Document de référence 2017
BOURBON Document de référence 2017 68 RAPPORT DE GESTION 3 Facteurs de risque Depuis le mois de juin 2014 une chute brusque du cours du baril a été constatée. Le prix moyen du baril de Brent est passé de 99 dollars américains sur l’année 2014 à 52 dollars américains sur l’année 2015, atteignant son plus bas niveau des 31 dollars américains en janvier 2016. Cette chute des cours est due à un déséquilibre entre l’offre et la demande, la demande des importateurs n’ayant pas été aussi soutenue que prévue, notamment à cause d’une croissance moins importante de la Chine. L’offre, en revanche, est demeurée stable avec notamment la production d’huile et de gaz de schiste aux États-Unis et le maintien de sa production par l’Arabie Saoudite. Au cours de l’année 2016 le prix du baril a été volatil. Les cours sont repartis à la hausse peu de temps après l’annonce de l’accord entre les membres de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP), puis avec d’autres producteurs majeurs, pour réduire leur production. L’OPEP s’est engagée de baisser sa production de 1,2 million de barils par jour et peu après, les non-OPEP de 558 000 barils atteignant une baisse globale de la production de 1,8 million de barils par jour au cours du premier semestre 2017. En novembre 2017, ils ont décidé de poursuivre cette action jusqu’à la fin de 2018. Cette amputation de la production a entraîné la baisse des stocks mondiaux et a consolidé la remontée des prix du pétrole. Le prix du Brent s’est établi à 54 dollars américains sur l’année 2017 ainsi redonnant des marges de manœuvre aux majeurs pétroliers. Sur l’année 2016, le prix bas du baril a continué fortement à impacter les investissements en exploration et production des compagnies pétrolières pour la deuxième année consécutive (les investissements en E&P ont baissé de 25 % entre 2014 et 2015 puis – 28 % entre 2015 et 2016). Dans un contexte ou le prix du baril s’est établi à 54 dollars américains sur l’année 2017 (le prix moyen sur l’année 2016 était de 44 dollars américains en 2016), le mouvement s’est inversé pour atteindre la progression de 4 %, ce qui représente un volume de 389 milliards de dollars américains sur l’année 2017 (contre 374 milliards de dollars américains l’année précédente) (source : IFPEN). Depuis mi-2014, l’industrie des services maritimes à l’offshore pétrolier a vu son niveau d’activité se contracter. De forts ralentissements des activités de forage en offshore profond et en offshore continental ont été constatés, entraînant une baisse conséquente de la demande de navires supply . Les perspectives s’éclaircissent sur l’année 2017 mais le marché des services à l’offshore ne bénéficie pas encore de cette reprise, ralentie par la surcapacité de navires qui maintient des tarifs bas. L’activité des services à l’offshore se stabilise et devrait progressivement repartir au cours de l’année 2018. Même lente, la reprise devrait se traduire par une augmentation très graduelle des taux d’utilisation freinée par une pression forte sur les tarifs journaliers, conséquence de la surcapacité de navires sur le marché. La vitesse de cette reprise dépendra du nombre de navires désarmés capables de reprendre le service. Concernant l’offre, l’évolution de la flotte de navires de support offshore dépend du rythme d’abandon des navires anciens et des investissements dans de nouveaux navires ; ces deux éléments sont influencés par plusieurs facteurs, entre autres : 3 les prévisions d’évolution de la demande des clients par les prestataires de services maritimes ; 3 l’obsolescence des navires anciens, elle-même fonction de l’évolution des attentes des compagnies pétrolières ; 3 l’accès aux ressources financières permettant aux acteurs d’investir. Des évolutions imprévues du cycle de la demande des opérateurs pétroliers et de l’évolution de l’offre de navires sur le marché, événements par nature extérieurs à BOURBON et affectant un ou plusieurs marchés sur lesquels BOURBON est présent, pourraient avoir un effet défavorable significatif sur l’activité de BOURBON, sa situation financière, ses résultats ou ses perspectives. 5.1.1 Risques liés à l’évolution de la demande Une réduction des investissements dans le secteur pétrolier pourrait entraîner une baisse de la demande de services à l’offshore pétrolier et ainsi avoir une incidence défavorable sur la situation financière et les résultats de BOURBON. La demande de services à l’offshore pétrolier est dépendante de la volonté d’investissement des opérateurs pétroliers. Le prix du pétrole sur les marchés mondiaux a une influence significative sur les décisions de lancement de nouveaux investissements dans ce secteur. En effet, les nouveaux projets d’investissements sont sanctionnés par les projections futures du prix du baril, internes à chaque compagnie, qui doivent couvrir les coûts prévisionnels d’extraction. Les cours du pétrole à court terme ont une influence moindre lorsque les projets pétroliers sont lancés et en phase de production. L’impact potentiel reste limité aux phases d’exploration qui peuvent être décalées ou bien annulées. D’une façon générale, les cycles d’investissement pétroliers sont longs, entre 10 et 20 ans en moyenne entre la phase de construction et la phase d’exploitation/ production. Le prix du baril dépend de la demande liée à la croissance mondiale et des capacités de production des pays producteurs. Face aux prévisions d’augmentation de la demande de pétrole et à l’accélération des baisses de production des champs existants, l’activité des services pétroliers est attendue en croissance à long terme. Néanmoins la chute des cours du baril va influer sur l’activité du secteur à court et moyen termes puisque certains projets en offshore profond sont annulés ou retardés. La stratégie de BOURBON est de privilégier à la fois les grandes compagnies nationales et internationales ayant des plans d’investissement soutenus mais aussi de privilégier une politique de contractualisation long terme des navires. Ainsi, le taux de contractualisation long terme des navires de support offshore est de 36,8 % au 31 décembre 2017. Une veille active du marché, à la fois dans le domaine de la production et dans celui de l’exploration/ développement, est en place de manière à réagir rapidement en fonction des évolutions du marché. La perte d’un ou de plusieurs de ces clients principaux pourrait néanmoins avoir un effet défavorable significatif sur l’activité, la situation financière, les résultats ou les perspectives de BOURBON. Risques liés à l’évolution des besoins techniques de l’exploitation pétrolière en mer et des services associés. L’exigence des compagnies pétrolières en matière de gestion des risques, déjà élevée, s’est encore accrue au vu des incidents survenus sur des plates-formes pétrolières dans le golfe du Mexique ainsi qu’en mer du Nord. De ce fait, les opérateurs pétroliers
RkJQdWJsaXNoZXIy MTUxNjI4