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Avril 1985
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“Si le prado brûlait, il faudrait
sauver le feu”
disait Dali. il m’a toujours fasciné,
l’homme autant que le peintre. Je connais ses
toiles par cœur, j’ai lu son “Journal d’un génie”.
Ses 50 secrets magiques m’avaient ébloui… A la
fin des années 1970, je me souviens avoir tiré la
langue pour peindre, à sa façon, une “
Apocalypse
de la crucifixion
”, en lui empruntant çà et là
quelques éléments (un drap, une hirondelle).
Sa rétrospective au centre Pompidou en 1981 est
un des grands moments de ma vie artistique.
La technique de la peinture inversée me permet-
elle de peindre comme Dali ? Par jeu, par défi, j’ai
voulu me lancer dans l’aventure. Ce composite
sera mon hommage au Maître. Je voulais que les
doigts et l’œil gauche coulent franchement, mais
je n’ai pas été assez loin. Pour le reste, ce fut une
prouesse de réduire les pewrsonnages peints par
Salvador ; difficulté d’autant plus grande que j’ai
peint à l’envers, le symétrique, l’image retournée.
“
Les conséquences de l’art moderne contemporain
c’est qu’on est arrivé au maximum de
rationalisation et au maximum de scepticisme.
Aujourd’hui les jeunes peintres modernes ne
croient à rien. Il est tout à fait normal que quand
on ne croit à rien on finisse par ne peindre
à peu près rien, ce qui est le cas de toute la
peinture moderne y compris la peinture abstraite
esthéticienne, académique.
”
La vie secrète de salvador dali – déc. 1955
dali composite
H/L: 116/89 - 1984
apocalypse de la crucifixion
H/L: 116/89 - 1978
huile sur toile, par devant, “à l’ancienne manière”!




