Document de référence 2017

BOURBON Document de référence 2017 84 RAPPORT DE GESTION 3 Informations sociales et environnementales Dans les sociétés françaises, le dialogue social a continué à se développer en 2017. La nécessaire adaptation du groupe à un contexte économique difficile a réuni autour de la table des négociations la Direction et les représentants du personnel permettant la signature de plusieurs accords relatifs aux rémunérations et avantages du personnel notamment : 3 un accord-cadre sur les modalités de calcul des primes d’intéressement du personnel des sociétés françaises ; 3 deux accords d’intéressement ; 3 un accord de dénonciation d’un accord d’intéressement ; 3 un accord de NAO ; 3 un accord de prorogation des mandats des représentants du personnel afin d’assurer une continuité du dialogue social ; 3 un accord ayant pour objet le temps de travail. Au niveau de la branche professionnelle, des négociations sont en cours notamment sur un accord cadre relatif au temps de travail. 6.1.2.3.3 Absentéisme et maladies professionnelles En 2017, le taux d’absentéisme a été évalué pour toutes les filiales et consolidé par type de population : 3 personnel navigant et embarqués spéciaux ; 3 personnel à terre. Pour le personnel à terre (1) , les absences pour maladies et accidents du travail ainsi que les absences non justifiées ont été mesurées, les taux constatés sont de 2,26 % pour les absences maladies et accidents, et de 0,16 % pour les absences non justifiées. Afin d’assurer une homogénéité de l’information consolidée, toutes les filiales ont calculé leur taux d’absentéisme selon la même méthode. Au global, le taux d’absentéisme constaté pour la population à terre est de 2,98 %. Pour le personnel offshore, la mesure du taux d’absentéisme a été faite en considérant le périmètre suivant : le personnel contracté directement par des filiales du groupe, avec un contrat à durée indéterminée. Le taux d’absentéisme pour le groupe sur ce périmètre s’établit à 5,91 %, dont 5,40 % pour des absences maladie, et 0,51 % pour des absences accidents. Enmatière de maladies professionnelles, le groupe publie uniquement les données des filiales françaises. En effet, les différences de réglementation des pays d’implantation du groupe ainsi que les spécificités liées à la gestion du personnel navigant ne permettent pas de consolider cet indicateur. Sur ce périmètre, au cours de l’année 2017, quatre cas ont fait l’objet d’une reconnaissance de maladie professionnelle, pour un total de 1 408 jours d’absence ; dont 3 dus à des affections lombaires, articulaires et périarticulaires et 1 à des affections pulmonaires. Parallèlement aux campagnes mises en œuvre au niveau du groupe (par exemple : Safety Takes Me Home, port des équipements de protection personnelle (PPI), les filiales ont élaboré des campagnes de prévention ou de sensibilisation locales, tant auprès du personnel sédentaire que du personnel navigant, pour prévenir les risques liés à l’activité et les problèmes de santé pouvant en résulter (maladies tropicales, gestes et postures, qualité de l’eau, vaccination, etc.). En 2018, le groupe souhaite élargir le périmètre de reporting des maladies professionnelles à l’ensemble de ses filiales. Une enquête devrait permettre de mieux connaître les maladies qui ont une origine professionnelle, pour le personnel embarqué comme pour le personnel sédentaire. 6.1.2.3.4 Respect des conventions fondamentales de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et des droits de l’homme La MLC, Maritime Labour Convention ou Convention du travail maritime, ratifiée au sein de l’OIT en 2006, est entrée en vigueur en août 2013. Cette convention, nouveau pilier des réglementations maritimes internationales après STCW, MARPOL et SOLAS, est apparentée à une charte des Gens de Mer. Elle définit les standards minimaux de travail à bord des navires de plus de 500 UMS. Elle regroupe plus de soixante conventions ou règlements internationaux existants. Tous les navires ont un certificat de travail maritime délivré par les autorités du pavillon, preuve du respect de la convention. Ce certificat a une validité de 5 ans, et un audit intermédiaire est organisé tous les 2 ans et demi. Comme chaque année, une enquête a été déployée fin 2017 afin de continuer à s’assurer que l’ensemble des filiales déclarent respecter les conventions fondamentales de l’OIT portant sur la liberté d’association, l’élimination des discriminations, l’élimination du travail forcé ou obligatoire ou encore l’abolition effective du travail des enfants. 6.1.3 Focus sécurité BOURBON place la sécurité au premier plan de ses opérations. L’objectif du groupe est de garantir des opérations sûres, efficaces et fiables pour les clients, qui ont eux-mêmes des exigences de plus en plus strictes à respecter. La sécurité chez BOURBON comprend la sécurité des collaborateurs, celle des clients et de tous ceux qui travaillent chez et pour le groupe, ainsi que la protection des actifs et de l’environnement. En 2017, plus de 2,7 millions de passagers ont été transportés en toute sécurité vers et depuis des sites offshore. Dans l’optique de mieux répondre aux exigences toujours plus grandes de ses clients, BOURBON poursuit la mise en service au sein de toutes ses filiales de son standard de Management Opérationnel de la Sécurité (OSM) qui s’aligne sur le programme de l’industrie offshore. Ce système moderne intègre la chaîne complète de management des opérations, définissant les responsabilités et les responsabilités individuelles pour fournir des opérations sûres et efficaces. (1) Personnel sédentaire directement contracté par l’une des filiales du groupe (payroll). À noter, l’exclusion de l’entité Sonasurf dont les données n’ont pu être fiabilisées cette année.

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