Cette tendance se poursuit malgré les retards introduits par

l’évaluation des conséquences de l’accident de Fukushima en 2011.

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DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

AREVA 2014