Document de référence 2016
220 – GECINA Responsabilité et performance RSE Document de référence 2016 7.1. UNE POLITIQUE RSE EN RÉPONSE AUX ATTENTES DES PARTIES PRENANTES 7.1.1. TENDANCES MACROÉCONOMIQUES ET PROSPECTIVES DU SECTEUR DE L’IMMOBILIER De façon générale, l’immobilier est un secteur où la réglementation encadre beaucoup les pratiques. Il en va de même pour les thématiques RSE, où la réglementation a défini des seuils plus relevés que dans la majorité des secteurs. En effet, au travers des lois Grenelle dès 2009 et 2010, puis de la Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV) et de la Stratégie Nationale bas Carbone (SNBC) en 2015, la France s’est dotée d’un dispositif réglementaire engageant les acteurs du secteur dans la transition énergétique et environnementale du bâtiment. Aux objectifs de sobriété énergétique fixés pour le parc à 2050 (50 kWhep/m 2 /an) et à la généralisation du Bâtiment à Énergie POSitive (BEPOS) pour les constructions à partir de 2020, se sont ajoutés l’ambition de réduire de 54 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 par rapport à 2013 et de développer les énergies renouvelables sur les bâtiments. Aujourd’hui, le groupe de travail Réflexion Bâtiment Responsable 2020 invite les acteurs et les pouvoirs publics à élargir leurs réflexions et à considérer l’empreinte carbone des projets dans les choix constructifs, leur capacité productive en relation avec leur territoire, leur potentiel de biodiversité et leur impact sur le confort et la santé des occupants. Au-delà de cette donne réglementaire, quatre tendances principales questionnent les pratiques du secteur. La sobriété environnementale des modèles de développement économiques et urbains La COP22 a mis en évidence la nécessité d’accélérer la mise en œuvre opérationnelle des engagements historiques pris par les 115 parties signataires de l’Accord de Paris. Le rôle des entreprises et des territoires est essentiel dans le déploiement de pratiques limitant leur empreinte carbone, leur pression sur les ressources et leur impact sur la biodiversité. Les entreprises immobilières exerçant leur activité dans les centres urbains jouent un rôle primordial dans la construction de ces nouveaux modèles. En optimisant l’utilisation des ressources, en favorisant l’économie de la fonctionnalité qui privilégie l’usage à la propriété, en réduisant la production de déchets et en développant leurs filières de tri, l’économie circulaire constitue une clé de ce changement de paradigme. L’immobilier, et en particulier l’immobilier urbain, est appelé à prendre part à cette dynamique en révisant la conception, la gestion, l’exploitation et le traitement de la fin de vie des immeubles constitutifs du territoire jusqu’à transformer leurs impacts en empreinte positive. Les dynamiques de réseaux et d’interactions territoriales Pour répondre aux enjeux de sobriété environnementale, l’immobilier doit s’inscrire dans une dynamique de réseau favorisée par la puissance des outils digitaux, et renforcer ses interactions avec son territoire. Les immeubles de bureaux, connectés à leur environnement, pourront favoriser la mixité des usages en proposant des services mutualisés à leurs occupants et à l’échelle du quartier (salles de sport ou auditorium de l’immeuble ouverts à des entreprises extérieures à celui-ci, à des associations de quartier et aux habitants). En se faisant le relais des offres locales de services ou en intégrant directement des activités commerciales ou des crèches, les immeubles de bureaux participeront au soutien des dynamiques économiques locales et du fonctionnement des territoires. L’accélération du rythme des évolutions La révolution numérique et digitale a considérablement accéléré le rythme des évolutions. Des nouveaux modes de travail se développent, comme le télétravail et le nomadisme. Le mode projet devient la norme pour des entreprises à la recherche d’agilité dont les évolutions d’organisation s’accélèrent. Ces tendances renforcent les besoins de flexibilité des immeubles de bureaux pour garantir les performances attendues par leurs utilisateurs. Si la flexibilité doit s’attacher à anticiper la réversibilité d’usage des surfaces et garantir la possibilité de donner plusieurs vies aux immeubles, elle doit aussi résider dans les pratiques locatives en proposant des dispositions contractuelles propices à l’ajustement des surfaces. La recherche de bien-être pour favoriser l’efficacité au travail L’immobilier est au cœur de la construction des villes et constitue un élément essentiel de l’organisation des entreprises. Ainsi, en plus de garantir la qualité sanitaire des espaces, les immeubles doivent aussi contribuer au bien-être et à la productivité de leurs occupants. En garantissant les performances acoustiques, la qualité de l’air, l’accès à la lumière, le confort thermique, et en développant les interactions des occupants avec la biodiversité, les immeubles doivent se positionner comme des sources de création de valeur pour les occupants, les entreprises locataires et le territoire dans lequel ils s’inscrivent.
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