Document de référence 2015

BOURBON Document de référence 2015 47 RAPPORT DE GESTION 3 Facteurs de risque Depuis le mois d’octobre 2014 une chute brusque du cours du baril a été constatée. Le prix moyen du Brent est passé de 99 dollars US sur l’année 2014 à 52 dollars US sur l’année 2015, passant même sous la barre des 40 dollars US en décembre 2015. Cette chute des cours est due à un déséquilibre entre l’offre et la demande, la demande des importateurs n’ayant pas été aussi soutenue que prévue, notamment à cause d’une croissance moins importante de la Chine. L’offre, en revanche, est demeurée stable avec notamment la production d’huile et de gaz de schiste aux États-Unis et le maintien de sa production par l’Arabie Saoudite. Sur l’année 2015, ce phénomène a fortement impacté les compagnies pétrolières qui ont réagi rapidement pour remédier à la perte de revenus en stoppant une partie de leurs investissements. Selon le rapport sur les dépenses en exploration et production publié par IFP, les pétroliers ont réduit leurs dépenses de 21 % à l’échelle mondiale en 2015 et planifient de les réduire encore de 10 % en 2016. Les projets en offshore profond dont les coûts de production sont supérieurs à 60 $/baril sont les plus impactés. Toutefois, la baisse de l’activité devrait être moins importante en offshore continental grâce à des coûts de production moins élevés. Concernant l’offre, l’évolution de la flotte de navires de support offshore dépend du rythme d’abandon des navires anciens et des investissements dans de nouveaux navires ; ces deux éléments sont influencés par plusieurs facteurs, entre autres : 3 les prévisions d’évolution de la demande des clients par les prestataires de services maritimes ; 3 l’obsolescence des navires anciens, elle-même fonction de l’évolution des attentes des compagnies pétrolières ; 3 l’accès aux ressources financières permettant aux acteurs d’investir. Des évolutions imprévues du cycle de la demande des opérateurs pétroliers et de l’évolution de l’offre de navires sur le marché, événements par nature extérieurs à BOURBON et affectant un ou plusieurs marchés sur lesquels BOURBON est présent, pourraient avoir un effet défavorable significatif sur l’activité de BOURBON, sa situation financière, ses résultats ou ses perspectives. 4.1.1 Risques liés à l’évolution de la demande Une réduction des investissements dans le secteur pétrolier pourrait entraîner une baisse de la demande de services à l’ offshore pétrolier et ainsi limiter la capacité de BOURBON à augmenter ou à maintenir ses bénéfices. La demande de services à l’ offshore pétrolier est dépendante de la volonté d’investissement des opérateurs pétroliers. Le prix du pétrole sur les marchés mondiaux a une influence significative sur les décisions de lancement de nouveaux investissements dans ce secteur. En effet, les nouveaux projets d’investissements sont sanctionnés par les projections futures du prix du baril, internes à chaque compagnie, qui doivent couvrir les coûts prévisionnels d’extraction. Les cours du pétrole à court terme ont une influence moindre lorsque les projets pétroliers sont lancés et en phase de production. L’impact potentiel reste limité aux phases d’exploration qui peuvent être décalées ou bien annulées. D’une façon générale, les cycles d’investissement pétroliers sont longs, entre 10 et 20 ans en moyenne entre la phase de construction et la phase d’exploitation/ production. Le prix du baril dépend de la demande liée à la croissance mondiale et des capacités de production des pays producteurs. Face aux prévisions d’augmentation de la demande de pétrole et à l’accélération des baisses de production des champs existants, l’activité des services pétroliers est attendue en croissance à long terme. Néanmoins la chute des cours du baril va influer sur l’activité du secteur à court et moyen terme puisque certains projets en offshore profond sont annulés ou retardés. La stratégie de BOURBON est de privilégier à la fois les grandes compagnies nationales et internationales ayant des plans d’investissement soutenus mais aussi de privilégier une politique de contractualisation long terme des navires. Ainsi, le taux de contractualisation long terme des navires de support offshore est de 50 % au 31 décembre 2015. Une veille active du marché, à la fois dans le domaine de la production et dans celui de l’exploration/ développement, est en place de manière à réagir rapidement en fonction des évolutions du marché. La perte d’un ou de plusieurs de ces clients principaux pourrait néanmoins avoir un effet défavorable significatif sur l’activité, la situation financière, les résultats ou les perspectives de BOURBON. Risques liés à l’évolution des besoins techniques de l’exploitation pétrolière en mer et des services associés. L’exigence des compagnies pétrolières en matière de gestion des risques, déjà élevée, s’est encore accrue au vu des incidents survenus sur des plates-formes pétrolières dans le golfe du Mexique ainsi qu’en mer du Nord. De ce fait, les opérateurs pétroliers privilégient généralement les navires innovants à forte productivité tels que ceux de la flotte BOURBON. Cela a pour conséquence de rendre obsolètes les navires de plus de 25 ans d’âge et donc d’augmenter le besoin de substitution de ces navires anciens. En 2014, le taux d’utilisation de la flotte mondiale pour les navires de plus de 25 ans d’âge est tombé en dessous de 32 % et a continué de diminuer en 2015 pour atteindre 23 % (1) , démontrant la prépondérance de la sécurité dans les opérations en mer. BOURBON a établi une relation durable avec les majors pétrolières qui lui permet de mieux comprendre leurs attentes. Ceci a conduit BOURBON à développer une politique d’efficience opérationnelle reposant sur quatre piliers, à savoir la maîtrise de la sécurité des personnes et des matériels, dans le respect de l’environnement, à terre comme en mer ; le suivi de la compétence pour garantir la qualité du service ; la disponibilité technique des navires pour assurer la continuité de service ; et l’optimisation des coûts et de la consommation de carburant via l’utilisation de navires à propulsion diesel-électrique, permettant de réaliser de nettes économies en gasoil. (1) Source : BOURBON / IHS Petrodata.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTUxNjI4