APERÇU DES ACTIVITÉS
06
6.4 Les activités
MODÈLE ÉCONOMIQUE D’EXPLORATION D’UN GISEMENT D’URANIUM : DE L’EXPLORATION À LA FAISABILITÉ D’EXPLOITATION*
Coûts
Temps
3
~ 15 ans
~ 50 millions d’euros
Permis de recherche
6
9
12
Concession ou
convention minière
(ressources)
Prospection
large maille
Prospection
large détaillée
Sondages
de
reconnaissance
Sondages
de
développement
Géophysique aérienne
Géochimie et Géologie
Géophysique sol
Géochimie détaillée
Anomalies
Indices
Préfaisabilité
Gisement
(réserves)
Faisabilité
Gisement
*
Durée indicative pouvant varier significativement selon le contexte.
Source :AREVA.
La détection des indices minéralisés de surface ou souterrains, par géophysique au
sol ou aéroportée (gravimétrie, électromagnétisme, radiométrie) et étude géologique
au sol, est la première étape de l’exploration des territoires qu’AREVA choisit pour
leur histoire géologique favorable. Viennent ensuite les travaux de sondage, qui
permettent une première estimation des ressources du gisement.
Après confirmation de l’intérêt des découvertes, la maille de sondage est resserrée
pour affiner l’évaluation des ressources et vérifier leur exploitabilité technique et
économique (passage de ressources en réserves).
Ces travaux se font dans le cadre de permis de recherche donnant accès
ultérieurement à des titres d’exploitation. Ils se déroulent sur 10 à 15 ans en
moyenne.
Les faisabilités technique et économique des projets miniers étant prouvées, des
installationsminières sont construites puis leminerai d’uraniumest exploité selon les
caractéristiques du gisement, enmine souterraine, à ciel ouvert ou par récupération
in situ
(voir le
Lexique
).
p
Pour les mines à ciel ouvert ou souterraines, leminerai extrait est broyé et attaqué
par des solutions généralement acides, soit à travers un traitement statique
(lixiviation en tas) ou un traitement dynamique. Dans l’usine de traitement,
l’uranium est extrait des solutions obtenues par des techniques d’extraction
par solvant ou de fixation sur des résines échangeuses d’ions. L’uranium ainsi
purifié est enfin précipité pour obtenir après séchage un concentré d’uranium
(le
Yellow Cake
), qui est ensuite conditionné pour expédition vers les usines de
conversion choisies par les clients.
p
La technique de récupération
in situ
est utilisée quand les caractéristiques de
perméabilité et de confinement du gisement permettent de mettre l’uranium
en solution directement dans le sol. Dans ce cas, on fait circuler des solutions
oxydantes dans la couche minéralisée entre des puits injecteurs et des puits
producteurs. La solution obtenue est ensuite pompée vers la surface et traitée
de la même façon que pour des mines à ciel ouvert ou souterraines.
Enfin, le réaménagement des sites miniers est une activité importante mettant en
œuvre des techniques de génie civil et minier particulières et faisant appel à de
nombreuses disciplines afin de minimiser l’impact résiduel des sites exploités dans
une perspective de développement durable.
Le contrôle et la limitation de l’impact environnemental de l’activité minière sont un
impératif présent lors de l’ensemble du cycle de développement et de production.
ACTIVITÉ ET FAITS MARQUANTS
Les principaux faits marquants du BG Mines en 2014 sont les suivants :
p
la première production de minerai issue de la mine de Cigar Lake (Canada, mine
exploitée par Cameco) a été livrée à l’usine AREVA de McClean Lake en mars.
Le redémarrage de l’usine a permis d’enfûter le premier uranium en octobre ;
p
AREVA et l’État du Niger ont conclu enmai un accord de partenariat stratégique,
inscrivant notamment le renouvellement des conventions minières de Somaïr
et Cominak dans le cadre de la loi nigérienne de 2006. Cet accord prévoit
également la mise sous cocon du projet Imouraren. Un comité stratégique
paritaire a été mis en place pour décider du meilleur calendrier pour sa mise en
production de la mise en fonction de l’évolution du marché ;
p
le projet d’un Centre d’Innovation Minière sur le site de Bessines (Limousin) a
été lancé en février. Il s’agit d’une infrastructure de recherche et d’expertise sur
le minerai d’uranium ;
54
DOCUMENT DE RÉFÉRENCE
AREVA 2014




