Les Actes du congrès 2018 FNMF
Les Actes - 42 e Congrès de la Mutualité Française 4 SANTÉ, GRAND ÂGE, EXCLUSION : LES DÉFIS DE L’ÉTAT-PROVIDENCE ET DE LA MUTUALITÉ FRANÇAISE C’est au Congrès de la Mutualité Française que le Président de la République a choisi de prononcer son premier discours sur le système de protection sociale depuis son élection. « Justice sociale, solidarité, dignité : ce sont les engagements républicains. Mais tous les jours l’effectivité des droits est remise en cause », souligne d’entrée le Président de la République Emmanuel Macron, faisant ainsi largement échos aux valeurs fondatrices de la Mutualité Française. Il insiste sur « des droits formels qui n’existent que sur le papier ». Il s’agit de réinventer notre État-providence issu du Conseil national de la Résistance : « hérité du XX e siècle, l’État-providence de l’assurance doit être renforcé pour assurer la dignité de chacun, il faut réinventer un système qui rende des droits concrets à nos concitoyens. » Mais la protection sociale ne se cantonne pas aux aides : « il faut sortir de la logique de guichet ». L’analyse du Président de la République s’appuie sur trois principes. La prévention, car il faut « s’attaquer aux inégalités avant qu’il ne soit trop tard » ; l’universalité pour offrir un accès aux soins à tous ; enfin, la dignité dans et par le travail, en prévoyant aide et accompagnement pour celles et ceux qui n’auraient pas d’emploi. « La solution n’est pas de dépenser toujours plus d’argent ». La santé, qui était une promesse de campagne forte, mais également le grand âge et l’exclusion, constituent les trois principaux défis à relever pour Emmanuel Macron, qui appelle « l’ensemble des acteurs de la solidarité nationale à regarder en face la transformation de notre société pour aider à sortir de la maladie et de la pauvreté ». Dans son discours, le Président de la République a annoncé qu’une loi sur la dépendance, « cette nouvelle vulnérabilité sociale », serait votée avant la fin de l’année 2019. Emmanuel Macron a souligné la nécessité de « reconnaître la part de la solidarité familiale et de lui donner un statut et une place ». Au niveau de la solidarité collective, il va s’agir de « construire enfin les mécanismes responsables de financement et d’accepter un vrai débat national qui permettra de répondre à ce nouveau risque ». Le Président a avancé les premières évaluations financières, de 9 à 10milliards d’euros. Pour lui, la réponse se trouve « dans unemobilisation de l’ensemble des acteurs, dans l’innovation, dans la capacité àmieux reconnaître et rémunérer le travail de celles et ceux qui accompagnement les personnes dépendantes, et, enfin, dans la transformation des établissements, en établissements plus médicalisés. » UNE LOI SUR LA DÉPENDANCE EN 2019 - INTERVENTION D’EMMANUEL MACRON - TEMPS FORTS « Nous devons bâtir pour le XXI e siècle un État-providence de la dignité et de l’émancipation. Il nous faut une organisation collective de fraternité, qui assure la dignité de chacun, c’est là mon objectif principal, c’est celui de l’État, mais il ne le peut pas seul. » Discours intégral Émission Public Sénat Article : Emmanuel Macron : Le reste à charge zéro, « une conquête sociale essentielle »
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