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mai 1994
– J’ai atteint mon “
pic d’Hubert
”. Il
me faut désormais davantage d’énergie pour
tirer quelque chose de mes profondeurs que je
n’en tire de satisfactions – tant l’écoute de mes
sensations fait remonter
d’à quoi bon
?, d’humeurs
noires et visqueuses, de désolation, de rages et de
bouillonnements.
Après la déception de l’exposition “
Les capteurs de
lumière
”, j’ai arrêté plusieurs mois. Vidé, lessivé,
oppressé. Je vis sur ma lancée. Comme le Titanic.
à la question, qui êtes-vous ? Répondre, dans un
grand rire : “je suis une circonstance, une simple
coïncidence. Mon rapport au monde ? un / nu !
juin 1994
– Il y a une semaine quelque chose
m’a repris. Une fulgurance. Une nouvelle fois
changer de point de vue, me désarçonner,
créer de l’intranquillité ! Résultat, ces “pulsions
irrépressibles”. La manière, très différente de mes
saisons passées, me plaît infiniment ! Un gisement,
qui sait ?
Non, je n’y arrive plus. J’arrête. Fatigue. Dégoût.
Je range l’atelier. Méthodiquement. Couleurs,
plaques, raclettes, classeurs…
fougueux baiser (d’après Klimt)
dessin sur calque - 1994
pulsions irrépressibles
H/L : 81/100 - 1994




