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APERÇU DES ACTIVITÉS

06

6.1 Les marchés de l’énergie nucléaire et des énergies renouvelables

Le développement du nucléaire se poursuit au planmondial, tiré principalement par

la Chine, la Russie, la Corée du Sud et l’Inde, ainsi que par de nombreux pays qui

étudient l’option nucléaire comme nouvelle composante de leur mix énergétique.

Selon l’AIEA et le WNA (

World Nuclear Association

), à fin 2014, 70 réacteurs sont

en construction dans le monde (contre 72 à fin 2013), 181 réacteurs sont en

commande ou en projet (contre 170 à fin 2013, 165 à fin 2012 et 152 à fin 2011)

et plus de 300 autres sont envisagés dans les années à venir.

Parmi ces réacteurs, on distingue principalement trois grandes familles :

p

les réacteurs à eau légère, qui représentent environ 82 % en nombre dans le

parc mondial et se subdivisent en deux groupes : les réacteurs à eau sous

pression (REP ou PWR en anglais) majoritaires et représentant la quasi-totalité

des nouvelles constructions, et les réacteurs à eau bouillante (REB ou BWR en

anglais). Ces réacteurs à eau légère représentent 357 unités en service en 2014,

dont 56 réacteurs russes de type VVER (REP) ;

p

les réacteurs à eau lourde de conception canadienne (CANDU) qui représentent

49 réacteurs en service fin 2014 ;

p

les réacteurs refroidis au gaz (Magnox et AGR) qui représentent 15 unités en

service au Royaume-Uni.

Il existe enfin d’autres types de réacteurs en service comme les réacteurs russes

graphite-eau légère (type RBMK) et des réacteurs à neutrons rapides, mais leur

puissance et leur nombre sont marginaux sur le plan mondial.

PRÉVISIONS D’ÉVOLUTION DU PARC INSTALLÉ NUCLÉAIRE

Les avantages reconnus de l’énergie nucléaire reposent entre autres sur la

prédictibilité des coûts et sa compétitivité, sa sécurité d’approvisionnement, et une

limitation des émissions de gaz à effet de serre. Ceux-ci devraient conduire à la

modernisation, et l’optimisation des réacteurs existants pour en accroître la sécurité

voire la puissance disponible. Ils devraient aussi contribuer à soutenir l’activité

de construction de nouveaux réacteurs pour le renouvellement ou l’extension de

la base installée dans le monde, et constituer ainsi une source de croissance

potentielle à long terme pour l’ensemble des activités du cycle du combustible

nucléaire.

Dans la perspective d’un recours croissant à l’énergie nucléaire dans les prochaines

années, notamment dans les pays émergents, l’Agence internationale de l’énergie

atomique (AIEA) cherche à favoriser lamise en place d’un nouveau cadre permettant

de répondre au mieux aux besoins des différents pays tout en limitant les risques

de prolifération. Ainsi, l’AIEA mène le programme Inpro (

International Project on

Innovative Nuclear Reactor & Fuel cycle

), destiné à soutenir le développement

de systèmes innovants de production d’énergie nucléaire, à mieux appréhender

les besoins spécifiques des pays en développement et à soutenir les pays

émergents dans la mise en place de l’infrastructure nécessaire à un programme

électronucléaire. En parallèle, l’AIEA travaille à l’établissement de mécanismes

d’assurance de fourniture de combustible ou de services associés, afin d’éviter

l’existence d’installations nucléaires sensibles du point de vue de la prolifération.

Enfin, à la suite de l’accident de Fukushima, l’AIEA a mis en place le programme

pluridisciplinaire

Nuclear Safety Action Plan

, qui vise à améliorer encore la sûreté

de la production électronucléaire au niveau mondial.

SCÉNARIOS D’ÉVOLUTION DU PARC DE RÉACTEURS NUCLÉAIRES

(EN GWE NET)

2010

2015

2020

2025

2030

700

+87%

- 9%

375

699

628

574

515

471

401

341

200

300

400

500

600

700

800

900

GWe net

Sources : AIEA, WNA, International Energy Agency.

WNA 2013 - Haut

IEA 2014 - Politiques actuelles

WNA 2013 - Référence

IAEA 2014 - Haut

IAEA 2014 - Bas

IEA 2014 - Nouvelles politiques

IEA 2014 - Stabilisation 450 ppm

WNA 2013 - Bas

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DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

AREVA 2014