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LES MÉCÉNATS D’AVENIR DE BERGERAT MONNOYEUR
Ibrahima LY
Apprenti d’Auteuil
AVANT
J’ai reçu la convocation de l’entreprise, c’est du
sérieux. Quand on a appris qu’il y aurait cette
épreuve, on était tous pour à 100 %. Depuis le
temps qu’on apprend, on aimerait bien savoir
à quel stade on en est? Savoir si on est sur la
bonne voie… Je n’ai pas peur, je me sens prêt,
je suis même pressé de pouvoir me situer,
savoir si j’ai progressé ou s’il y a encore du
travail à faire. Bref, j’ai hâte d’être le 30 pour
cet examen blanc. Ça permettra de se préparer
psychologiquement, de savoir comment ça va
se passer concrètement, c’est comme une
répétition avant le verdict final…
APRÈS
L’organisation était parfaite, tout était bien fait,
avoir une machine chacun, c’est le top pour
travailler, pour voir comment on se débrouille.
J’ai eu des moments de panique, je dois
apprendre à gérer mon stress, mais ça va. Je
viens de discuter avec l’examinateur, c’était bien
de nous parler cash. Avant j’avais des doutes,
maintenant je sais à quoi m’attendre, je suis
conscient de mes points forts et de mes fai-
blesses, ça va me servir pour la suite, pour
améliorer mon niveau. Grâce à cet examen, je
me suis rendu compte que ces petits points à
l’école, ce n’est pas juste un petit truc appris en
vitesse et on passe à autre chose. Non, ce sont
des notions vraiment importantes, une connais-
sance à sauvegarder et qui sera toujours utile au
quotidien ; comme le fonctionnement d’un
relais par exemple! Cette journée m’a indiqué la
voie à suivre. La prochaine fois, avec le schéma
électrique, je vais étonner l’examinateur!
Je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre,
beaucoup à prouver, et d’abord à moi-même,
que je suis capable de faire quelque chose
sans l’aide de personne.
Le but c’est qu’en avril je puisse être auto-
nome et si j’ai mon diplôme pourquoi pas
continuer chez Bergerat ! si je m’accroche,
c’est possible, si je fais mes preuves.
«
On joue
carte sur table,
nous sommes
d’abord là
pour leur ouvrir
les yeux…
»
La partie théorique nous a permis de cerner
les acquis de la personne et on retrouve d’ail-
leurs d’éventuelles lacunes dans leur interven-
tion technique sur le terrain. Nous étions
surtout là pour évaluer leur capacité logique
car c’est exactement ce qu’ils devront mettre
en pratique dans le dépannage: une arithmé-
tique, une lecture de schémas, des repères à
prendre, des mesures à analyser et confirmer.
Le diagnostic, avec la technologie actuelle, ce
n’est pas intuitif, ça ne coule de source, il y a la
rigueur d’une méthode, des étapes à respecter
absolument, si vous sautez 3marches, vous pou-
vez passer complètement à côté de la cause…
Pendant l’entretien oral, on leur demande ce
qu’ils ont pensé de la journée, d’identifier
leurs forces et leurs faiblesses… Dans un
second temps on va leur dire ce que nous
nous pensons de leur prestation. Peut-être ne
seront-ils pas contents d’entendre certaines
choses, mais on joue cartes sur table, nous
sommes là pour leur ouvrir les yeux.
On leur dit: ça, c’est acquis, tu es bon là-des-
sus, ça en revanche il va falloir le travailler.
Dans l’ensemble ils en sont parfaitement
conscients, ils jouent le jeu. Nous sommes des
examinateurs extérieurs, nous ne les connais-
sions pas avant l’épreuve, mais après la nota-
tion écrite et théorique, on peut déceler des
failles dans leurs fondamentaux; ça leur per-
mettra de réviser de façon ciblée, en connais-
sance de cause et être prêts le jour J.
Ma conclusion? Tout le monde a progressé en
sortant de ces épreuves, d’abord sur la
connaissance de soi pendant un examen, sur
son rapport au stress, mais également sur son
niveau objectif: au lycée, ce n’est jamais facile
de savoir si on a bien compris une notion, une
manipulation, un exercice.
Ce test était une répétition générale, une occa-
sion en or de se situer sur l’échelle de la
connaissance. Car en avril, ils n’auront pas
droit à l’erreur. Cette journée est un élément
déclencheur dans leur prise de conscience,
dans leur motivation. S’ils doivent mettre un
petit coup de collier c’est maintenant!
FabienCANDELLE
Examinateur
BergeratMonnoyeurRégion IDF-Nord
J’ai été agréablement surpris par leur profes-
sionnalisme, ils ont eu la bonne démarche, ils
ne sont pas allés directement sur la machine, ils
ont essayé de comprendre, de formuler des
hypothèses de diagnostics qu’ils ont été valider
sur la machine. Ils se sont d’ailleurs aperçus en
faisant ce travail de lecture sur un plan que la
pratique venait en second lieu, comme vérifica-
tion des hypothèses de réflexion en amont.
J’ai essayé de les mettre à l’aise, de leur
décrire le fonctionnement des composants,
d’expliquer certains termes très techniques
avec leurs mots à eux. Au fond nous faisons ça
essentiellement pour eux, pour les aider, les
guider, leur donner de l’assurance pour la
suite.
Stéphane JACQUEMINET
Examinateur,
BergeratMonnoyeurRégionEST
J’ai l’habitude d’aller examiner des élèves deux
fois par an, pour les BTS ou bac Pro en présen-
tation de projet ou dans leur épreuve tech-
nique. C’est quasiment identique à ce qu’on
vient de faire aujourd’hui: le type de panne et
la logique demandée aux Apprentis sont simi-
laires à celles qu’on retrouve dans ces cursus,
ce sont des situations réelles, des pannes qui
sont tout à fait plausibles et que nos techni-
ciens de terrain côtoient tous les jours.




