Document de référence 2016
255 GECINA – Responsabilité et performance RSE Document de référence 2016 Gecina déploie par ailleurs un référentiel développé avec la société Interface pour faire reconnaître la qualité de prestations et de services dans les restaurants d’entreprises de son patrimoine. Ainsi, parmi les 22 RIE du patrimoine (dont 14 exploités par des groupements et 8 par les locataires), 14 restaurants sont engagés dans cette démarche en 2016. 7.3.2.4. Baux verts/annexes environnementales Démarche Le « bail vert » (ou annexe environnementale) a été rendu obligatoire pour l’ensemble des baux conclus ou renouvelés pour les locaux à usage de bureaux ou commerce de plus de 2 000 m 2 depuis le 14 juillet 2013. Considérant l’annexe environnementale comme une opportunité de mise en œuvre d’une démarche de progrès aux bénéfices mutuels de sa stratégie et celle de ses clients, Gecina a signé, dès 2010, des baux verts avec ses clients partenaires, sur des immeubles neufs. Gecina a également consacré plusieurs réunions de son club de réflexion, Gecina Lab, sur les thématiques du développement durable pour diffuser les bonnes pratiques et échanger avec ses clients sur cette démarche. Depuis 2011, l’ensemble des nouveaux baux signés par Gecina portant sur des surfaces de plus de 2 000 m 2 comporte une annexe environnementale. Lien entre les acteurs, elle participe à la cohérence des démarches environnementales propres à l’immobilier et s’avère un facteur clé de succès dans les processus de certification HQE™ Exploitation. En 2012, Gecina a souhaité renforcer cette démarche en déployant progressivement la signature d’annexes environnementales avec l’ensemble de ses clients. Ainsi, depuis cette date, les équipes de Gecina ont sollicité les clients à l’occasion de rendez- vous personnalisés, pour expliquer le contenu et les enjeux de l’annexe environnementale. Pour mener à bien cette démarche, une priorité a été donnée, dans un premier temps, aux clients d’immeubles où au moins un bail vert « réglementaire » (pour une surface > 2 000 m 2 ) devait être signé. Au-delà des obligations réglementaires, la structure des contrats proposés par Gecina se détaille comme précisé ci-dessous. 1. Les obligations à la charge de Gecina : - - établir un « audit technique environnemental de l’immeuble » afin de déterminer ses performances, pour fixer les objectifs environnementaux généraux et spécifiques à atteindre ; - - actualiser tous les trois ans l’audit environnemental pour suivre la performance de l’immeuble et dans la mesure du possible, l’améliorer ; - - réaliser les travaux de mise en conformité et d’amélioration de la performance énergétique et environnementale des équipements à sa charge ; - - reprendre ces engagements en matière environnementale avec les acteurs concernés de la gestion de l’immeuble ou de l’occupation des locaux loués et notamment avec le gestionnaire de l’immeuble, les entreprises de maintenance et d’entretien. 2.Les obligations à la charge du client (adoptant un usage éco-responsable des locaux loués) : - - reprendre les engagements environnementaux et sociaux définis dans le bail avec les acteurs avec lesquels il contracte dans le cadre de l’occupation des locaux et notamment avec les entreprises de maintenance et d’entretien ; - - partager avec Gecina les données et informations relatives aux différentes consommations (énergie, eaux, traitement des déchets…) pour suivre la performance ; - - coopérer en vue de la certification ou l’accréditation de l’immeuble ; - - accepter des contraintes exigées pour l’obtention ou le maintien des certifications et/ou accréditations obtenues. La pratique et l’expérience de la mise en œuvre des annexes environnementales ont fait émerger des types de clients différents : ■■ ceux qui accueillent cette démarche de façon positive, comme entrant en résonance avec leurs propres objectifs ou ambitions en matière de RSE ; ■■ ceux qui manifestent spontanément plusieurs formes de réticence : - - réticence à voir inscrire dans le bail des clauses environnementales perçues seulement comme un mode de valorisation du patrimoine immobilier de Gecina ; - - réticence quant à l’échange d’informations qui pourraient avoir un lien avec leur activité ; - - crainte d’avoir à supporter des charges, des contraintes importantes en contrepartie de la prise en compte des performances énergétiques de l’immeuble et d’objectifs environnementaux (notamment par l’exécution de travaux importants à l’initiative du bailleur) ; - - ou crainte d’avoir à justifier de l’atteinte ou non d’objectifs fixés. L’absence de sanctions et le caractère actuellement plutôt offreur du marché incitent les clients réticents à attendre la date de renouvellement de leurs baux pour entrer en discussion sur la signature éventuelle d’une annexe environnementale. En 2016, Gecina a poursuivi ses efforts auprès de ces clients, l’atteinte de ses objectifs, notamment en matière de réduction des consommations énergétiques et d’émissions de gaz à effet de serre, passant inévitablement par une démarche partagée avec les occupants, les consommations énergétiques et les émissions de gaz à effet de serre liées aux usages des locataires représentant entre 30 % et 35 % du total des immeubles de bureaux. Analyse de la performance Ainsi pour l’immeuble Mercy Argenteau, Gecina a conclu une annexe environnementale avec tous ses locataires bureaux et commerce alors même que la surface de chacun est inférieure à 2 000 m 2 .
RkJQdWJsaXNoZXIy MTUxNjI4