Previous Page  285 / 364 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 285 / 364 Next Page
Page Background

DANONE

DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2015

Gouvernement d'entreprise

6.3 Rémunérations et avantages des dirigeantset organes de gouvernance

285

Indemnités de départ de Monsieur Franck RIBOUD

Depuis le 1

er

octobre 2014, Monsieur Franck RIBOUD, désormais

uniquement Président du Conseil, ne bénéficie plus d'indemnités

de départ au titre de son mandat social.

Suspension du contrat de travail des dirigeants mandataires

sociaux

À l'occasion de l'examen du renouvellement de leur mandat

d'Administrateur, sur recommandation du Comité de Nomination

et de Rémunération, le Conseil d'Administration du 22 février 2016

a confirmé sa position prise en septembre 2014 et a considéré

qu'il convenait de maintenir, tout en continuant à le suspendre, le

contrat de travail de Monsieur Franck RIBOUD et celui de Monsieur

Emmanuel FABER, compte-tenu de leur âge, de leur situation

personnelle et de leur ancienneté en tant que salariés au sein de

Danone. Le Conseil estime en effet que ce dispositif est pertinent

pour des dirigeants ayant au moins dix ans d'ancienneté au sein de

Danone, afin d'encourager le principe de promotion interne et de

management durable que Danone s'efforce de mettre en œuvre, la

suppression du contrat de travail pouvant au contraire dissuader les

candidats internes d'accepter des postes de mandataires sociaux.

Le Conseil a estimé que la mise en œuvre des recommandations du

Code AFEP-MEDEF visant à mettre définitivement fin à ces contrats

de travail aurait pour effet de les priver des droits et avantages

attachés au contrat de travail progressivement acquis au cours de

leurs parcours professionnels au sein de Danone sur la base d'une

ancienneté (à savoir depuis 34 ans pour Monsieur Franck RIBOUD,

et depuis 18 ans pour Monsieur Emmanuel FABER) et d'un service

effectif, en particulier les indemnités de départ ou avantages long

terme tels que la participation à des régimes collectifs, indemnités

qui en tout état de cause ne sauraient excéder, dans leur globalité,

le plafond des deux ans de rémunération (fixe et variable).

Par ailleurs, le Conseil a pris acte du fait que l'Autorité des Marchés

Financiers considère qu'une explication circonstanciée dumaintien du

contrat de travail d'un dirigeant mandataire social permet de justifier

la non-application de la recommandation du Code AFEP-MEDEF.

Contrat de travail du Président du Conseil

Au 31 décembre 2015, Monsieur Franck RIBOUD était présent au sein

de Danone depuis 34 ans, dont plus de 18 ans en tant que Président

Directeur Général de Danone.

À toutes fins utiles, il est rappelé que lors de sa séance du 21 juillet

2004, le Conseil d'Administration avait actualisé les conditions de

reprise du contrat de travail de Monsieur Franck RIBOUD (suspendu

en date du 26 août 1994 à l'occasion de sa nomination en tant que

mandataire social de Danone) dans l'hypothèse de la fin de l'exercice

de sonmandat social, pour quelque raison que ce soit, et a prévu que :

•

la durée d'exercice du mandat social qu'il a exercé au profit de

Danone sera intégralement prise en considération au regard de

l'ancienneté et des droits résultant de celle-ci dans le cadre de

son contrat de travail ;

•

Danone s'engage à lui proposer une fonction comparable à celle

actuellement exercée par les membres du Comité Exécutif de

la Société ;

•

la rémunération annuelle qui lui sera versée ne pourra être infé-

rieure à la rémunération moyenne globale annuelle (salaire brut

de base, avantages en nature et bonus de toute nature) allouée

à l'ensemble des membres du Comité Exécutif au cours des

12 derniersmois précédant la reprise de son contrat de travail ; et

•

il bénéficiera du régime de retraite supplémentaire des dirigeants

sur la base de l'ancienneté cumulée de son mandat social et de

son contrat de travail.

Contrat de travail du Directeur Général

Concernant Monsieur Emmanuel FABER, le Conseil d'Administra-

tion du 13 février 2008 a autorisé la conclusion d'un avenant à son

contrat de travail, visant à déterminer les conditions de reprise de

son contrat de travail (suspendu à l'occasion de sa nomination en

tant que mandataire social de la Société) dans l'hypothèse de la fin

de l'exercice de son mandat social, pour quelque raison que ce soit.

Cet avenant prévoit que :

•

la durée d'exercice du mandat social qu'il aura exercé au profit

de Danone sera intégralement prise en considération au regard

de l'ancienneté et des droits résultant de celle-ci dans le cadre

de son contrat de travail ;

•

Danone s'engage à lui proposer une fonction comparable à celle

actuellement exercée par les membres du Comité Exécutif de

Danone ;

•

la rémunération annuelle qui lui sera versée ne pourra être infé-

rieure à la rémunération moyenne globale annuelle (salaire brut

de base, avantages en nature et bonus de toute nature) allouée

à l'ensemble des membres du Comité Exécutif au cours des

12 derniers mois précédant la reprise de son contrat de travail ;

•

il bénéficiera du régime de retraite supplémentaire des dirigeants

sur la base de l'ancienneté cumulée de son mandat social et de

son contrat de travail ; et

•

l'indemnité contractuelle due en cas de rupture de son contrat

de travail sera supprimée.

Indemnités de non-concurrence

La clause de non-concurrence actuellement applicable à Mon-

sieur Emmanuel FABER, Directeur Général (aucune clause de

non-concurrence n'étant applicable à Monsieur Franck RIBOUD,

Président du Conseil) permet, au choix de Danone, soit d'activer la

clause pour une durée de 18 mois sous réserve de lui verser une

indemnité mensuelle brute d'un montant correspondant à 50 %

de son salaire moyen de base brut et de son bonus cible versé au

cours des 12 derniers mois (la “Contrepartie de la Clause de Non-

Concurrence”), soit de le libérer sans aucune contrepartie financière.

Il est rappelé que l'objectif de cette clause de non-concurrence est

de protéger Danone ; les indemnités éventuelles de non-concurrence

étant la contrepartie financière impérative aux restrictions imposées.

En outre, pour éviter tout cumul entre (i) l'indemnité prévue par le

statut collectif de Danone applicable à l'ensemble des salariés de

Danone (l'“Indemnité de Rupture du Contrat de Travail”), (ii) l'indem-

nité due dans certains cas de cessation de leur mandat, et (iii) la

Contrepartie de la Clause de Non-Concurrence qui excèderait deux

fois la rémunération brute annuelle (comprenant les rémunérations

fixe et variable) et qui ne serait pas conforme aux recommandations

du Code AFEP-MEDEF, le Conseil d'Administration du 10 février 2010,

sur recommandation du Comité de Nomination et de Rémunération, a

modifié le contrat de travail suspendu deMonsieur Emmanuel FABER

de sorte que la clause de non-concurrence ne puisse être mise en

œuvre par Danone qu'en cas de démission, cas dans lequel aucune

Indemnité de Rupture du Contrat de Travail ni aucune indemnité due

dans certains cas de cessation de leur mandat ne serait versée.