Les Actes du congrès 2018 FNMF

Les Actes - 42 e Congrès de la Mutualité Française 21 5 PLÉNIÈRE « Le rôle des mutuelles est de permettre à chacun de vivre le plus longtemps possible ses choix. Il faut être agile et imaginer plusieurs solutions en fonction des territoires. » Dominique Joseph, SECRÉTAIRE GÉNÉRALE DE LA MUTUALITÉ FRANÇAISE « C'est un sujet sur lequel, nous sommes très inégaux. Il ne faudrait pas s'enfermer dans une logique d'opposition entre maintien à domicile d'un côté, établissements spécialisés de l'autre. Mais au contraire, travailler au maximum les solutions intermédiaires et mettre fin à l'isolement. » Pierre Mayeur, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ORGANISME COMMUN DES INSTITUTIONS DE RENTE ET DE PRÉVOYANCE (OCIRP) PLUS D’ACCOMPAGNEMENT ÀDOMICILE Le vieillissement de la population et l’émergence de polypathologies mettent à mal la capacité actuelle de notre pays à prendre en charge, avec les infrastructures existantes, cette perte d’autonomie des seniors et les besoins en soins de plus en plus importants. Les hôpitaux et Ehpad devront être renforcés ou optimisés dans leur fonctionnement. Il faudra aussi s’appuyer davantage sur un accompagnement au domicile, en développant l’hospitalisation à domicile et les Ehpad « hors les murs » dont le modèle reste encore à inventer. Cela répond d’ailleurs à une aspiration forte des Français : rester le plus longtemps chez soi. Les mutuelles couvrent déjà en santé 70 % des plus de 65 ans. Elles peuvent donc se saisir de ces questions avec l’ambition de préfigurer des modes d’organisation soutenables financièrement par l’État, les familles et les autres acteurs de la protection sociale. Cela appelle à plus de formation, de prévention et implique une ingénierie de services poussée, visant à mobiliser de façon optimale les aidants, les personnels, les logements, les équipements et les technologies. Le Président de la République a annoncé qu’une loi sur la dépendance sera votée fin 2019. Résultat de l’enquête Harris interactive sur la prise en charge de la perte d’autonomie Micro-trottoir : Perte d’autonomie : les Français attendent des réponses « C’est un sujet politique, un choix de société de la part des citoyens. L’État ne peut rien sans les parties prenantes : la loi annoncée doit être une loi-cadre et non technique. La rencontre entre une orientation nationale et des initiatives locales. » Marie-Anne Montchamp, PRÉSIDENTE DE LA CAISSE NATIONALE DE SOLIDARITÉ POUR L’AUTONOMIE (CNSA) « La première des priorités est le maintien à domicile. Viennent ensuite, l’amélioration des capacités d’accueil des Ehpad et enfin le partage des coûts. » Bertrand Fragonard, VICE-PRÉSIDENT DU HAUT CONSEIL DE LA FAMILLE, DE L’ENFANCE ET DE L’ÂGE (HCFEA)

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