Document de référence 2016

264 – GECINA Responsabilité et performance RSE Document de référence 2016 Plusieurs pistes sont d’ores et déjà mises en œuvre pour adapter ses immeubles en développement (constructions et restructurations) aux effets du réchauffement climatique. L’implantation d’espaces végétalisés en toiture participe, par exemple à la réduction des îlots de chaleur urbains et une attention particulière est portée aux matériaux d’enveloppe des bâtiments. La loi Grenelle 1 imposant que tout nouveau bâtiment construit à partir de 2020 soit à énergie positive, il existe un risque d’augmentation des coûts de construction liés à la complexification des technologies et méthodes utilisées. Pour s’y préparer, Gecina fixe des objectifs de performance énergétique et d’émissions de CO 2 alignés sur les meilleurs standards pour l’ensemble de ses programmes en développement. 7.4. PLANÈTE 7.4.1. CHANGEMENT CLIMATIQUE ET ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE KPI : Moyenne et % de réduction des émissions de gaz à effet de serre à climat constant (bureaux et résidentiel) Objectif 2016 : ■■ Patrimoine bureaux dont Gecina possède le contrôle de l’exploitation, hors usages : 16 kg CO 2 /m 2 /an soit - 40 % par rapport à 2008 ■■ Patrimoine résidentiel hors usages : 35 kg CO 2 /m 2 /an, soit - 20 % par rapport à 2008 Objectif 2020 : ■■ Patrimoine bureaux hors usages : 17 kg CO 2 /m 2 /an, soit - 40 % par rapport à 2008 ■■ Patrimoine bureaux avec usages : 22 kg CO 2 /m 2 /an, soit - 35 % par rapport à 2008 ■■ Patrimoine résidentiel hors usages : 27 kg CO 2 /m 2 /an, soit - 38 % par rapport à 2008 7.4.1.1. Émissions de gaz à effet de serre du patrimoine Démarche Limiter son impact sur le réchauffement climatique implique de conjuguer à la fois l’efficacité énergétique et la décarbonisation du mix de production. C’est cette double démarche qu‘adopte Gecina. Depuis 2008, Gecina a donc engagé une politique de réduction des émissions de GES (gaz à effet de serre), non seulement par la maîtrise et la réduction des consommations d’énergies, mais aussi par l’intégration du critère carbone dans le choix des énergies alimentant les immeubles. Gecina reporte suivant le GHG Protocol qui segmente le périmètre opérationnel des émissions de gaz à effet de serre d’une organisation en trois scopes : ■■ scope 1 : les émissions directes liées à la combustion dans le bâtiment d’énergies fossiles de ressources possédées ou contrôlées par l’entreprise ; ■■ scope 2 : les émissions indirectes liées à l’achat ou à la production d’énergie électrique ou issue des réseaux urbains ; ■■ scope 3 : toutes les autres émissions indirectes, principalement les émissions liées aux énergies consommées mais sans le contrôle de l’entreprise. En 2015, dans le cadre de l’analyse nécessaire à l’établissement de sa feuille de route climat, Gecina a estimé les émissions de CO 2 liées à ses achats de produits et services (méthodologie LOCALFOOTPRINT® du cabinet Utopies – cf. Rapport dédié à la contribution socio-économique : http://www.gecina.fr/fr/rse.html) et aux déplacements des occupants de ses immeubles (par Carbone 4, à partir des emplacements des immeubles et de l’enquête nationale sur les transports et les déplacements publiée par l’INSEE). Afin de réduire l’intensité carbone du parc de Gecina (émissions par unité de surface, en kg de CO 2 /m 2 ), plusieurs leviers sont utilisés : ■■ Piloter finement la performance énergétique du parc en exploitation, en optimisant la conduite des installations pour éviter toute surconsommation. Le niveau de consommation optimal déterminé, est fixé comme objectif dans la relation contractuelle avec le fournisseur et fait l’objet d’un suivi annuel. L’objectif d’émissions de GES est ainsi induit. ■■ Recourir aux modes d’alimentation énergétiques limitant les émissions directes (scope 1) ou indirectes (scope 2), en engageant des travaux d’amélioration des équipements du parc en exploitation. Des budgets dédiés sont alloués pour mettre en œuvre des éco-variantes moins émettrices de GES pour chaque installation technique à remplacer. Les chaudières fioul, par exemple, sont remplacées par d’autres systèmes (réseaux, gaz) pour des raisons de performance énergétique et d’empreinte carbone (ce critère étant prépondérant sur le premier). Ainsi, le raccordement aux réseaux urbains les moins émetteurs de gaz à effet de serre, comme par exemple le réseau parisien CPCU (175 gCO 2 /kWh) ou encore le réseau Idex, à Boulogne-Billancourt (103 gCO 2 /kWh) sont privilégiés par rapport aux solutions gaz (300 gCO 2 /kWh) ou électrique (180 gCO 2 /kWh). De la même façon, le recours aux réseaux urbains de froid, comme le réseau Climespace (40gCO 2 /kWh), améliore notablement le bilan des immeubles par rapport à une solution électrique. ■■ Produire des énergies renouvelables sur les immeubles du patrimoine via le solaire thermique, le photovoltaïque, la géothermie. ■■ Inscrire la performance des actifs dans la durée en engageant des travaux d’entretien et de maintenance sur le bâti.

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