Document d'enregistrement universel 2024

04 Rapport de durabilité Changement climatique (E1) Description du périmètre Explications des principales variations 2024 vs 2023 Catégorie 12 La catégorie 12 comprend les émissions dues à la collecte des pneus en fin de vie, avec la méthodologie « cut-off ». En suivant cette méthodologie, le Groupe comptabilise les émissions des quelques pneus mis en décharge sans valorisation ni matière, ni énergie. La variation vient de la baisse des volumes vendus. Catégorie 14 La catégorie 14 comprend les émissions des points de vente (pneus et maintenance véhicule) sous franchise, estimées d’après la mesure sur un échantillon de points de vente Euromaster. La variation vient de la hausse du nombre de points de vente sous franchise. Catégorie 15 La catégorie 15 comprend les émissions des sociétés mises en équivalence. Pour ces sociétés, le Groupe considère les émissions dues à leur consommation d’énergie, ainsi que les émissions dues à la culture d’hévéa pour le caoutchouc naturel (Changement d’usage des sols non comptabilisé, conformément à SBTi). La variation vient principalement d’une baisse du chiffre d’affaires de sociétés de distribution. Les catégories 10 et 13 ne sont pas pertinentes dans le cas de Michelin. Conformément au standard GHG Protocol, qui fait référence pour la comptabilité carbone des entreprises, les émissions de CO2 liées à l’usage des pneus sont optionnelles dans la comptabilité. Cela est dû au fait que l’impact des pneus est indirect dans la consommation de carburant du véhicule. Nous avons donc, d’une part, le scope 3 « essentiel » qui regroupe toutes les catégories du scope 3 à l’exception du scope 3 usage et, d’autre part, le scope 3 usage qui est « optionnel » au sens du GHG Protocol. Focus sur le scope 3 usage La catégorie 11 du scope 3 est particulièrement difficile à estimer, du fait de scénarios d’usage des véhicules (et donc des pneus) extrêmement variés et de données d’usage réel peu disponibles. Néanmoins, Michelin a progressé en 2024, non seulement dans l’estimation des émissions liées à l’usage de chaque type de pneumatiques, mais également en élargissant le périmètre des produits pris en compte. Périmètre Sont comptabilisées les émissions liées à l’usage des pneus Tourisme et Camionnettes et Poids lourds, ainsi que les émissions liées à l’usage des pneus de spécialité (Mining, Avion, Hors la route), et les émissions d’usage des pneus d’autres manufacturiers que le Groupe distribue via Euromaster. Méthodologie de calcul Les émissions d’usage de chaque gamme de pneu sont évaluées en prenant en compte : n les données d’usage des analyses de cycle de vie ; n des hypothèses de kilométrage moyen les plus crédibles d’après les données d’usage (prise en compte des pratiques de rechange prématuré, possibilité de revente des pneumatiques sur le marché de l’occasion) ; n des hypothèses sur la motorisation des véhicules (part du thermique et de l’électrique). Conformément au GHG Protocol, et contrairement aux pratiques d’analyse de cycle de vie, les résultats de cette catégorie « usage » sont présentés en TTW (tank to wheel) et non pas en WTW (well to wheel). Cela signifie que les émissions de CO2 dues aux phases amont de l’énergie des véhicules ne sont pas comptabilisées. Remarque : Concernant la méthodologie de calcul des émissions de CO2 scope 3 usage (catégorie 11), il n’y a pas de standard partagé par l’ensemble des manufacturiers de pneus. Seule la JATMA (Japan Automobile Tyre Manufacturers Association Inc.) publie une méthodologie que peu de manufacturiers utilisent. Si cette méthodologie est intéressante du point de vue de la méthode de calcul, le paramétrage proposé ne semble pas refléter les conditions réelles d’usage (par exemple, le paramétrage de la durée de vie kilométrique est beaucoup plus faible que la durée de vie que Michelin peut constater lors de ses mesures). En conséquence, par souci de vraisemblance, Michelin utilise pour 2024 des paramètres basés sur ses propres statistiques d’usage. Si Michelin utilisait la méthodologie de la JATMA, les émissions de CO2 du scope 3 usage seraient inférieures d’environ 30 % à 40 % à cette présente déclaration. Résultat L’évolution de 130 MtCO2 (1) en 2023 à 115 MtCO2 en 2024 ne vient pas d’un progrès sur les émissions (difficiles à évaluer). Cette évolution s’explique par : n un élargissement du périmètre aux pneus de spécialité ; n un changement de méthodologie de calcul, plus précis. L’application de cette nouvelle méthodologie permettra de suivre les progrès lors des prochaines publications. (1) Valeur indiquée dans le Document d’enregistrement universel 2023. 215 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024_MICHELIN

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