Document d'enregistrement universel 2024

04 Rapport de durabilité Ressources hydriques (E3) 4.4 RESSOURCES HYDRIQUES (E3) Trois questions à Guillaume Ayrignac, Directeur de la Performance industrielle « L’usage durable et équitable de l’eau constitue un défi important pour notre Groupe afin de pérenniser nos activités dans des régions confrontées au stress hydrique. » En quoi l’ambition 2050 zéro impact sur la disponibilité en eau pour les collectivités locales est-elle un grand défi ? L’enjeu est important car il s’agit de nous concentrer sur le cycle naturel de l’eau pour minimiser les perturbations liées à nos activités et nous savons que seulement 1 % de toute l’eau douce sur terre nous est réellement accessible. Dans ce contexte, pour assurer la disponibilité en eau, le grand défi est d’arriver à décliner notre ambition en objectifs précis sur les prélèvements et la qualité de l’eau à l’échelle des bassins-versants dans lesquels nous opérons. Une connaissance hydrologique fine de l’état du milieu et de sa capacité en termes de prélèvement, de consommation et de rejets est indispensable. Pour y arriver, il est essentiel : n de renforcer notre expertise et travailler de concert avec toutes les parties prenantes de chaque bassin économique et hydrographique local pour optimiser, recycler et partager équitablement la ressource en eau disponible ; n de développer les solutions basées sur la nature et l’hydrologie régénérative, permettant de devenir neutre en termes d’impact dans les bassins hydrologiques où nos sites sont implantés ; n de mieux saisir les questions de disponibilité de l’eau dans la chaîne de valeur, notamment le risque de stress hydrique chez les fournisseurs, En quoi les risques liés à l’eau peuvent-ils avoir un impact sur les sites industriels de Michelin ? Les perturbations du cycle de l’eau se matérialisent par alternances de risques entre sécheresses, crues et inondations. Et partout dans le monde, l’approvisionnement en eau devient une contrainte très forte pouvant entraîner une limitation voire un arrêt des activités. Au niveau du Groupe, un prix interne de l’eau, majoré par le coefficient de stress hydrique local, constitue un élément clé dans nos décisions d’investissement. Cela permet de favoriser des projets d’économie d’eau, notamment dans les régions les plus à risque. Nous déclinons des objectifs ambitieux de réduction des prélèvements d’eau dans nos différents sites de production et de R&D. Et nous engageons une feuille de route concrète et solide dans chaque site, qui contribue à un usage raisonné de l’eau sur son territoire et qui répond aux besoins formulés par les diverses parties prenantes externes. Où se situe le Groupe par rapport à son engagement 2030 de réduire de 33 % par rapport à 2019 ses prélèvements d’eau pondérés du coefficient de stress hydrique propre à chaque site ? Au niveau du Groupe, nous sommes à plus de 15 % de réduction des prélèvements d’eau pondérés du coefficient de stress hydrique propre à chaque site, par rapport à notre objectif de 33 % (indicateur : Stress × m3 par tonne de produits semi-finis et finis). Nous restons largement confiants sur le progrès à venir et la capacité à atteindre notre cible de réduction. Pour cela, nous nous sommes dotés d’un programme fort qui bénéficie de ressources financières, articulé autour d’une équipe d’experts pour accompagner la mise en place des projets essentiels à l’atteinte de nos objectifs. Nous mettons en place les bonnes pratiques en étroite relation avec des acteurs externes. Nous développons de nouvelles solutions en nous appuyant sur des études académiques et bibliographiques, et nous collaborons également avec des associations et des partenaires locaux pour former et sensibiliser l’ensemble de nos employés (conférences et actions de sensibilisation locales, par exemple). 231 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024_MICHELIN

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