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INFORMATIONS FINANCIÈRES CONCERNANT LE PATRIMOINE,

LA SITUATION FINANCIÈRE ET LES RÉSULTATS DE L’ÉMETTEUR

20

20.2 Annexe aux comptes consolidés au 31 décembre 2014

d’avril également. Cette approbation est une étape primordiale du processus

global de validation de l’architecture, la prochaine étape correspondant

à l’achèvement des essais du contrôle-commande en plateforme et étant

formalisée par un accord de STUK pour envoi sur le site des armoires automates

de contrôle-commande.

Au second semestre 2014, le Consortium s’est focalisé sur :

p

l’officialisation fin août d’un planning Projet révisé qui prévoit l’achèvement de la

construction du réacteur mi-2016 et la mise en service de la centrale avant fin

2018, à l’issue d’une période d’essais, sous réserve que TVO et STUK respectent

leurs propres obligations et les délais associés à celles-ci ;

p

lamise enœuvre des essais des systèmes du contrôle-commande en plateforme

à Erlangen en Allemagne, essais qui ont débuté le 1

er

avril 2014, précédant leur

envoi en 2015 sur le site d’Olkiluoto pour le lancement des phases d’essais

opérationnelles.

Ces essais constituent le chemin critique du planning Projet et sont, à fin

décembre 2014, en ligne avec les prévisions. Par ailleurs, l’Autorité de Sureté STUK

est satisfaite de l’avancement global du dossier Contrôle-commande et du dossier

de demande d’autorisation de mise en service.

En parallèle, les activités suivantes ont été marquées par des progrès sensibles au

cours du second semestre :

p

activités de gestion de configuration liées au traitement des modifications

permettant de finaliser un état technique de référence des installations pour

mener à bien des essais cohérents ;

p

poursuite de la résolution des points techniques ouverts pendant les phases

précédentes ;

p

activités d’installation électromécaniques en particulier au niveau des bâtiments

diesels et des courants faibles ;

p

activités d’essais (non liées au contrôle-commande) dont le niveau d’avancement

est de 25 %, avec la poursuite d’essais électriques et la préparation des essais

à venir à partir du second semestre 2015.

Depuis fin 2013, le Projet aborde une phase nécessitant une coopération

renforcée et prévue dans le contrat entre l’exploitant TVO et le Consortium pour

préparer et réaliser les activités d’essais et de mise en service de façon concertée.

AREVA continue de déplorer une insuffisante volonté de coopérer et un manque

d’engagement de la part de TVO pour aborder ces phases finales du Projet.

Suite aux efforts déployés par AREVA, des discussions se sont engagées entre les

parties afin de déterminer d’un commun accord les conditions nécessaires pour

permettre l’achèvement du projet suivant le planning fixé en août et confirmé en

décembre avec un niveau de risquemesuré. Ceci fait l’objet d’un plan d’action entre

AREVA et TVO qui place ce dernier devant ses responsabilités opérationnelles et

contractuelles. Il doit durer à minima jusqu’en mai 2015.

Sur le plan comptable, depuis le second semestre 2013, AREVA considère ne plus

avoir la capacité d’évaluer avec une fiabilité suffisante le montant à terminaison de

certaines catégories de coûts jusqu’à l’achèvement du Projet, dont l’évaluation

reste fortement dépendante du degré de coopération et de respect de ses

obligations contractuelles par le Client, ainsi que de la validation par l’autorité de

sûreté finlandaise (STUK) de l’architecture détaillée du contrôle-commande. Ces

catégories de coûts, qualifiés de « non cernables», sont liées aux activités suivantes :

p

phases d’essais et de préparation de la mise en service du réacteur (l’ensemble

des activités de réception du réacteur) dont le préalable est la validation par

STUK de l’architecture détaillée du contrôle-commande ;

p

travaux d’ingénierie nécessaires à cette validation.

Toutefois, AREVA conserve la capacité d’évaluer le montant des coûts restant

à encourir pour achever les travaux de construction du réacteur autres que

ceux mentionnés ci-dessus. Ces natures de dépenses sont qualifiées de coûts

« cernables ».

Dans ce contexte, et conformément aux dispositions du paragraphe 32 de la norme

IAS 11, AREVA a cessé de comptabiliser le chiffre d’affaires et les coûts du contrat

en fonction de son pourcentage d’avancement et applique désormais les modalités

de comptabilisation suivantes :

p

le chiffre d’affaires comptabilisé au titre du contrat est stabilisé au niveau du

montant atteint au 30 juin 2013. Un montant additionnel de chiffre d’affaires ne

sera comptabilisé que lorsqu’un jalon contractuel de facturation sera franchi de

manière incontestable par le Client ;

p

les coûts du contrat sont passés en charges au fur et à mesure qu’ils sont

encourus ; seuls les coûts encourus au titre des catégories de coûts « cernables »

et qui concourent de façon efficace à l’avancement physique de la construction

du réacteur donnent lieu à utilisation de la provision pour perte à terminaison

afférente au contrat. À ce titre, 144 millions d’euros ont été enregistrés

directement en charges en 2014 au titre des coûts n’ayant pas contribué à

l’avancement du projet. Il s’agit principalement d’une partie des coûts associés

au contrôle-commande et aux essais ainsi que les coûts de préservation du site,

de réapprovisionnement de pièces et des heures d’ingénierie pour réviser la

documentation suite aux demandes de modifications de STUK et TVO ;

p

les coûts à terminaison sont revus à chaque clôture annuelle et semestrielle. À ce

titre, une dotation complémentaire à la provision pour perte à terminaison a été

comptabilisée au 31 décembre 2014 pour un montant de 576 millions d’euros,

dont 120 millions d’euros ont été comptabilisés pour renforcer la couverture

des risques liés à l’achèvement de la construction physique du réacteur et des

phases d’essais à venir.

Au total, la marge prévisionnelle sur le contrat se dégrade de 720 millions d’euros

par rapport à l’exercice 2013 ; la perte à terminaison comptabilisée au 31 décembre

2014 s’élève désormais à 4,5 milliards d’euros.

AREVA reprendra la comptabilisation du contrat OL3 conformément à la méthode

de l’avancement (paragraphe 22 de la norme IAS 11) lorsqu’il sera à nouveau en

situation d’évaluer avec une fiabilité suffisante les coûts à terminaison du contrat,

ce qui nécessitera un engagement clair de TVO sur son implication en tant que

futur exploitant du réacteur durant les phases d’essais et de mise en service de

la centrale.

Contrat de modernisation d’une centrale nucléaire

AREVA rencontre des difficultés dans l’exécution d’un contrat d’extension de vie

et d’augmentation de puissance d’une centrale nucléaire.

Ce contrat avait déjà fait l’objet de la comptabilisation d’une provision pour perte

à terminaison à la fin des exercices 2009, 2011 et 2012 pour un montant total de

283 millions d’euros, au vu des contraintes techniques et de calendrier du contrat

et des évolutions du périmètre du contrat à l’initiative du client

Un complément à la provision pour perte à terminaison d’unmontant de 141millions

d’euros a été comptabilisé au 31 décembre 2013 afin de tenir compte de l’évolution

des contraintes techniques et du périmètre du contrat.

La signature d’un avenant au contrat au second semestre 2013 a permis de

clarifier le périmètre technique avec le client et de définir un nouveau calendrier

d’achèvement du projet, avec un objectif d’achèvement des opérations d’extension

de durée de vie au premier semestre 2014.

Au 31 décembre 2014, un complément de 155 millions d’euros à la provision pour

perte à terminaison a été comptabilisé afin de tenir compte du report de la date

d’achèvement du projet en raison de la complexité de l’environnement de travail,

des demandes de modification de la configuration logicielle effectuées par le client

et du report, à l’initiative du client, du planning de formation de ses opérateurs,

aucune réclamation par AREVA auprès du client, au titre de ces éléments, n’étant

prise en compte dans le montant de la provision complémentaire.

DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

AREVA 2014

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