Les Actes du congrès 2018 FNMF
Les Actes - 42 e Congrès de la Mutualité Française 31 RESTE À CHARGE ZÉRO : ET APRÈS ? Il est crucial d’envisager la réforme du reste à charge zéro de manière systémique. Elle constitue une avancée, un véritable levier de transformation sociale. Elle vise à renouer avec la promesse mutualiste selon laquelle cotiser à la Sécu et à samutuelle doit garantir partout, pour tous, l’accès aux soins nécessaires et de qualité. Mais la réforme du reste à charge zéro peut également servir de révolution économique : comme la Mutualité Française l’avait proposé dès décembre, elle peut être l’occasion de repenser trois filières industrielles, de la fabrication de la prothèse optique, auditive et dentaire, à sa distribution. Elle constitue ainsi un formidable vecteur d’efficience dans l’utilisation des deniers publics et privés. Cela implique une responsabilité particulière de la part des parties prenantes du système de santé, des pouvoirs publics mais aussi des mutuelles qui seront les principaux financeurs du reste à charge zéro demain. C’était l’objet de la démarche initiée autour de Place de la santé - Le Lab, en partenariat avec trois think tanks : la Fondapol, la Fondation Jean-Jaurès et Terra Nova. La réforme du reste à charge zéro doit être étudiée sur le temps long. L’impact pour les patients, sur les filières industrielles concernées et sur les mutuelles dépendra notamment du taux de recours au panier à reste à charge nul. C’est d’ailleurs pourquoi un comité de suivi de la réforme, demandé par la Mutualité Française, doit être institué avec, à la clé, une possibilité de réorienter les mesures prises jusqu’à l’étendre à de nouveaux secteurs, à de nouvelles prises en charge. Cette réforme constituerait alors un premier pas vers une transformation de plus grande ampleur du système de santé, tant les questions qu’elle pose sont transposables à d’autres domaines (prévention, division médicale du travail, relations patients, etc.). Vidéo conférence inspirante 7 C O N F É R E N C E I N S P I R A N T E Article : Reste à charge zéro : Trouver l’équilibre de la réforme 43 % 2930 € 247 € 22 % 53 % Le reste à charge est aujourd’hui en moyenne de Sur des frais de santé annuels moyens de 1 pour les prothèses dentaires assuré sur 4 renonce à des soins pour des raisons financières sur l’optique sur les audioprothèses le reste à charge actuel est de Chiffresclés ONT PARTICIPÉ Nicolas Revel, Directeur général de la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM) Dominique Reynié, Directeur général de la Fondapol Thierry Pech, Directeur général de Terra Nova Jean-François Furet-Coste, Vice-président de la Mutualité Française Diaporama de photos
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