Document de référence 2017
Présentation du Groupe 2 Politique de recherche et développement, d’investissement et de financement ❙ 2.4.3 POLITIQUE DE FINANCEMENT Ubisoft a schématiquement deux types de flux de trésorerie : ♦ les flux liés au financement des coûts de développement qui s’étalent de manière régulière tout au long de l’année ; ♦ les flux liés à la commercialisation des jeux qui se caractérisent par une forte saisonnalité. Ces flux génèrent un écart entre les frais de mise en production et l’encaissement des recettes. En effet, l’entreprise doit tout d’abord financer la mise en fabrication des produits payables à 30 jours en moyenne et financer également les frais de marketing avant d’encaisser les recettes à environ 50 jours après leur sortie. Pour cette raison, le Groupe doit financer des pics de trésorerie importants selon les dates de sorties des jeux. Toutefois, la progression du développement de l’activité digitale atténue les besoins de financement liés à la fabrication physique des produits commercialisés. Financement par fonds propres Le métier des jeux vidéo nécessite des investissements conséquents en développement, portant sur des périodes moyennes de 24 à 36 mois, que les éditeurs doivent pouvoir financer sur leurs fonds propres. Les éditeurs doivent également lancer régulièrement des nouvelles licences dont le succès n’est pas toujours assuré. Pour ces raisons, une capitalisation importante est essentielle pour garantir le financement des investissements réguliers, ainsi que pour faire face aux aléas liés au succès ou à l’échec de la sortie des jeux sans remettre en cause la pérennité du Groupe. Avec 1 134M€ de fonds propres, le groupe Ubisoft finance amplement les investissements liés à la production interne et externe des jeux qui s’établissent à 611 M€ sur l’exercice 2016/2017. Par ailleurs, pour renforcer sa capacité de croissance externe, Ubisoft dispose également d’une « ligne de capital », dispositif de financement par fonds propres à échéance mars 2018. À titre indicatif, le montant d’apport en fonds propres susceptible d’être réalisé au moyen de cette « ligne de capital » pourrait atteindre environ 412 M€ (1) . Autres sources de financement Sur l’exercice 2016/2017, le groupe Ubisoft a disposé des moyens de financement suivants pour répondre à ses besoins de trésorerie d’exploitation : ♦ un crédit syndiqué de 250 M€ signé en juillet 2012 et amendé en juillet 2014 (échéance juillet 2019) ; ♦ un emprunt de type Schuldschein de 200M€ émis enmars 2015 (échéance mars 2020) ; ♦ deux emprunts obligataires de type Euro PP de 20 et 40M€ émis respectivement en décembre 2012 (échéance décembre 2018) et en mai 2013 (échéance mai 2018) ; ♦ un emprunt obligataire de type OCEANE de 400M€ (échéance septembre 2021) ; ♦ 35 M€ de lignes bancaires bilatérales à échéance 2019 ; ♦ 25 M€ de lignes bancaires bilatérales à moins d’un an ; ♦ un emprunt de 5 M€ à échéance septembre 2018 ; ♦ trois emprunts amortissables : • 5 M€ à échéance mars 2021, • 1,5 M€ à échéance septembre 2019, • 2,9 M€ à échéance décembre 2018 ; ♦ un programme de billets de trésorerie avec un plafond de 300M€. Le Groupe a également recours : ♦ à des cessions de créances de droits à crédit de titres multimédia (CTMM) au Canada, lors d’opérations ponctuelles (représentant 20 M€ sur l’exercice) ; ♦ à l’escompte et au factoring de créances clients en Allemagne et au Royaume-Uni. (1) Déterminé sur la base du cours de bourse d’Ubisoft Entertainment SA au 31 mars 2017 ENGAGEMENT ET ESCOMPTE DU FACTOR EN DATE DE CLÔTURE (en millions d’euros) 31/03/17 31/03/16 31/03/15 Royaume-Uni 13,8 25 - Allemagne 31,3 37,5 - ENGAGEMENT DU FACTOR 45,1 62,5 - France - 2,7 - ESCOMPTE - 2,7 - Par contre, Ubisoft n’a pas recours aux contrats de titrisation, cession Dailly et ventes à réméré. - Document de référence 2017 14
RkJQdWJsaXNoZXIy MTUxNjI4