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DANONE

DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2014

Indemnités de départ versées à Monsieur Bernard HOURS

Dans le cadre de la fin du mandat de Directeur Général Délégué de

Monsieur Bernard HOURS, le Conseil amis enœuvre les dispositions

relatives à ses indemnités de départ qui avaient été approuvées par

les actionnaires de la Société dans la quatorzième résolution de

l’Assemblée Générale du 29 avril 2014.

Ainsi, le versement de l’indemnité résulte d’un départ contraint et

s’inscrit dans le cadre de l’évolution des orientations stratégiques

du Groupe. Ce changement de stratégie est lié à la définition de

nouveaux axes stratégiques à horizon moyen terme par le Groupe,

après des réflexions approfondiesmenées depuis le début de l’année

2014. Cela se traduit notamment par la modification du pilotage du

Groupe, la simplification des processus décisionnels, mais aussi

par la mise en place de nouvelles organisations transversales. En

particulier, la création du nouveau Pôle Afrique, dont le responsable

est membre du Comité Exécutif, permettra de gérer les quatre

métiers du Groupe pour une région stratégique (alors qu’aupara-

vant à chaque Pôle correspondait une division métier particulière).

L’indemnité au titre de son mandat de Directeur Général Délégué

et au titre de la rupture de son contrat de travail ont été soumises

à la réalisation d’une condition de performance approuvée par

l’Assemblée Générale du 29 avril 2014. Le Conseil d’Administration

s’est assuré de la réalisation de cette condition de performance.

Pour ce faire, il a mandaté une banque conseil qui a vérifié que la

condition de performance sur la période de référence (à savoir

de 2009 à 2013) était remplie : l’évolution du chiffre d’affaires du

Groupe de 5,6% étant supérieure à celle de la médiane de l’évolution

des chiffres d’affaires du panel de référence (composé de Kellogg

Company, Unilever N.V., PepsiCo Inc., the Coca-Cola Company et

General Mills Inc.) de 4,25% sur la période de référence.

En conséquence, le Conseil, sur recommandation du Comité de

Nomination et de Rémunération, a autorisé le versement de l’inté-

gralité du montant dû au titre de l’indemnité de départ de Monsieur

Bernard HOURS à savoir 2 109 640 euros, dont 1 787 920 euros au

titre de l’indemnité de rupture de son contrat de travail (prévue par

le statut collectif de Danone et applicable à l’ensemble des salariés

de Danone) et 321 720 euros au titre de son mandat de Directeur

Général Délégué, étant précisé que Monsieur Bernard HOURS n’a

perçu aucune indemnité au titre de son mandat néerlandais. Pour

plus de précisions voir paragraphe 6.5

Rapport spécial des Commis-

saires aux comptes sur les Conventions et engagements réglementées

.

Ainsi, conformément aux recommandations du Code AFEP-MEDEF,

le cumul des sommes perçues par Monsieur Bernard HOURS dans

le cadre de la cessation de ses fonctions n’a pas excédé deux fois sa

rémunération brute annuelle (comprenant fixe et variable) perçue

par Monsieur Bernard HOURS au cours des douze derniers mois

précédant la date de cessation de ses fonctions.

En outre, conformément aux recommandations du Code AFEP-

MEDEF, le Conseil d’Administration s’est assuré que les indemnités

de départ de Monsieur Bernard HOURS ne se cumulaient pas à des

droits de retraite disponibles à brève échéance. En effet, Monsieur

Bernard HOURS ne sera éligible au régime de retraite des dirigeants

qu’à partir de 2018, sous réserve de la non reprise d’une activité

salariée. En effet il a été licencié après 55 ans et conformément à

la réglementation française et à la pratique de Danone, les béné-

ficiaires de ce régime de retraite de Danone sont protégés en cas

de licenciement après 55 ans mais pas avant d’avoir atteint l’âge

de la retraite.

Contrat de travail du Président du Conseil

Au 31 décembre 2014, Monsieur Franck RIBOUD était présent au sein

du Groupe depuis 33 ans dont plus de 18 ans en tant que Président

Directeur Général de Danone.

À toutes fins utiles, il est rappelé que lors de sa séance du 21 juillet

2004, le Conseil d’Administration a actualisé les conditions de reprise

du contrat de travail de Monsieur Franck RIBOUD (suspendu en date

du 26 août 1994 à l’occasion de sa nomination en tant quemandataire

social de la Société) dans l’hypothèse de la fin de l’exercice de son

mandat social, pour quelque raison que ce soit, et a prévu que :

î

la durée d’exercice du mandat social qu’il a exercé au profit de

la Société sera intégralement prise en considération au regard

de l’ancienneté et des droits résultant de celle-ci dans le cadre

de son contrat de travail ;

î

la Société s’engage à lui proposer une fonction comparable à

celle actuellement exercée par les membres du Comité Exécutif

de la Société ;

î

la rémunération annuelle qui lui sera versée ne pourra être infé-

rieure à la rémunération moyenne globale annuelle (salaire brut

de base, avantages en nature et bonus de toute nature) allouée

à l’ensemble des membres du Comité Exécutif au cours des

12 derniers mois précédant la reprise de son contrat de travail; et

î

il bénéficiera du régime de retraite supplémentaire des diri-

geants sur la base de l’ancienneté de son mandat social et de

son contrat de travail.

Suspension du contrat de travail des dirigeants

mandataires sociaux

Concernant Monsieur Franck RIBOUD, à l’occasion de la dissociation

desfonctionsdePrésidentetdeDirecteurGénéral,surrecommandation

du Comité de Nomination et de Rémunération, le Conseil d’Adminis-

tration du 2 septembre 2014 a confirmé la position prise par le Conseil

en 2013 et a considéré qu’il convenait de maintenir, tout en continuant

à le suspendre, le contrat de travail de Monsieur Franck RIBOUD et

celui de Monsieur Emmanuel FABER, compte-tenu de leur âge, de

leur situation personnelle et de leur ancienneté en tant que salariés

au sein du Groupe. Le Conseil estime en effet que ce dispositif est

pertinent pour des dirigeants ayant au moins 10 ans d’ancienneté au

sein du Groupe, afin de promouvoir le principe de promotion interne et

de management durable que la Société s’efforce de mettre en œuvre,

la suppression du contrat de travail pouvant au contraire dissuader

les candidats internes d’accepter des postes demandataires sociaux.

Le Conseil a estimé que la mise en œuvre des recommandations

du Code AFEP-MEDEF visant à mettre définitivement fin à ces

contrats de travail aurait pour effet de les priver des droits attachés

à l’exécution du contrat de travail progressivement constitués au

cours de leurs parcours professionnels au sein de l’entreprise, à

savoir depuis 33 ans pour Monsieur Franck RIBOUD, et depuis 17

ans pour Monsieur Emmanuel FABER, en particulier les avantages

acquis progressivement au cours de leur carrière chez Danone sur

la base d’une ancienneté et d’un service effectif à savoir les indem-

nités de départ ou avantages long terme comme la participation

à des régimes collectifs, indemnités qui en tout état de cause ne

sauraient excéder, dans leur globalité, le plafond des deux ans de

rémunération (fixe et variable).

Par ailleurs, l’Autorité des Marchés Financiers considère la justifi-

cation du maintien du contrat de travail d’un dirigeant au regard de

(i) son ancienneté en tant que salarié au sein de la société et de (ii) sa

situation personnelle, comme étant conforme au Code AFEP-MEDEF.

Concernant Monsieur Bernard HOURS, son contrat de travail a été

automatiquement réactivé lorsqu’il a été mis un terme à son mandat

de Directeur Général Délégué. Des échanges sont intervenus entre

la Société et Monsieur Bernard HOURS à la suite desquels une

procédure de licenciement a été mise en œuvre. Cette procédure

a abouti à la cessation du contrat de travail de Monsieur Bernard

HOURS en décembre 2014.

GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE

RÉMUNÉRATIONS ET AVANTAGES DES DIRIGEANTS ET ORGANES DE GOUVERNANCE