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DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

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L’ORÉAL 2013

COMPTES CONSOLIDÉS 2013

4

NOTES ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS

trimestre.Les éléments défavorables peuvent résulter entre autres

d’une hausse des taux d’intérêt du marché ou d’une baisse du

chiffre d’affaires ou du résultat opérationnel réalisés par rapport

aux prévisions.

Les tests de dépréciation consistent à comparer les actifs nets

comptables y compris les écarts d’acquisition à la valeur

recouvrable de chaque Unité Génératrice de Trésorerie. Une

Unité Génératrice de Trésorerie correspond à une ou plusieurs

signatures mondiales. Une Unité Génératrice de Trésorerie

peut rassembler plusieurs signatures en fonction de critères

organisationnels et en particulier lorsque les circuits de

distribution et les structures de commercialisation et de direction

sont communs. Les valeurs recouvrables sont déterminées à

partir des projections actualisées des flux de trésorerie futurs

d’exploitation sur une durée de 10 ans (période nécessaire au

positionnement stratégique d’une acquisition) et d’une valeur

terminale.Les flux de trésorerie sont établis dans les devises des

pays concernés et convertis ainsi que les actifs nets comptables

auxquels ils sont comparés,aux cours de change estimés pour

l’exercice suivant.Le taux d’actualisation retenu pour ces calculs

est fondé sur le coût moyen pondéré du capital,s’élevant à 7,9 %

en 2013,à 7,9 % en 2012 et à 7,9 % en 2011 pour les flux en euros,

et ajusté d’une prime de risque pays si nécessaire en fonction

des zones géographiques concernées.Ces taux d’actualisation

sont des taux après impôts appliqués à des flux de trésorerie

après impôts. Leur utilisation aboutit à la détermination de

valeurs recouvrables identiques à celles obtenues en utilisant

des taux avant impôts à des flux de trésorerie non fiscalisés. Les

hypothèses retenues en terme de progression de l’activité et

de valeurs terminales sont raisonnables et cohérentes avec les

données de marché disponibles (de l’ordre de 3 % en général

pour les valeurs terminales sauf cas spécifique).

L’utilisationdes projections actualisées des flux de trésorerie futurs

est privilégiée pour déterminer la valeur recouvrable, à défaut

de référence de transactions récentes similaires facilement

disponibles.

Les dépréciations relatives aux écarts d’acquisition ne sont pas

réversibles.

Pour les regroupements d’entreprises postérieurs au 1

er

janvier

2010, les principales modifications par rapport aux principes

énoncés ci-dessus sont les suivantes :

s

lors de chaque acquisition, le Groupe doit choisir entre la

comptabilisation de la totalité de l’écart d’acquisition,

indépendamment du pourcentage d’intérêt acquis, ou

de la quote-part acquise par le Groupe, seule méthode

précédemment admise ;

s

les actifs d’impôt différé reconnus après l’achèvement de la

comptabilisation initiale sont comptabilisés en résultat,sans

réduction, comme précédemment, du montant de l’écart

d’acquisition qui aurait été constaté si l’actif d’impôt différé

avait été comptabilisé en tant qu’actif identifiable à la date

d’acquisition ;

s

les coûts encourus au titre d’un regroupement d’entreprises

sont désormais comptabilisés en charges et non plus inclus

dans le coût d’acquisition ;

s

le prix d’acquisition,lorsqu’il inclut une part conditionnelle,est

évalué et reconnu à sa juste valeur à la date d’acquisition.

Les variations subséquentes de juste valeur notamment sur la

partie conditionnelle présentées en passif sont reconnues en

résultat en

Autres produits et charges

et non plus enregistrées

en ajustement de l’écart d’acquisition ;

s

toute participation antérieure détenue dans l’entreprise

acquise avant une prise de contrôle,est désormais réévaluée

à sa juste valeur à la date d’acquisition et le produit ou la

perte correspondant reconnu dans le compte de résultat ;

s

les engagements de rachats de minoritaires sont évalués à

leur juste valeur à la date d’acquisition et comptabilisés en

dette financière.Les variations subséquentes de juste valeur

de la dette sont comptabilisées en contrepartie des capitaux

propres.

1.15.2.

AUTRES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES

Les immobilisations incorporelles figurent au bilan à leur prix de

revient.Les éléments incorporels identifiés lors d’une acquisition

ainsi que les immobilisations incorporelles générées en interne

sont inclus dans ce poste.

A) IMMOBILISATIONS ACQUISES DANS LE CADRE

D’UN REGROUPEMENT D’ENTREPRISES

Il s’agit principalement de marques, de relations clientèle ainsi

que de formules ou brevets.

En ce qui concerne les marques,l’utilisation de la méthode des

« flux de trésorerie actualisés » est privilégiée afin de faciliter le

suivi de la valeur d’utilité après acquisition.Deux approches ont

été mises en œuvre à ce jour :

s

l’approche par la prime

:cetteméthode consiste à estimer la

part des flux futurs générés par la marque par comparaison

avec les flux futurs que l’activité pourrait générer sans la

marque ;

s

l’approche par les redevances

: elle consiste à estimer

la valeur de la marque par référence à des niveaux de

redevances qui sont exigés pour l’utilisation de marques

comparables. Elle s’appuie sur des projections de chiffres

d’affaires établies par le Groupe.

Ces approches s’appuient sur une analyse qualitative de la

marque qui assure la pertinence des hypothèses retenues. Le

taux d’actualisation retenu se réfère au coût moyen pondéré

du capital (WACC) de la cible acquise. Le taux de croissance

à l’infini est conforme aux données de marché disponibles (de

l’ordre de 3 % en général,sauf cas spécifique).

Une marque peut avoir une durée d’utilité finie ou indéfinie.

Les marques locales destinées à être progressivement

remplacées par unemarque internationale déjà existante dans

le Groupe sont à durée d’utilité finie.

Elles sont amorties sur la durée d’utilité estimée à la date

d’acquisition.

Les marques à vocation internationale ont une durée d’utilité

indéfinie. Elles font l’objet de tests de perte de valeur lorsqu’un

événement défavorable intervient et aumoins une fois par an,au

cours duquatrième trimestre.Les éléments défavorables peuvent

résulter entre autres d’une hausse des taux d’intérêt du marché

ou d’une baisse du chiffre d’affaires ou du résultat opérationnel

réalisés par rapport aux prévisions.

Le test depertede valeur consisteàcalculer la valeur recouvrable

de la marque sur la base du modèle utilisé lors de l’acquisition.