Document de référence 2016

274 – GECINA Responsabilité et performance RSE Document de référence 2016 En 2016, la part des déchets valorisés représente 74 % du volume de déchets total, proche de l’objectif fixé de 80 %. Les nouveaux contrats de collecte et de recyclage des déchets mis en place fin 2016 prévoyant, pour certains immeubles, un tri in situ, participeront à l’amélioration de la part des déchets valorisés en 2017. Focus sur les déchets de chantier Les déchets produits lors des travaux de l’ensemble des constructions et des rénovations pilotées par Gecina font l’objet d’un suivi spécifique. Par exemple, les déchets amiantés sont systématiquement vitrifiés à haute température. Rendus inertes, ils sont ainsi valorisés comme ballast pour les routes. Sur l’immeuble 55 rue d’Amsterdam, qui sera livré en janvier 2017, 8 434 tonnes de déchets ont été collectés. Le bois, la ferraille, les gravats, le béton et les terres excavées, qui représentent pour ces deux dernières catégories respectivement 80 % et 4 % de la masse totale des déchets, sont valorisés à 98 %. Les travaux de restructuration lourde menés jusqu’en janvier 2016 sur l’immeuble Cristallin, ont généré 4 337 tonnes de déchets dont 97 % ont été valorisés. Valorisation des déchets de chantier par catégorie (en % et en tonnes) Chantier 55 Amsterdam Cristallin Catégorie de déchets Déchets produits (en tonnes) Déchets valorisés (en tonnes) Pourcentage de valorisation Déchets produits (en tonnes) Déchets valorisés (en tonnes) Pourcentage de valorisation Bois 60 48 80 % 63 58 92 % DIB en mélange 1 033 997 97 % 425 309 73 % Déchets inertes 111 91 82 % Ferraille 1 886 1 886 100 % 43 43 100 % Gravats impurs en mélange 2 384 2 314 97 % 3 805 3 805 100 % Terre végétale 789 789 100 % Béton 1 701 1 686 99 % Terres non souillées 225 225 100 % Terres souillées 23 21 91 % TOTAL 8 212 8 057 98 % 4 336 4 215 97 % 7.4.3. BIODIVERSITÉ KPI : coefficient de biotope par surface (CBS) pour le patrimoine Objectif : 0,40 Démarche : la stratégie biodiversité de Gecina Le patrimoine de Gecina est principalement implanté dans des centres-villes urbains peu végétalisés (Paris et proche couronne, Lyon). Aucun site ne représente donc un risque grave ou significatif pour la biodiversité (selon une étude réalisée par Gondwana en 2011). Toutefois, 50 % des actifs de son patrimoine se situent à proximité d’espèces et d’habitats d’intérêt, comme le démontre la cartographie biodiversité du patrimoine réalisée avec l’assistance du cabinet spécialisé Gondwana. Si l’emprise au sol des opérations de Gecina est importante dans la mesure où les droits à construire sont utilisés pour offrir le maximum de surfaces disponibles, les toitures, espaces résiduels au sol, voire les murs sont végétalisés dès que possible. Outre l’impact réduit sur l’artificialisation des sols dû au choix stratégique de Gecina de concentrer ses développements en zone urbaine, l’accroissement des zones de biodiversité dans les immeubles de son patrimoine constitue aussi une réponse à la recherche de bien-être et de productivité des occupants ainsi qu’à l’enjeu du réchauffement climatique. En, effet, si ces surfaces végétalisées ne participent que faiblement à la séquestration de CO 2 , elles contribuent à la réduction des îlots de chaleur urbains. La diminution de l’effet d’îlot de chaleur, la capacité à agir sur la gestion des eaux de pluie, la régulation des polluants atmosphériques ou encore les économies d’énergie voire le gain de productivité pour les occupants de l’immeuble sont parmi les services écosystémiques rendus par la biodiversité et dont il est pertinent d’estimer la valeur. Gecina a réalisé une étude sur le sujet avec des tiers experts, à partir d’études bibliographiques, montrant que l’intégration de la biodiversité dans un bâtiment renforce sa valeur immatérielle. En effet, la présence de biodiversité peut engendrer une réduction de l’absentéisme de 0,7 % et du présentéisme de 0,3 %, un accroissement du bien-être mental (baisse du stress) de 15 % et de la vitesse de production de 10 %. L’augmentation totale de productivité d’un collaborateur dans ce contexte est ainsi évaluée à 2,1 %.

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